L'Autel des naufragés

Sans même penser à se cacher, il bondit en arrière et s'élança dans le souterrain. Un long cri de colère retentit derrière lui, repris par des dizaines de jappements semblables à autant de rires déments.
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jeudi 20 septembre

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Roman - Thriller

L'Autel des naufragés

Tueur en série - Gang MAJ vendredi 12 juillet 2013

Note accordée au livre: 1 sur 5

Grand format
Inédit

Tout public

Prix: 18,5 €

Olivier Maurel
Paris : Jigal, mai 2013
262 p. ; 21 x 14 cm
ISBN 979-10-92016-01-7
Coll. "Thriller"

Autel une étoile

1963. Un ancien criminel de guerre SS fondateur avec Himmler des "Anenherbe", des centres de recherches sur l'aryanisme, est exécuté à New York. Simon Slick, le bourreau, découvre alors que son fils a le même don que lui : il peut "voir" ceux qui sont voués à une mort prochaine... 2009. Un tueur en série tue des femmes sur lesquelles il tatoue des symboles ésotériques, dont le "soleil noir" des nazis. Le commissaire Paul Slick, petit fils de Simon, mène une enquête qui le mènera à des Hell's néo-nazis, les Negrium Soli, qui avaient pour habitude de se retrouver dans les catacombes — et qui ont tous été assassinés à l'exception de leur chef. Paul devra plonger dans les catacombes pour retrouver un tueur obsédé par Darwin, lié à un autre meurtrier néo-nazi... Un résumé alléchant ? Certes, mais dès le prologue où la scène d'exécution donne lieu à d'interminables parlotes, selon le vieux principe Bondien du méchant bavard (et l'exécuteur prend tout son temps, ce n'est pas comme si quelqu'un pouvait les surprendre !), on sent qu'il y a un os dans ce premier roman d'un auteur de livres-documents. Et la suite le confirme, enfilant des épisodes inutiles sur l'ascendance du personnage principal — et notamment un aspect fantastique qui n'a aucune incidence sur la suite. Faute de véritable sens de la narration, Olivier Maurel nous inflige d'autres développements inutiles comme l'assaut très "Point Break" mené sur un repaire de Hell's (qui ne débouche pas sur grand—chose) ou un voyage à New York pour interroger les parents d'une victime (retenez bien ce détail, car il n'aura lui non plus aucune incidence sur la suite — un coup de fil n'aurait-il pas suffi ?), plus un nombre trop importants de personnages secondaires inutiles. Et on nous inflige des pages indigestes de pavés explicatifs tout en effleurant à peine des points potentiellement importants ! Selon la vogue actuelle, on ne nous épargne pas une seule torture ou détail macabre... Pire encore, la course-poursuite finale qui mange un quart du roman s'avère assez brouillonne. On passera sur le postulat qui veut que, apparemment, le nazisme se transmet de père en fils... Au final de ce manuscrit à peine retravaillé, on a l'impression que l'auteur, fort du succès de ses livres-documents, a pensé (comme bien des débutants) qu'il suffisait de mettre dans un mixeur tous les éléments à la mode et de mélanger le tout n'importe comment pour décrocher un best-seller. Inutile de dire que c'est raté... Quelques fulgurances donnent à penser que Olivier Maurel a du talent, mais plus que tout autre, le genre policier nécessite une rigueur qu'on serait bien en peine de retrouver ici...

Citation

Andréa repensa au tueur qui vouait à Charles Darwin une admiration tellement obsessionnelle qu'il tatouait des passages de son livre sur le cadavre de ses victimes. Il avait un très mauvais pressentiment.

Rédacteur: Thomas Bauduret jeudi 04 juillet 2013
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