Long cours

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dimanche 23 septembre

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Roman - Noir

Long cours

Social - Road Movie - Assassinat MAJ jeudi 25 octobre 2012

Note accordée au livre: 4 sur 5

Poche
Réédition

Tout public

Prix: 7,5 €

Georges Simenon
Paris : Folio, juillet 2012
428 p. ; 18 x 11 cm
ISBN 978-2-07-030787-6
Coll. "Policier", 665

Navigation simenonienne

Long cours, de Georges Simenon, est un roman gris qui nous emmène de Paris aux tropiques en passant par de longs voyages en mer et de non moins longues escales en Amérique du Sud. Mais l'auteur agrémente son récit de relations humaines étouffantes avec une description somme toute sordide d'un pan de la société. Tout débute avec l'assassinat de son patron par l'anarchiste Charlotte. Ses conviction ont évidemment bon dos. D'autant que Charlotte, loin d'assumer son acte s'enfuit avec son amant, le jeune idéaliste Jef Mittel, à Dieppe où elle détrousse sa famille. Les deux amants s'embarquent sur le Croix de vie, un navire qui fait de la contrebande d'armes. Jef découvre le métier de marin à tout faire - surtout dans les machines surchauffées - qu'il se prend à adorer, trouvant vocation et responsabilité (en apprenant à se faire respecter) et Charlotte devient la maitresse officielle du capitaine Moops. Ce dernier l'aime et la hait à la fois, tout comme il la méprise et respecte Mittel. Les affres de l'espèce humaine sont impénétrables. Mais ce même commandant pour se défaire de Charlotte va les débarquer en Colombie, leur trouver un travail qui les mènera à la frontière de la folie, sujets à la maladie et à l'inaction. Charlotte tombée enceinte sans que l'on sache qui est le père frôlera la mort avant que le couple et le nouveau-né se remettent en route et retrouvent un Moops adulé puis déchu à Tahiti. Un roman gris, donc, puisque s'il est question d'un meurtre initial, celui-ci n'aura que peu d'incidence sur une intrigue déroulée dans un roman aux multiples facettes. Georges Simenon débute un roman noir, puis nous emmène dans un roman maritime avant de continuer avec un roman exotique, puis de conclure avec un roman sentimental à la sauce belge et sombre. Il est question de (non) relations humaines, de contrebande et de pots de vin, d'esbroufe, de faux semblants, d'alcool et de sexe sur fond de triangle amoureux répulsif. Bref : un roman gris sociétal avec escales...

Citation

Les matelots de pont étaient des Bretons qui parlaient leur langue, quand ils parlaient, ce qui leur arrivait rarement.

Rédacteur: Julien Védrenne mercredi 24 octobre 2012
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