À poil en civil

À la lumière froide d'une longue histoire, la loyauté, quand on s'y asservit bêtement au lieu de l'envisager avec intelligence, apparaît comme une aberration, une forme d'aliénation mentale. Les civilisations s'effondrent par obéissance à la loi, et non l'inverse.
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Roman - Noir

À poil en civil

Tueur en série MAJ mardi 05 mai 2009

Note accordée au livre: 3 sur 5

Poche
Réédition

Tout public

Prix: 10,4 €

Jerry Stahl
Plainclothes Naked - 2002
Traduit de l'anglais (États-Unis) par Thierry Marignac
Paris : Rivages, mai 2007
460 p. ; 17 x 11 cm
ISBN 978-2-7436-1681-6
Coll. "Noir", 647

Manny-X n'est pas sortable

À Nénéville s'engage une étrange course-poursuite pour récupérer une photo de George W. Bush Junior en compagnie de la maire de la ville, torse nu et les testicules à l'air, le tout formant, avec l'aide d'un Magic Marker, une étrange œuvre d'art, Monsieur Biocerveau. Tina vient de tuer son mari en aspergeant ses céréales de débouche-évier. Tony, un malfrat allumé au crack suspend sa mère par les pieds à une fenêtre de la maison de retraite. Carmela a accepté la femme qui était en elle et dispose d'un vibromasseur-appareil photo. Les morts tombent comme à Stalingrad. Manny enquête mais devient raide dingue de Tina. Son chef, Fayton, est un incompétent de première qui aime se faire mousser et est très adroit au lancer de téléphone. La situation échappe à tout le monde sauf à Manny, qui tisse une toile de ripoux pour se faire un maximum de fric et roucouler en paix avec sa dulcinée. Le plus dur étant de canaliser Tony, véritable psychopathe.
À poil en civil est le premier roman de Jerry Stahl. Totalement débridé, il met en scène des situations où la férocité se mêle à l'ubuesque sans aucun temps mort. Tony Zank est un véritable tueur en série qui ne veut pas mourir et qui se désagrège lentement tout au long d'un récit qui, étrangement, propose une fin morale et classique, en totale rupture. Du Président des États-Unis au plus petit collaborateur de l'émission America's Most Wanted, tout le monde en prend pour son grade. Hormis pour Tony Zank et ceux qu'il croise, le ridicule ne tue pas.

Citation

Manny versa deux pilules de codéine Code quatre dans sa paume. Il les contempla, puis les remit dans le flacon, dont il referma le couvercle avant de le rouvrir, en versa cinq dans sa paume et commit l'erreur de croiser son propre regard dans le rétroviseur.

Rédacteur: Julien Védrenne vendredi 01 mai 2009
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