Artemis Fowl. 8, Le Dernier gardien

Ce fut raté. Le sel des années avait blindé la peau du voisin et celui-ci ne sortit jamais du droit chemin. Sa famille fut soulagée lorsque la mère de Concho dut vendre sa maison pour aller vivre avec son fils dans un taudis loué au pied de la colline, imprégné d'une odeur de chèvre et de crotte qui n'était autre que celui de l'échec.
Antonio Ortuño - Méjico
Couverture du livre coup de coeur

Coup de coeur

Lovecraft Country
"Encore un machin lovecraftien", me suis-je dit in petto. Il est vrai que je suis un grand fan du maître ...
... En savoir plus

Identifiez-vous

Inscription
Mot de passe perdu ?

mercredi 15 juillet

Contenu

Roman - Policier

Artemis Fowl. 8, Le Dernier gardien

Psychologique - Complot MAJ mardi 26 mars 2013

Note accordée au livre: 5 sur 5

Grand format
Inédit

À partir de 12 ans

Prix: 18,3 €

Eoin Colfer
Artemis Fowl - The Last Guardien - 2012
Traduit de l'anglais par Jean-François Ménard
Paris : Gallimard jeunesse, janvier 2013
380 p. ; 22 x 15 cm
ISBN 978-2-07-065082-8

Clap de fin !

Artemis Fowl, jeune héros horripilant et à terriblement intelligent d'Eoin Colfer, n'a jamais été aussi malmené que dans sa huitième aventure. La situation, incontestablement maîtrisée par son ennemie mortelle Opale Koboï, lui échappe totalement et, pour la première fois, il semble réellement perdre pied : choisir entre le pire et le moins pire est-il encore choisir ? N'est-ce pas la pire des configurations pour un esprit supérieurement intelligent ?

Car Opale, emprisonnée, est bien décidée non seulement à ne pas rester prisonnière, mais en plus à exercer sur les responsables de ses précédents échecs une vengeance terrible. Le monde entier va s'en trouver définitivement bouleversé, et la famille d'Artemis sera, plus que jamais, mise en péril. Il découvre en effet que l'objectif d'Opale ne se trouve autre part que sur la propriété familiale des Fowl, où séjournent encore ses frères. Cette fois, il arrive trop tard. S'engage alors pour lui non seulement une ultime bataille contre son ennemie mortelle, mais également une remise en question – si si, Artemis Fowl en personne est confronté à l'échec et au doute. Le jeune garçon a donc plus que jamais besoin de ses compères pour parvenir à sauver ce qui peut encore l'être : le capitaine Holly Short, résolue à le seconder, Butler, résolu à le protéger, Foaly résolu plus que jamais à lui faire confiance. Les relations entre Artemis et ses amis sont très développées et occupent une place centrale : confiance, solidarité, admiration, protection, compréhension... Ces sentiments sont plus que jamais mis à l'honneur, permettant d'ailleurs de compenser le peu d'action. Eoin Colfer nous avait en effet habitués à plus de rebondissements, rebondissements assez peu nombreux dans Le Dernier gardien. Cependant, cela ne gâche en rien la qualité de ce texte, mais donne plutôt à la série un nouveau et dernier souffle.

Ce dernier opus des aventures d'Artemis Fowl, apocalyptique s'il en est, est probablement l'un des plus aboutis car l'un des plus riches : riche de ses personnages, riche de l'expérience accumulée par ceux-ci dans leurs précédentes aventures, riche également de l'émotion des lecteurs qui, fidèles depuis des années, voient s'achever la série. La proximité entre lecteurs et personnages n'a jamais été aussi forte, et en refermant ce livre, le désir de relire l'intégralité des aventures d'Artemis Fowl – presque sympathique à présent - se fait jour.
Eoin Colfer clôt donc de façon magistrale le cycle des aventures de son jeune héros, parvenant, dans un dernier sursaut, à renouveler l'intérêt des lecteurs et à faire définitivement d'Artemis Fowl un personnage incontournable de la littérature jeunesse.

Citation

Nous pourrons peut-être gagner, pensa-t-il. Mais il n'y aura pas de fin heureuse

Rédacteur: Catherine Thiéry mercredi 20 mars 2013
partager : Publier dans Facebook ! | Publier dans
MySpace ! |

Pied de page