Un témoin qui a du chien

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Roman - Policier

Un témoin qui a du chien

Mafia - Assassinat MAJ mardi 02 avril 2013

Note accordée au livre: 3 sur 5

Poche
Inédit

Tout public

Prix: 6,9 €

Jeffrey Cohen
As Dog Is My Witness - 2005
Traduit de l'anglais (États-Unis) par Claire Breton
Paris : Le Masque, février 2013
404 p. ; 18 x 11 cm
ISBN 978-2-7024-3917-3
Coll. "Masque poche. Jaune", 13

Comme chiens et chats

À chaque période reviennent des incontournables. Le Masque revient donc à une série en poche avec des photos en couverture. La maison en profite pour proposer un mélange entre titres anciens qui ont fait le succès de sa collection "Jaune" et quelques nouveautés. Un témoin qui a du chien, de l'Américain Jeffrey Cohen, fait partie des inédits - et Le Masque le met en avant en le consacrant "Masque de l'année". Toutefois, il s'inscrit bien dans la longue tradition de la vénérable maison avec son intrigue de facture classique, ses descriptions soignées des personnages des classes moyennes ou supérieures, et son goût d'un humour souvent distancié. Le narrateur, Aaron Tucker, est un journaliste freelance qui a un fils atteint d'un syndrome d'Asperger - faut-il rappeler que c'est une forme de difficulté à avoir des liens sociaux ? Aussi, lorsqu'un autre "malade", Justin Fowler, s'accuse du crime de Michael Huston, comptable et riche résident de Midland Heights dans le New Jersey, notre héros se sent pousser des ailes de justicier si tant est que la Justice ait des ailes. Des ailes vite rognées par deux événements ennuyeux : tout d'abord, des menaces de la mafia, et enfin le débarquement de la famille de son épouse - une bande de radins, mesquins et méchants. Pour compliquer encore les choses, le narrateur doit aussi enquêter pour son ami. Ce dernier répare des voitures en dépanneuse, mais quelqu'un derrière lui s'amuse à remettre en panne les voitures. Évidemment, l'enquête de facture classique apparait en filigrane de l'étude de mœurs. Les tensions nées de l'arrivée de la famille sont l'occasion de régler des soucis familiaux parfois anciens. Le gang mafieux n'est pas aussi méchant qu'on le croit - incarné par un parrain qui se morfond auprès de son amour perdu de jeunesse et ses envies de bagel. Surtout, les trois gorilles qui semblent menacer le narrateur sont en fait chargés de le protéger d'un autre gangster qui est à l'origine du meurtre. Au final, grâce aux éclairs de génie du fils malade, à la bonne humeur contagieuse du père, les méchants sont punis, les gentils innocentés et les familles réconciliées. On ne saurait mieux s'évader de la réalité.

Citation

- Je sais qu'on est parti sur de mauvaises bases depuis votre arrivée et j'aimerais recommencer à zéro pour voir si on peut mieux faire. Qu'est-ce que vous en dites ?
- On ne peut pas vraiment appeler ça des excuses, Aaron.

Rédacteur: Laurent Greusard vendredi 29 mars 2013
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