Lady gangster

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jeudi 19 juillet

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DVD - Noir

Lady gangster

Braquage/Cambriolage - Prison MAJ mercredi 23 mai 2012

Note accordée au livre: 4 sur 5

Grand format
Réédition

Tout public

Prix: 10 €

Robert Florey
Lady Gangster - 1942
Stéphane Bourgoin (présentation)
Paris : Bach Films, février 2010
1 DVD VOST Zone 2 ; noir & blanc ; 19 x 14 cm
Coll. "Serial Polar"

La prison adoucit les mœurs

Étrange film que ce Lady Gangster. Le titre à lui seul annonce la couleur, et les premiers instants ne font rien pour nous détromper. On va assister aux frasques d'un gang mené d'une main de maitresse par Dorothy Burton. Sauf que ce n'est pas ça. Le titre nous trompe comme son réalisateur Florian Roberts. S'il est bien tourné en 1941 à Hollywood, il n'en demeure pas moins français car sous le pseudonyme de Florian Roberts se cache maladroitement le Parisien Robert Florey, un homme qui n'aime pas le genre policier mais qui aura sous sa direction Peter Lorre, tournera deux cents cinquante épisodes de séries télé dont certains des Incorruptibles.

Ce court film noir de série B est exceptionnel à plus d'un titre. Il y a beaucoup de psychologie qui va induire de nombreuses trahisons afin de donner du rythme. Il y a un journaliste de la presse radio qui va souffler le chaud et le froid sur la police. Il y a surtout une description des prisons pour femmes, des tortures mentales et des manigances qui s'y déroulent assez angoissantes. Faye Emerson (la femme de Cary Grant dans Opération Tokyo) incarne une actrice venue de sa province qui accepte les petits rôles avant de se retrouver à danser et chanter dans les cabarets, et puis de tomber sous la coupe de gangsters qui forment un casse de la plus subtile des manières : peu avant l'ouverture d'une banque, un chien dans les bras, elle convainc le gardien de lui ouvrir les portes afin d'effectuer un dépôt. La porte mal refermée permet aux malfrats de s'engouffrer, de commettre le hold-up de quarante mille dollars et de s'enfuir, la laissant, elle, sur le carreau. Confondue par la police, elle est arrêtée. Le journaliste Kenneth Phillips ne croit pas à sa culpabilité et s'en va assurer sa défense, réussissant même à la faire libérer quelques heures. Il faut dire que c'est un amoureux de province transi. De rebondissement en rebondissement, Dorothy Burton se retrouve en prison, se fait adopter par certaines "pensionnaires" et haïr par d'autres. Elle croise l'un de ses anciens complices qui se fait passer pour sa sœur au parloir. En plus d'être incongrue (donc géniale), cette scène accouchera de tout le rocambolesque qui suit car leur conversation est épiée du bout des lèvres par une femme sourde mais surtout pas muette (on retombe dans le génial).

Le film, tourné en noir et blanc, multiplie les scènes d'action et de dialogues avec des phrases percutantes qui sont confortées par le jeu de regard des acteurs. Tout le monde croit tout le monde. Personne ne fait confiance à personne. Pourtant tout se déroule de la plus dramatique des manières. De petits effets spéciaux afin d'accroître rythme et intensité sont insérés à bon escient, faisant de ce film un très honnête film noir à l'happy end pressenti. Mais en ces temps de guerre, que pouvait-on demander de mieux ?

L'attaque de la banque :


Lady Gangster (62 min.) : réalisé par Florian Roberts (Robert Florey) avec Faye Emerson, Julie Bishop, Frank Wilcox, Roland Drew, Jackie Gleason, Ruth Ford...
Bonus. Présentation de Stéphane Bourgoin.

Citation

- J'attends toujours ma part. Tu filais avec le fric à mon arrivée. Vous n'êtes que des escrocs. Vous comptiez tous me planter là.
- Et tu vas tout garder.
- Exact. Les 40000 dollars.

Rédacteur: Julien Védrenne mardi 22 mai 2012
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