Quai des grumes

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Roman - Noir

Quai des grumes

Huis-clos - Immigration clandestine MAJ mercredi 07 août 2013

Note accordée au livre: 3 sur 5

Grand format
Réédition

Tout public

Prix: 14 €

José Varéla
La Rochelle : Tamtam, juin 2012
276 p. ; 19 x 12 cm
ISBN 978-2-919357-01-7
Coll. "Bibliothèque noire"

Les brumes comptent pas pour des prunes

À quoi sert un bateau sinon à voyager ? Qu'est-ce qu'un clandestin sinon quelqu'un qui cherche, malgré tout, à se déplacer ? Le titre même du roman de José Varéla l'indique, tout va se dérouler à quai, c'est-à-dire dans un endroit immobile. Pourtant il y a beaucoup d'actions dans ce texte auto-référencé - le narrateur est à quai pour fignoler la nouvelle parution d'un ouvrage qu'il a écrit il y a quelques années au Fleuve noir. Le quai c'est aussi, comme le dirait les modernes pédants, l'interface entre deux univers : celui de la terre et de la mer. Ici, tout commence avec une course-poursuite sur les quais. Maté Calder, le narrateur par ailleurs journaliste, vient en aide à un Africain en fuite. Est-il vraiment un clandestin qui risque la mort ou un assassin ? Comment le cacher ? Comment échapper à la police ?
En le rendant éminemment vivant, José Varéla présente le problème des clandestins au sein d'une intrigue qui met en scène le journaliste sur son bateau qui veut connaitre la réponse à toutes ces questions d'autant plus que l'équipage d'un autre bateau semble cacher quelque chose. Il ajoute une mère et une fille qui prennent fait et cause pour les sans-papiers au risque de s'entre-déchirer. Avec un univers en huis-clos, José Varéla est quand même en cale sèche et est contraint de faire au fil de son roman de constants allers-retours entre le bateau où il séjourne, celui qu'il veut inspecter et la maison de la "rébellion". c'est l'occasion de dresser des portraits d'humanistes en action, de gens qui ne se posent pas de question mais qui ont décidé d'aider leur prochain, de lutter contre les lois jugées injustes, de ramener sur la terre le droit des marins (même si les lois actuelles font qu'il est préférable si l'on veut garder son travail et son bateau de jeter par dessus bord les clandestins débusqués).
Après tout, les voyages, même immobiles, centrés autour d'un port (avec quelques échappées sur les autoroutes) restent quand même de bonnes occasions de voyager avec des gens intéressants.

Citation

Il serait quand même trop bête d'attendre la mort sans essayer de se défendre.

Rédacteur: Laurent Greusard mercredi 07 août 2013
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