L'Observateur cruel, Dernières confessions, La Vie, l'amour

Vous me connaissez : je suis la pire des mauviettes de la police thaïe ; je ne survis que grâce à votre protection ; en dix ans de service, je n'ai jamais tué personne, même par accident. N'est-ce pas lamentable ?
John Burdett - Le Parrain de Katmandou
Couverture du livre coup de coeur

Coup de coeur

Stone Junction
"Œuvre culte de la contre-culture américaine... l'un de ces rares ouvrages capables de changer la vie...
... En savoir plus

Identifiez-vous

Inscription
Mot de passe perdu ?

dimanche 22 juillet

Contenu

Nouvelle - Policier

L'Observateur cruel, Dernières confessions, La Vie, l'amour

Tueur en série MAJ jeudi 23 août 2012

Note accordée au livre: 2 sur 5

Grand format
Inédit

Tout public

Prix: 15,72 €

Laurent Jaffrézic
Paris : Persée, janvier 2012
158 p. ; 21 x 15 cm
ISBN 978-2823100709

Mélange des genres

L'Observateur cruel, Dernières confessions, La Vie, l'amour. Le titre peut sembler long et étrange mais il correspond en fait à la somme des titres des trois nouvelles qui le composent (sans compter treize poèmes qui occupent les pages finales). Les deux premières nouvelles (soit 125 pages) forment cependant malgré cette incohérence initiale un diptyque qui se répond et peut ressortir du genre noir. Le héros est un policier qui vit désespéré, sa compagne étant en train d'agoniser. Pour se consoler, il lit des poèmes (intercalés dans le texte, écrits par un certain Jaffrezic). Il se trouve confronté à un dangereux psychopathe qui torture lentement ses victimes et filme ses actions (ce qui pousse les personnages du roman soit à souffrir mille morts, soit à vomir en voyant les restes des cadavres). La deuxième partie reprend l'histoire à travers un imitateur - un copycat diront les esthètes du genre -, qui essaye de reprendre le mélange de tortures et de médias qui avait réussi avec le premier meurtrier. Ces deux nouvelles sont racontées à travers l'échange entre le policier, vieux, dans la maison de retraite, et un prêtre. Elles livrent une accumulation de morts violentes, des descriptions sordides de tortures, de liens entre ces scènes et le voyeurisme social. Se concentrant autour du récit raconté par l'inspecteur sur le mode du flashback, ce qui enlève tout suspense et toute vraie impression horrifique, le texte accumule des cadavres, des bombes, des remarques sur l'amour, intègre des poèmes pour se diriger lentement mais sûrement vers une double chute dont un lecteur peu averti se doute et qui le laisse pantois encore un peu plus sur sa faim.

Le recueil comporte outre les trois nouvelles du titre ("L'Observateur cruel", "Dernières confessions" & "La Vie, l'amour") les poèmes suivants : "Fermer les yeux avec le sourire", "Les Femmes", "Message d'outre tombe", "Ce que je veux", "Je saigne", "Je te hais, je t'aime", "Ton odeur", "Réagir trop tard", "Mon edelweiss", "L'Orgueil", "Le Plus heureux", "La Liberté" & "La Beauté de la femme".

Citation

À l'aide d'un tire-bouchon, le tueur lui assène une multitude de coups dans tout le corps. Il crie et hurle de douleur malgré son bâillon.

Rédacteur: Laurent Greusard mardi 31 juillet 2012
partager : Publier dans Facebook ! | Publier dans
MySpace ! |

Pied de page