Made in New York

Massimo Capone est un serial killer, pas un criminel mafieux. On ne peut pas mener une vie de serial killer et être affilié à un clan. C'est tout simplement impossible ! Ce sont deux activités qui demandent l'implication de toute l'énergie dont on dispose : on est serial killer à plein temps, même quand on ne tue pas ; et on est aussi camorriste, mafieux, associé de la 'ndrangheta ou de toute autre organisation criminelle... à plein temps ! C'est une manière de vivre, pour certains une mission, en aucun cas un métier.
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lundi 23 juillet

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Nouvelle - Noir

Made in New York

Social MAJ vendredi 17 avril 2009

Note accordée au livre: 4 sur 5

Grand format
Inédit

Tout public

Prix: 12 €

D. James Eldon
New York, New York - 2009
Traduit de l'anglais (États-Unis) par Sébastien Doubinsky
Muret : Zanzibar, avril 2009
96 p. ; 18 x 13 cm
ISBN 978-2-35931-000-9
Coll. "Histoires courtes"

Alcohol & Cigarettes - Part I

À travers dix courtes nouvelles dont six sont inédites et en français et en américain, D. James Eldon dépeint la société new-yorkaise des solitaires en tous genres. De ceux qui ne voient nulle autre échappatoire que le suicide (Ce n'est pas suffisant), traité de manière totalement désabusée. Enfin, désabusé, c'est surtout le père quand il est confronté à la décision irrévocable de son fils. De ceux qui se perdent dans une relation d'un soir sans même y croire pendant la fornication (Éclats de verre). De ceux qui roulent sans autre but précis entre la 16e et la 17e sortie de l'autoroute que de retrouver un sexe vite arraché et vite jeté. De ceux qui, au chômage, lisent sans fin Dostoïevski avant de s'attaquer à Kafka (Une vie littéraire). Enfin, de ceux qui veulent sortir de cette solitude, de ce carcan, et révéler leur vraie nature, mais en vain (New York New York).
Autant de tranches de vie, d'ébauches d'épaves, à la limite de la dépravation avec un style incisif, une provocation lancinante, des fois volontairement caustique. D. James Eldon tranche dans le corps, dans l'âme instille et transforme des poncifs et s'accapare des vérités pour mieux les révéler. Avec lui, aimer la littérature tient de la pure débauche. Et c'est jouissif.

Citation

Qu'est-ce que les journaux vont bien pouvoir dire à propos d'un macchabée qui a une capote autour de la queue et un paquet de Twinkies dans la poche ?

Rédacteur: Julien Védrenne vendredi 17 avril 2009
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