Les Diables de Guadalcanal

Elvis était du genre à laisser ses chaussettes au coin du feu, à les remplir de cadeaux la nuit et à se lever le matin en feignant la grosse surprise. Rien ne lui était jamais tombé tout cuit et il avait compris très tôt qu'il faut mettre l'œuf dans le cul de la poule si on veut pouvoir faire des omelettes.
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vendredi 20 juillet

Contenu

DVD - Guerre

Les Diables de Guadalcanal

Psychologique - Géopolitique MAJ lundi 27 mai 2013

Note accordée au livre: 3 sur 5

Grand format
Réédition

Tout public

Prix: 10 €

Nicholas Ray
Flying Leathernecks - 1951
Serge Bromberg (présentation)
Paris : Montparnasse, septembre 2004
1 DVD VOST-VF Zone 2 ; couleur ; 19 x 14 cm
Coll. "RKO", 33

Midway comme exemple

L'escadrille VMF 247, engagée dans la bataille de Guadalcanal, en pleine Seconde Guerre mondiale, au milieu du Pacifique, voit débarquer le commandant Kirby, qui vient prendre ses quartiers, et l'escadrille en mains par la même occasion, à la surprise des aviateurs convaincus qu'ils agiraient dorénavant sous les ordres du capitaine Griffin. Le film de Nicholas Ray, qui débute comme un documentaire avec force détails sur l'escadrille, et qui nomme chacun des aviateurs, est un canon du film de guerre, et offre une rivalité assumée entre deux acteurs de talent : John Wayne et Robert Ryan. John Wayne, c'est le commandant Kirby, l'officier imposé, droit dans ses bottes, et au cœur froid. Robert Ryan, lui, c'est "Griff", à la fois officier empathique et reconnu par ses soldats, celui qui est condamné à rester dans l'ombre puisque trop friable émotionnellement. Et le rôle qui a échu au personnage joué par John Wayne ne supporte pas la mollesse - quelle qu'elle soit. Quatre-vingt-dix minutes où les deux gusses pilotent des avions, font face à des militaires immatures - mais cette guerre n'est-elle pas absurde et folle ? -, qui n'en manquent pas une pour décompresser (sans compter un sergent qui détrousse les unités pour mieux équiper la sienne, élément drolatique du film avec l'aviateur aux jambes arquées, Texan, qui porte d'affreuses mais voyantes bottes de cow boy). Le tout dans le souvenir incessant de Midway, première victoire d'importance des Américains sur les Japonais. Mais, en dehors de la rivalité entre Wayne et Ryan, le film montre une autre rivalité beaucoup plus importante : celle entre les rampants et les volants. Autrement dit entre l'infanterie et l'aviation. La mise au point systématique d'une nouvelle stratégie de combat où l'infanterie s'appuie sur l'aviation qui prépare ainsi le terrain, est annonciatrice de la fin de la rivalité entre Wayne et Ryan. Pour cela, il aura fallu attendre un passage où Wayne revient se cantonner aux États-Unis le temps d'un petit numéro machiste avec sa femme et son gosse, et surtout qu'il soit blessé dans sa chair, et reparte avec un bras dans le plâtre tout en expliquant à Ryan les raisons de son comportement. La fraternité dans la guerre... La réalisation de Nicholas Ray est à la hauteur, le film souffre cependant d'un montage où l'on a intégré des documents d'archives de guerre pour son aspect réaliste.

Les Diables de Guadalcanal (98 min.) : réalisé par Nicholas Ray sur un scénario de James Edward Grant, d'après une histoire de Kenneth Gamet. Avec : Robert Ryan, John Wayne, Don Taylor, Jay C. Flippen, Janis Carter, William Harrigan...
Bonus. Présentation de Serge Bromberg.

Citation

La pitié est un équipement interdit au soldat de métier.

Rédacteur: Julien Védrenne dimanche 26 mai 2013
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