Homicide 69

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jeudi 19 juillet

Contenu

Roman - Policier

Homicide 69

Social - Procédure MAJ mercredi 13 mars 2013

Note accordée au livre: 4 sur 5

Grand format
Inédit

Tout public

Prix: 22,9 €

Sam Reaves
Homicide 69 - 2007
Traduit de l'anglais (États-Unis) par Marie-France de Paloméra
Paris : Calmann-Lévy, janvier 2013
550 p. ; 23 x 15 cm
ISBN 978-2-7021-4436-7
Coll. "Robert Pépin présente"

Machine temporelle

Sam Reaves avait été découvert en France par Robert Pépin avec Le Taxi mène l'enquête. C'était il y a presque vingt ans. Presque tout natuellement, c'est le même directeur de collection qui nous présente cet deuxième roman. Dire que dans l'intervalle, l'auteur en a écrit sept autres. S'ils sont de la même qualité, alliant intrigue solide, sens du détail et force d'évocation, nous les attendons avec impatience. Les Kennedy ont été assassinés, Sharon Tate aussi. On marche sur la Lune et on s'enlise au Vietnam. Les États-Unis vont mal et ce malaise de civilisation se répercute au niveau des individus.
Mike Dooley est un inspecteur à la criminelle de Chicago, qui approche de la cinquantaine, dont la femme vieillit, qui ne comprend pas ses enfants qui errent sa maison et qui s'inquiète pour l'aîné, marine au Vietnam. Son travail est sa seule certitude dans la vie. Chargé d'enquêter sur le meurtre d'une jeune femme, battue à mort, juste pour l'exemple, Mike Dooley voit son univers s'écrouler car l'amie de la victime est bien jolie, et les coupables sont liés à la mafia et aux instances politiques, capables de cacher des preuves, de les détruire, et de tout corrompre.
Homicide 69 brasse deux univers. Celui d'un individu, décrit avec justesse, dans ses faiblesses, ses doutes et ses forces face au crime. Sam Reaves présente avec un soin du détail prenant le quotidien du policier, les affaires annexes, décrites en quelques pages fines et prenantes, sa quête obsessionnelle de la vérité, les petits arrangements, les planques, sa vie familiale qui se délite. Rien que cette partie-là est palpitante. En parallèle, le récit se présente comme une vie en coupe de l'année 1969. L'auteur s'amuse même à nous faire croire que l'histoire dont il parle a un rapport avec la mort du président Kennedy qui hante encore la période et l'inconscient américain. En fond, l'on assiste aux émeutes contre la guerre, au mouvement hippie, à la gangrène de la société par la violence, au fil de petits événements, que ce soit lorsque Mike Dooley est réveillé pour assister aux premiers pas sur la Lune ou dans ses prévisions sur les matchs de base-ball. Les deux aspects se renvoient l'un l'autre avec justesse et pour notre plus grand plaisir.

Citation

Les yeux étaient clos, gonflés, gros comme des prunes et à peu près de la même couleur, et le nez en bouillie partait en biais.

Rédacteur: Laurent Greusard mardi 12 mars 2013
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