La Cause était belle

Chaque nouvelle autopsie restait gravée dans ses méninges, tant que le meurtrier n'avait pas été mis hors d'état de nuire. Après toutes ces années de service, son crâne était devenu un effroyable musée, où s'entassaient les pires visions anatomiques des âmes en peine.
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samedi 23 février

Contenu

Roman - Policier

La Cause était belle

Western - Huis-clos - Gang MAJ mardi 20 mai 2014

Note accordée au livre: 2 sur 5

Grand format
Inédit

Tout public

Prix: 21,5 €

Lee Child
Worth Dying For - 2010
Traduit de l'anglais par William-Olivier Desmond
Paris : Calmann-Lévy, avril 2014
396 p. ; 22 x 15 cm
ISBN 978-2-7021-5398-7
Coll. "Robert Pépin présente"

Total western

Toujours en vadrouille en auto-stop en plein Nebraska, Jack Reacher n'aurait pas dû écouter son bon cœur et s'occuper du mari d'une femme battue. Car Seth Duncan est membre du clan Duncan, une fratrie toute puissante qui tient la contrée sous sa coupe. Une fratrie qui va vouloir venger le sien, ignorant qu'il vaut mieux ne pas se frotter à Jack Reacher. Sans cela, il n'aurait pas déterré une ancienne affaire impliquant une fillette disparue. Et ceci alors que les commanditaires de leurs trafics douteux envoient des tueurs s'occuper de l'affaire...
Après le bien mollasson 61 heures, retour de Jack Reacher, le héros itinérant qui, cette fois, se retrouve en plein western : un huis clos, une ville sous la coupe de puissants propriétaires et leurs hommes de main, un étranger de passage, une situation de western quasi archétypale à laquelle se greffe quelques éléments plus modernes comme, évidemment, une affaire de pédophilie (si les pédophiles n'existaient pas, cinquante pour cent des auteurs se retrouveraient au chômage...). Inutile de dire qu'il ne faut pas y chercher un semblant de vraisemblance : Jack Reacher est vraiment l'homme qui tombe à pic originel, puisqu'il tombe toujours à un moment crucial sans rien avoir demandé à personne et qu'on ne s'embarrasse pas de psychologie (Jack Reacher n'a pas vraiment de personnalité et ses motivations restent obscures) à travers une intrigue ponctuée de scènes d'action à intervalle régulier comme dans un testostérone-opéra des années 1980. L'ennui, c'est que Lee Child retombe dans son travers un peu atténué par rapport au controversé (même chez ses fidèles lecteurs) 61 heures d'étirer à l'envi ses scènes, mêlant les longs dialogues des descriptions si interminables qu'on se croirait chez Tom Clancy. Et notre héros repart de cette histoire (en chantant "I'm a poor lonesome cow-boy" ?) avec aussi peu de raisons qu'il y est entré, prêt à débarquer dans la suivante. Le procédé commence à se voir...

Citation

Reacher habitait un monde où on ne déclenche pas les bagarres mais où on les termine à coup sûr.

Rédacteur: Thomas Bauduret mercredi 14 mai 2014
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