Il pleut sur Nantes

Ainsi était fait le monde : composé de quelques rares individus presque parfaits (nous-mêmes), d'un grand nombre de personnes qui faisaient de leur mieux, mais qui n'étaient pas si parfaites que cela (nos amis et collègues) et de quelques autres qui se montraient franchement désagréables (nos ennemis et adversaires).
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Roman - Policier

Il pleut sur Nantes

Tueur en série MAJ mercredi 06 mars 2013

Note accordée au livre: 3 sur 5

Grand format
Inédit

Tout public

Prix: 25 €

Daniel Braud
Paris : Mon Petit Éditeur, octobre 2011
214 p. ; 21 x 15 cm
ISBN 978-2748369151

Bal(l)ade nantaise

Il pleut sur Nantes. "Oh oh !", me suis-je dit en soupesant le livre avant de me plonger dedans. Espérons que cela n'annonce pas une lecture qui me barbera ! Barbera... Barbara ! Ah ah ! Bon, je vous l'accorde, j'ai fait mieux...
Bref, trêve de plaisanteries, entrons dans le vif du sujet. Nous sommes en 1966 à Nantes. Hélène, trente-huit ans, professeur au lycée Clemenceau n'est pas insensible au charme de Marc, l'un de ses élèves, âgé de seulement dix-sept ans. L'idylle démarre bien ce qui laisse vite imaginer au lecteur qu'elle finira mal (selon la logique du célèbre théorème du "Double Retournement Narratif" qui stipule que "toute histoire qui commence bien finit mal et inversement". Quoi ? Vous ne connaissez pas ce théorème ? Dites que je l'ai inventé, aussi, pendant que vous y êtes !)
Vingt-sept ans plus tard, en 1993, des femmes sont assassinées par un mystérieux tueur qui glisse sur leur cadavre d'énigmatiques messages. L'inspecteur Jacob Delafond (eh oui, ses parents avaient des goûts de chiottes en matière de prénoms...) mène l'enquête, secondé par le charmant docteur Delage, Elisabeth de son prénom.
Daniel Braud nous entraine avec une belle intelligence dans cette valse à deux temps (pas facile à danser !) aux allures de bal(l)ade Nantaise. Son écriture, précise et soignée, va droit au but. La chute, même si elle est un peu prévisible, est amenée avec finesse et vient joliment clore ce volume définitivement sympathique.
J'ai toutefois constaté deux petites "erreurs". Elles sont minimes, voire anecdotiques, car elles n'ont pas d'incidences véritables sur le déroulé de l'histoire, mais mon esprit casse-pieds ne pouvait pas les laisser passer. La première, c'est que les flics, en 1993 roulent encore en... 204 Peugeot ! Whaou... J'imagine les poursuites infernales avec les truands juchés sur leurs solex ! Deuxième boulette : une des victimes, une quadragénaire hémiplégique qui n'y connait rien en informatique, surfe sur le "oueb"... en 1993. À cette date – j'ai vérifié – seule une poignée de mordus d'informatique utilise un premier système de messagerie en réseau qui n'en est qu'à ses balbutiements. La probabilité qu'une petite ménagère nantaise se lance dans un tel projet doit être proche de zéro...
Mais à part ça, tout est bon dans le roman de Daniel Braud qui nous démontre une fois de plus que qualité et édition à compte d'auteur – ou autoédition en l'occurrence, puisque malgré ce qu'annonce Mon petit éditeur il semble plutôt qu'on soit dans ce registre – ne sont pas antinomiques !

Vous pouvez retrouver toutes les chroniques à L'Heure des comptes !

Citation

L'ombre vêtue de noir se déplaçait silencieusement. Une sorte de pardessus à capuche dissimulait son visage, des gants souples recouvraient ses mains et des chaussures de sport amortissaient le bruit de ses pas.

Rédacteur: Stéphane Beau mercredi 06 mars 2013
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