Trois jours à tuer

Quel extraordinaire repas ! Deux cent deux plats ! Souviens-toi, le banquet a commencé à 9 heures du soir et s'est terminé à 5 heures du matin. Des lions en massepain grandeur nature avaient été installés devant des tables jonchées de pierres précieuses.
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mardi 10 décembre

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Roman - Thriller

Trois jours à tuer

Psychologique - Sportif MAJ lundi 29 octobre 2012

Note accordée au livre: 4 sur 5

Grand format
Inédit

Tout public

Prix: 18,5 €

Louis Lanher
Vauvert : Au diable vauvert, avril 2011
262 p. ; 20 x 14 cm
ISBN 978-2-84626-304-7

Retour sur une vie

Pour une fois qu'un roman ne nous ressert pas la même soupe, on ne va pas bouder notre plaisir, même si Trois jours à tuer peut aussi bien déconcerter qu'enthousiasmer le lecteur. Le portrait de ce Maximillion Cooper, chargé de toutes les qualités, tel le Hugo Rune (le gourou — coucou Paloma — créé par Robert Rankin, pas si éloigné dans l'esprit sinon la lettre) mélange de bling-bling et de bogosse attitude dopée au pognon et à la testostérone, ressemble à une caricature de tous les travers actuels, mais évite étrangement de verser dans la satire. Est-ce parce qu'il tient son nom d'un coureur automobile et fashionista bien réel, comme le précise Louis Lanher ? À travers cette "Ultimate Race" digne d'un épisode de la série vroum-vroum Fast and furious, on se doute bien que ce qui nous est raconté par ce jet-setter lui aussi ultime n'est pas à prendre au premier degré... Donc Maximillion Cooper participe à une course automobile de trois mille kilomètres entre Paris et Marrakesh, et se trouve un rival bien particulier, Kurt. Sans compter ses souvenirs - des intercalaires situés en 1979 qui mettent la puce à l'oreille. Pourquoi ce titre ? On s'en doute, on ne le saura qu'à la fin de ce roman sec et nerveux composé de chapitres courts qui vont à l'essentiel. Et après cette conclusion douce-amère, on sera bien en droit de se demander ce qu'on a lu exactement, tant le roman, au confluent de plusieurs genres sans appartenir à un seul, se prête à toutes les interprétations. Ou peut-être n'y a-t-il rien à comprendre ? Résultat, le tout peut emporter une adhésion inconditionnelle ou un rejet qui ne l'est pas moins. Ce qui est l'une des définitions intrinsèques d'une œuvre d'art...

Nominations :
Prix Orange/Sauramps 2011
Grand prix de la littérature policière - roman français 2011

Citation

Les documentaires animaliers sont des sources d'inspiration fantastique. Je connais tout des attaques tire-bouchon du crocodile qui fait tournoyer sa proie jusqu'au fond de l'eau pour l'étouffer. Je peux imiter sans problème le rictus très humain du petit singe dépecé vivant par un plus gros.

Rédacteur: Thomas Bauduret dimanche 28 octobre 2012
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