Le Dahlia rouge

C'était stupide. On ne soigne pas les pesteux. Ils meurent ou guérissent à la grâce de Dieu. Est-ce que je dois comprendre que vous avez jeté un vernis de connaissances médicales sur un fatras de superstitions ?
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dimanche 22 juillet

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Roman - Thriller

Le Dahlia rouge

Tueur en série - Procédure MAJ mercredi 03 juillet 2013

Note accordée au livre: 3 sur 5

Poche
Réédition

Tout public

Prix: 7,6 €

Lynda La Plante
The Red Dahlia - 2006
Traduit de l'anglais par Nathalie Mège
Paris : LGF, novembre 2010
538 p. ; 18 x 11 cm
ISBN 978-2-253-13402-2
Coll. "Thrillers", 31996

Copie en couleurs

La lecture est parfois mauvaise conseillère. Dans les années 1950, un meurtre atroce aux États-Unis avait donné naissance à Sanglantes confidences (repris en film sous le titre Sanglantes confessions), un bon roman de John Gregory Dunne puis à une version de James Ellroy (adaptée par Brian De Palma) puis à un document de Steve Hodel qui expliquait que son père était l'assassin. Tout le monde connait cette histoire sous le nom du "Dahlia noir". D'autres essais, de moindre qualité, sont aujourd'hui disponibles, et voilà qu'un tueur anglais, un peu sadique sur les bords, décide d'imiter l'affaire en la reproduisant à l'identique, un peu comme Gus Van Sant reproduisait plan après plan Psychose, célèbre film d'Alfred Hitchcock.

Dans le roman de Lynda La Plante, tout commence avec la découverte d'un corps atrocement mutilé. Très vite, Anna Travis, chargée de l'affaire, comprend les rapports de plus en plus troublants avec l'histoire plus ancienne du "Dahlia noir". Le Dahlia rouge s'inscrit alors dans la tradition anglaise du roman de procédure avec une enquête suivie au jour le jour qui inclue la vie quotidienne et les problèmes sentimentaux de l'héroïne de Lynda La Plante et de son équipe chargée d'en savoir plus alors que la pression monte et que le tueur continue son œuvre imitatrice. Grâce à une dénonciation, le coupable est repéré, mais il a bien maquillé son crime, et il a la chance d'être très riche et d'habiter un manoir où il y a plus de chambres secrètes (ce qui permet une disparition en chambre close ou presque, so British) que de pièces à vivre, ce qui permet d'introduire un nouveau schéma typiquement anglais avec un riche propriétaire rural, pourri de vices, dans une campagne rieuse.

L'idée de départ est très intéressante, son traitement reste de facture éminemment classique, sans grandes aspérités stylistiques malgré quelques rebondissements, et annonce déjà presque l'adaptation qui en sera faite. Lynda La Plante, en se concentrant sur ses personnages, en appuyant sur des victimes potentielles, en oublie un peu de faire monter la pression du thriller. Il y a bien un tueur fou en liberté, qui s'échappe des mains de la police, mais son ombre criminelle ne submerge pas l'intrigue comme le faisait l'emprise de Fantômas sur Paris. Tout se passe comme si les vrais dahlias ne pouvaient pousser que dans les terres américaines, gorgées de soleil, plutôt que dans l'atmosphère plus humide de nos amis anglais. Mais après tout imiter c'est comme photocopier : c'est perdre un peu de la saveur de l'original.

Citation

Anna rentra chez elle à huit heures ce soir-là. Toute l'équipe était de repos le lendemain - leur première journée de congé depuis plusieurs semaines, ou presque.

Rédacteur: Laurent Greusard samedi 29 juin 2013
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