L'Homme qui n'a pas d'étoile

Vous voyez à ce stade j'avais fait exactement ce que la police s'attendait à ce que je fasse si j'étais coupable – sauf que je ne l'étais pas. Ça paraît dingue, présenté comme ça, mais le seul moyen que j'avais de ne pas être condamné pour des actes que je n'avais pas commis, c'était de les commettre. Je n'avais pas le choix. Enfin, techniquement, si. Je pouvais choisir entre la survie et le suicide.
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DVD - Western

L'Homme qui n'a pas d'étoile

Économique - Ethnologique - Corruption MAJ jeudi 26 juin 2014

Note accordée au livre: 4 sur 5

Grand format
Réédition

Tout public

Prix: 13 €

King Vidor
Man Without A Star - 1955
Bertrand Tavernier (présentation)
Paris : Sidonis, mars 2011
1 DVD VF-VOST Zone 2 ; couleur ; 19 x 14 cm
Coll. "Western de légende"

Actualités

  • 27/06 Cinéma: Western et Kirk Douglas
    Le ciné-club parisien L'Action Christine continue son inlassable exploration des films de (mauvais) genres, que ce soit par un biais thématique, de réalisateurs ou d'acteurs. Cette semaine, il s'arrête à la fois sur le western et sur Kirk Douglas. Commençons par ce dernier. Il fait l'objet d'une rétrospective où le spectre de son talent est mis à bonne épreuve. Si l'on ne peut que regretter l'absence du très bon Out of the Past de Jacques Tourneur (il est vrai qu'il doit se contenter du second rôle, puisque le premier est dévolu à Robert Mitchum), comment ne pas s'enthousiasmer des Sentiers de la gloire ou des Vikings ? Bien sûr, ces deux films ne sont aucunement noirs, mais les sujets et les genres ne sont pas si loin que ça. Le premier est un film de guerre qui dénonce la guerre, le second un film d'aventure (qui ne dénonce pas l'aventure). Sans oublier L'Emprise du crime, qui a lui seul fait que l'on assume d'avoir proposé en cette dépêche toute la programmation d'un acteur fabuleux... La deuxième thématique de la semaine touche un genre connexe au noir. Il s'agit du western. Mais le western avec un grand W, l'un de ceux qui broient du colt et de la winchester. les films pour la plupart sont connus de tous. Grandioses bien évidemment. Malheureusement peut-être les Indiens n'ont qu'à bien se tenir. Il n'empêche qu'il y a là l'occasion de passer quelques heures dans une salle obscure sans s'en rendre compte !

    Festival 1 : Kirk Douglas

    "Kirk Douglas fut une des douze plus grandes stars hollywoodiennes des décennies 1950-1970, mais son professionnalisme exigeant, sa volonté d'indépendance vis-à-vis des grands studios, son caractère intransigeant, le firent considéré comme une 'maverick star'. Très rapidement, il créa sa propre maison de production 'Bryna' afin de pouvoir réaliser des films dans lesquels il pouvait défendre des idées qui lui tenaient à cœur, et qui, bien souvent, était jugées progressistes. Ne cherchant pas, comme la plupart des stars, à ne tenir que des 'beaux rôles', il n'hésitait pas à jouer des personnages négatifs si le scénario, qu'il étudiait soigneusement, traitait un sujet intéressant, et pas simplement susceptible d'être distractif. Ainsi, il travailla avec les plus grands réalisateurs, Aldrich, Fleischer, Hawks, Huston, Kazan, Kubrick, Mankiewicz, Mann, Minnelli, Wilder, Wyler... marquant de sa forte personnalité des œuvres majeures du cinéma.
    Après la réédition de L'Emprise du crime, nous vous proposons de revoir ou de découvrir quelques uns des meilleurs films de sa longue carrière, dans lesquels nous pouvons juger de sa présence indéniable et de la vérité de son interprétation quel que soit le type humain qu'il incarne.
    Le mercredi 27 juin, la séance de 19 heures est présentée par Dennis Broe, écrivain et universitaire américain, spécialiste du film noir.

    Mercredi 27 juin :
    L'Emprise du crime, de Lewis Milestone (The Strange Love of Martha Ivers, 14 heures, 16 h 30, 19 heures & 21 h 30).
    Jeudi 28 juin :
    Les Vikings, de Richard Fleischer (The Vikings, 14 heures, 16 h 30, 19 heures & 21 h 30).
    Vendredi 29 juin :
    L'Homme qui n'a pas d'étoile, de King Vidor (Man Without a Star, 14 heures, 16 heures, 18 heures, 20 heures & 22 heures).
    Samedi 30 juin :
    Les Sentiers de la gloire, de Stanley Kubrick (Paths of Glory, 14 heures, 16 heures, 18 heures, 20 heures & 22 heures).
    Dimanche 1er juillet :
    L'Emprise du crime, de Lewis Milestone (The Strange Love of Martha Ivers, 14 heures, 16 h 30, 19 heures & 21 h 30).
    Lundi 2 juillet :
    Le Reptile, de J. L. Mankiewicz (There Was a Crooked Man, 14 heures, 16 h 30, 19 heures & 21 h 30).
    Mardi 3 juillet :
    L'Arrangement, de Elia Kazan (The Arrangement, 14 heures, 16 h 30, 19 heures & 21 h 30).

