Tout du tatou

La pire chose quand on ne peut pas avoir d'enfant, c'est qu'on finit par voir des bébés partout. Et la pire chose quand on invente des tas d'histoires - ou, plus exactement, quand on évolue dans une bulle de mensonges aux contours perpétuellement changeants -, c'est qu'on s'enferre dans un univers virtuel toujours plus tordu, toujours moins crédible. Au bout du compte, j'ai du mal à me rappeler qui je suis vraiment.
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mardi 13 novembre

Contenu

Roman - Noir

Tout du tatou

Mafia - Drogue - Assassinat MAJ dimanche 18 novembre 2012

Note accordée au livre: 4 sur 5

Grand format
Inédit

Tout public

Prix: 15 €

Hanot rock

Pierre Hanot est un écrivain certes mais aussi un amateur de rock. À ce titre, il sait pertinemment que toutes les notes se ressemblent et que l'on compose toujours avec les mêmes gammes. En revanche, c'est la façon de les agencer qui emporte ou non l'adhésion du public. Lorsque l'on écrit un polar, souvent, l'on procède de façon exactement identique. Il y a des figures obligatoires, des stéréotypes - un gang de bikers, une prostituée qui veut s'en sortir, un maquereau rancunier, des mafieux corses, des policiers qui tentent de faire leur travail et d'autres corrompus, et des nazillons bas du plafond. Au centre des préoccupations de tout ce beau monde, le "Vendredi 13", une nouvelle drogue hyper puissante et addictive. L'intérêt réside donc dans la mise en forme et en style de ces figures, et Pierre Hanot y parvient avec force. Passant d'un groupe à l'autre, revenant en arrière, explosant le classique champ-contre-champ pour présenter ses personnages, l'auteur multiplie les riffs de guitare, les solos et les envolées lyriques. Pour donner à son aventure une ligne mélodique, Pierre Hanot a choisi Zoran, personnage central bipolaire, loser magnifique comme le roman noir sait en produire. Zoran est un paumé qui croit avoir touché le gros lot en récupérant la drogue "Vendredi 13" dans le local de son tatoueur qu'il vient tout juste de tuer, mais qui par la suite ne tombe que sur des vilains qui veulent le dépouiller. Il essaie de fuir pour s'acoquiner avec des crapules encore plus douteuses et lorsqu'il croit trouver un havre de paix, il ne tombe que sur une secte particulièrement illuminée. C'est alors qu'il renoue avec une copine qui le chasse... Tous les instruments jouent leur partition et même s'ils pourraient apparaître disparates, de leur fusion nait une musique forte, joyeusement désespérée. Et c'est très facile, avec un livre, de rembobiner, pour lire une deuxième fois...

Nominations :
Olives noires 2012

Citation

Administration de substances nuisibles suivie d'infirmité permanente, crime passible de la cour d'assises... Zoran ne contribuerait pas à l'engorgement des tribunaux, l'enflure allait morfler en direct.

Rédacteur: Laurent Greusard dimanche 18 novembre 2012
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