Quand la banlieue dort

La cour du commissariat était régulièrement le théâtre de scènes qui, par certains côtés, prenaient l'allure de corrida où le taureau s'épuisait dans un combat inégal. Celui-ci s'acheva dans les règles de l'art, avec le renfort d'une escouade échauffée, et l'animal rendit les armes dans un sursaut qui lui coûta deux incisives.
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samedi 16 janvier

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Roman - Noir

Quand la banlieue dort

Psychologique MAJ lundi 16 mars 2009

Note accordée au livre: 3 sur 5

Grand format
Inédit

À partir de 13 ans

Prix: 11 €

Benjamin Guérif & Julien Guérif
Olivier Balez (illustrateur de couverture)
Paris : Syros, janvier 2009
176 p. ; 21 x 13.5 cm
ISBN 978-274-850778-2
Coll. "Rat noir"

Actualités

  • 22/08 Prix littéraire: Deux "rats noirs" en lice...
    ... pour la prochaine édition du prix littéraire des MFR du Maine-et-Loire qui sera remis en mars 2011.
    Les Maisons familiales et rurales sont des établissements de type associatif implantés dans toutes les régions françaises, en contrat avec le ministère de l'Agriculture et dont la mission est d'offrir aussi bien à des jeunes dès la classe de quatrième qu'à des adultes des cycles de formation en alternance menant à l'obtention de diplômes techniques professionnels dans des domaines très divers tels que l'agriculture, le tourisme ou la gestion forestière.
    Les MFR du Maine-et-Loire ont institué en 2006 un prix littéraire visant à encourager les adolescents à lire et à échanger autour de leurs lectures. Dans un premier temps, un comité composé d'enseignants, de libraires et de bibliothécaires sélectionne cinq romans jeunesse parus dans l'année, dont la liste est arrêtée à la fin du mois d'août. Dès septembre, cette sélection est proposée aux élèves des classes allant de la quatrième à la terminale. Ceux qui le souhaitent se portent volontaires pour faire partie du jury - ils doivent alors, entre septembre et mars, lire les ouvrages sélectionnés et participer aux réunions d'un club de lecture à l'intérieur de leur école, en lien avec une bibliothèque locale.
    À la fin du mois de mars, le prix est décerné à l'auteur dont l'ouvrage a obtenu le plus de suffrages. Dans cette même sélection, un jury composé des professionnels qui accompagnent les jeunes jurés dans leur parcours de lecture élit un ouvrage qui reçoit le "prix du public".

    Le comité de lecture des MFR du Maine-et-Loire vient de communiquer la liste des cinq romans qui seront, à la prochaine rentrée, proposés aux élèves - liste très k-libriste donc puisque l'on y trouve deux ouvrages de la collection "Rat noir" des éditions Syros :
    Breaking the wall de Claire Gratias
    et Quand la banlieue dort de Benjamin et Julien Guérif.
    Les trois autres romans de la sélection sont :
    - Les enfants-rats de Françoise Jay (Plon Jeunesse)
    - Poil au nez de Cécile Chartre (Le Rouergue)
    - Le monde attend derrière la porte de Pascale Maret (Thierry Magnier).
    Le prix littéraire 2011 des MFR du Maine-et-Loire sera-t-il noir ? Mystère !
    Liens : Breaking the Wall |Claire Gratias |Benjamin Guérif |Julien Guérif

Triste banlieue

Une banlieue de Paris, résidentielle, tranquille. Un garçon, Matthieu, 15 ans, s'y ennuie mortellement. Les maisons sont identiques, les vies d'adultes ne font pas rêver, rien ne l'intéresse vraiment, pas même les jeux informatiques dont raffolent ses petits copains. Sa vie semble lisse et sans histoires. Pour se distraire, Matthieu entre la nuit chez les gens par effraction, et comme toutes les maisons sont pareilles, il n'a aucun problème pour s'orienter à l'intérieur. Il ne vole rien, s'amuse à récolter quelques secrets pas si bien gardés pour pouvoir les utiliser si nécessaire. Mais voilà qu'un jour il en parle à son copain Tristan qui veut l'accompagner dans une de ses virées jusque-là solitaires. La cible cette fois est d'envergure : la villa d'un avocat, le père de Lucas, qui est aussi conseiller municipal. L'expédition tourne mal, le père censé être absent débarque inopinément, et une enveloppe gonflée d'argent lui est remise. L'un des garçons, le novice, se fait attraper quand l'autre s'enfuit, tenté pour la première fois par le vol du petit magot.

Ce livre est bien construit ; un bon suspens qui monte tout le long du roman raconté à la première personne. Le stress du voleur qui sent l'étau se resserrer autour de lui et qui se bat pour y échapper est bien saisi. On trouve aussi en toile de fond le portrait d'une jeunesse désenchantée, calculatrice, qui n'a pas grand-chose à envier, ni à gagner en devenant adulte.

Citation

Rien que l'idée de ce genre d'existence immobile me rend dingue. Jamais changer, jamais bouger, toujours les mêmes décors, les mêmes personnes...

Rédacteur: Valérie Sebag lundi 02 mars 2009
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