    Festival 2 : Western

    "Du 27 juin au 10 juillet, les cinémas Action vous proposent de voir ou revoir des grands classiques du westerns. Cette semaine, de L'Appât à L'Homme des hautes plaines, de Ford, Mann, Ray, Eastwood, etc. Pour tous les goûts, à ne pas manquer ! "

    Mercredi 27 juin :
    L'Homme des hautes plaines, de Clint Eastwood (High Plains Drifter, 14 heures, 16 heures, 18 heures, 20 heures & 22 heures).
    Jeudi 28 juin :
    L'Or du Hollandais, de Delmore Daves (The Badlanders, 14 heures, 16 heures, 18 heures, 20 heures & 22 heures).
    Vendredi 29 juin :
    Rio Bravo, de Howard Hawks (Rio Bravo, 14 heures, 16 h 30, 19 heures & 21 h 30).
    Samedi 30 juin :
    L'Appât, d'Anthony Mann (The Naked Spur, 14 heures, 16 heures, 18 heures, 20 heures & 22 heures).
    Dimanche 1er juillet :
    La Chevauchée fantastique, de John Ford (Stagecoach, 14 heures, 16 heures, 18 heures, 20 heures & 22 heures).
    Lundi 2 juillet :
    Le Brigand bien-aimé, de Nicholas Ray (The True Story of Jesse James, 14 heures, 16 heures, 18 heures, 20 heures & 22 heure).
    Mardi 3 juillet :
    La Charge héroïque, de John Ford (She Wore a Yellow Ribbon, 14 heures, 16 heures, 18 heures, 20 heures & 22 heure).

    * L'Action Christine
    4, rue Christine
    75006 Paris
    Tél; : 01.43.25.85.78
    contact@actioncinemas.com
    Liens : Richard Fleischer |Jacques Tourneur |Nicholas Ray |King Vidor

Facettes multiples

Bertrand Tavernier nous l'explique en bonus : King Vidor considérait L'Homme qui n'a pas d'étoile comme un élément mineur de sa filmographie. Pourtant, à l'instar du réalisateur français, l'on ne peut qu'apprécier la performance d'acteur de Kirk Douglas qui ne fait qu'éclater tout du long de ce western haut en couleur sur fond de bouviers, de mavericks, d'éleveurs et d'ambition. Venu clandestinement du Kansas au Wyoming dans un train de marchandises avec pour seul compagnon sa selle (qui ne se vend pas), Dempsey Rae a croisé la route du jeune et très naïf Jeff Jimson. Entre les deux va naître une complicité basée sur le couple maître-élève. Car le personnage incarné par Kirk Douglas a tout pour (dé)plaire : fort en gueule, athlétique, virtuose de la gâchette, grand buveur de whisky, bagarreur et aimant les femmes faciles et encore plus celles qui se soustraient à ses attentes. Il va être adulé par son protégé, puis haï avant d'être finalement apprécié. Les deux hommes vont chevaucher la prairie une partie du film pour encadrer un bétail riche en têtes, propriété de Reed Bowman, une belle femme ambitieuse venue de l'Est, et vont se confronter à de petits éleveurs qui entendent protéger leurs pâturages et ériger des barbelés. L'arrivée d'un homme incarné par le génial Richard Boone, ennemi mortel de Dempsey Rae (on comprend à demi-mot qu'il a fait tuer son frère, piétiné par un troupeau en furie), va changer la donne et l'innocence affichée de Dempsey. Film mettant à l'honneur le héros solitaire sans le sou mais au grand cœur, L'Homme qui n'a pas d'étoile permet surtout à Kirk Douglas de faire étalage de sa classe et de son talent d'acteur dans de grands espaces. Il faut admirer sa carcasse aux allures simiesques qu'il détend tel un poulpe, apprécier les nombreuses facettes de sa personnalité d'occasion. Il multiplie les effets, son visage reflète des personnalités variées, des expressions théâtrales de première, et passe par tous les états. C'est une pure jouissance pour le spectateur (surtout quand il joue du banjo dans le saloon ou quand il essaie des produits de beauté féminins après s'être extasié sur une baignoire dans une maison). Dans ce scénario, à aucun moment il ne surjoue, il élève à son rang les autres acteurs, Claire Trevor en tête. Son rôle par sa grandeur est à rapprocher de sa prestation dans le magistral Les Vikings, de Richard Fleischer. Mais Kirk Douglas ne porte pas le film sur ses épaules, il accompagne la grande réalisation de King Vidor, il apporte ce souffle léger qui permet d'aborder des sujets clichés du western mais non moins véridiques et dramatiques. Il a beau être un homme sans étoile, il n'en demeure pas moins une star...

L'Homme qui n'a pas d'étoile (89 min.) : réalisé par King Vidor sur un scénario de Borden Chase et D. D. Beauchamp, d'après le roman Man Without a Star de Dee Linford. Avec : Kirk Douglas, Jeanne Crain, Claire Trevor, William Campbell, Jay C. Flippen, Richard Boone, Myrna Hansen...
Bonus. Entretien avec Bertrand Tavernier. Horizons perdus, documentaire réalisé par Yannis Polinacci.

Citation

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Rédacteur: Julien Védrenne samedi 01 mars 2014
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