Mort sur la route

Pour la justice du roi, l'exécution capitale visait à convaincre la foule de la présence, de la puissance et de la légitimité de son pouvoir. L'exemplarité cherchait bien sûr à prescrire l'obéissance par la peur des supplices, mais la peine capitale devait surtout se motiver elle-même : ce fut là toute l'importance du rituel...
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lundi 10 août

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Roman - Noir

Mort sur la route

Social MAJ mardi 23 juin 2009

Note accordée au livre: 2 sur 5

Grand format
Inédit

Tout public

Prix: 17 €

David Le Breton
Paris : Métailié, novembre 2007
270 p. ; 21.5 x 14 cm
ISBN 978-2-86424-631-2
Coll. "Noir"

Encore un jeune sans permis

Voilà ce qu'il arrive lorsqu'on fait des enfants dans le simple but de les coller sur son C.V. : un jour ou l'autre, c'est la fugue. Et, si la fugue peut parfois être enrichissante, (surtout l'été, les enfants, préférez l'été... c'est peut-être moins dangereux et on peut dormir à la belle étoile), fuguer l'hiver, en Lozère du côté de Saint-Chély en fin d'après-midi, dans l'espoir de rejoindre Marvejol (je connais et ça rigole pas...), est un vrai truc suicidaire... D'ailleurs, Max en meurt. Laure et Olivier, compagnons de galère, le retrouvent trop froid, au petit matin. Et tout à coup Mort sur la route prévient qu'on ne va pas ici entretenir le lecteur des bienfaits de Bison futé… Ça ne sera pas qu'une partie de plaisir. D'autant que les deux survivants arrivent finalement à Strasbourg, où Oszan, un ancien chef de milice serbe, organise un trafic d'êtres humains et se fournit en chair à sexe dans les squats de la capitale alsacienne. Thomas, un prof au département de sociologie de la fac, entre alors en scène. Fraîchement rentré de mission en Bosnie pour le Conseil de l'Europe (il n'y a pas de hasard), et encore tout culpabilisé d'être, là-bas, passé "du côté des bourreaux" (la France a livré des civils bosniaques aux miliciens serbes et ça a mal tourné...), il trouve là un moyen d'alléger sa conscience...
D'un style propre et bien documenté, Mort sur la route accroche le lecteur et remplit son cahier des charges. Reste son côté premier roman bien appliqué, son style justement trop "propre" qui pour décrire le bordel et l'ambiance toute aléatoire des squats (et la perplexité qui peut régner dans certains cerveaux adolescents) sont parfois un peu décalés. David Le Breton devrait enlever plus souvent sa ceinture de sécurité et suivre l'exemple de ses personnages en prenant parfois plus de risques...


On en parle : Au bord du noir n°10 |L'Ours polar n°45-46

Citation

Peut-être acceptait-il ces rencontres furtives à cause de ce dégoût qu'il éprouvait alors.

Rédacteur: Olivier Nouvel lundi 15 juin 2009
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