Cadaver sancti

L'assassin qui emploie le poison ne touche pas. Son acte se passe quasiment sans lui.
Yves Hughes - Fausse note
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mercredi 21 novembre

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Roman - Thriller

Cadaver sancti

Humoristique - Tueur en série MAJ vendredi 28 février 2014

Note accordée au livre: 3 sur 5

Grand format
Inédit

Tout public

Prix: 18,9 €

Jennifer Holparan
Paris : Nouvelles plumes, novembre 2013
400 p. ; 22 x 14 cm
ISBN 979-1024500102

En noir et rose

Dans les années 1960, Charles Exbrayat a fait partie des auteurs qui tentèrent d'insuffler un aspect humoristique dans le roman policier. Il s'appuyait sur la jonction de deux enquêteurs, souvent un institutionnel et un amateur, qui ensemble, malgré des méthodes différentes et des bourdes, cherchaient à arrêter un assassin. Jennifer Holparan a dû réviser ses classiques et retenir la leçon car elle met en scène deux détectives improbables dans le Boston contemporain. D'un côté une policière, punk déjantée, individualiste en diable et de l'autre son ancien amour de jeunesse, devenu prêtre. C'est d'ailleurs à cause de lui que commence l'intrigue. Chargé de se renseigner sur les stigmates et les preuves de miracle qui permettraient de canoniser une Américaine, Tim arrive pour être arrêté car la fille de la future sainte a disparu et sa maison est sens dessus dessous. Très vite, ses connaissances bibliques permettent de mieux comprendre la personnalité tordue du tueur en série, qui essaye de reproduire des martyrs de saintes.
L'intrigue policière avance cahin-caha et l'auteur, par moment, essaie de mieux faire saisir les motivations de l'assassin et de créer quelques frissons en nous glissant dans la tanière d'un excité. Mais elle s'intéresse avant tout aux démêlés de ses deux personnages centraux, pris dans une relation amour/haine qui rappelle celle que vit l'Imogène écossaise et son policeman anglais. Jennifer Holparan n'hésite en rien entre des virées à la morgue qui se terminent par des jets de vomi sur les chaussures et des scènes de disputes "pseudo-conjugales". Premier essai, Cadaver sancti démarre sur les chapeaux de roue et tient la distance dans l'aspect assumé du comique bon enfant. En ce qui concerne le côté policier, c'est plus routinier, comme cela l'était déjà, d'ailleurs, chez Exbrayat ou dans la série de Janet Evanovitch, car le but essentiel est de créer de l'humour avec des situations plus noires, ce qui est le cas ici. Cela laisse envisager, si l'auteur parvient à maintenir le cap, en resserrant un peu plus son intrigue policière, un début de carrière prometteur.

Citation

Tim ressentit une sensation désagréable dans son estomac. Le café qu'il avait ingurgité semblait vouloir regagner sa tasse.

Rédacteur: Laurent Greusard vendredi 28 février 2014
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