La Tigresse

La situation me fait étrangement penser à un film d'action de seconde zone que j'avais vu au cinéma lorsque j'étais plus jeune, Assassins avec Sylvester Stallone et Antonio Banderas.
Frédéric Coudron - Stabat mater
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vendredi 04 décembre

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DVD - Noir

La Tigresse

Arnaque - Assassinat MAJ lundi 14 mai 2012

Note accordée au livre: 3 sur 5

Grand format
Réédition

Tout public

Prix: 10 €

Byron Askins
Too Late for Tears - 1949
Stéphane Bourgoin (présentation)
Yves Boisset (présentation)
Paris : Bach Films, mars 2010
1 DVD VOST Zone 2 ; noir & blanc ; 19 x 14 cm
Coll. "Serial Polar"

Actualités

  • 18/06 Cinéma: Série B et La Dernière rafale - acte II
  • 11/06 Cinéma: Série B et La Dernière rafale
  • 21/08 Cinéma: Le Mystérieux docteur Korvo
    On est maintenant habitué à voir L'Action Christine mettre un coup de projecteur sur un film avant, la semaine suivante, de l'incorporer à une thématique. Ce coup-ci, c'est le deuxième des quatre films d'Otto Preminger avec la splendide Gene Tierney qui est à l'affiche. Rien que le titre doit susciter chez vous interrogation, mystère et envie d'en savoir un peu plus. Il s'agit du Mystérieux docteur Korvo. Mais l'on note également le retour dans la fameuse série B des films noirs de La Tigresse ou encore du Voyage de la peur. De qui passer de longues minutes noires dans cette salle obscure...

    Le Mystérieux docteur Korvo : Whirlpool, d'Otto Preminger
    "Deuxième des quatre films de Preminger avec Gene Tierney. Variation ultra-sophistiquée sur un triangle de personnages proches de celui de Laura. Ce récit d'une aventure plus pathologique encore, mais non moins criminelle que celle de Laura, est fondé sur le contraste entre les deux points de vue différents que prennent deux hommes sur la même femme. Le cynisme et le pessimisme de Preminger (qui tendront à s'effacer par la suite) veulent ici que l'amour soit aveugle et que la malice voie plus clair, plus juste et plus loin que l'amour. C'est José Ferrer, le sans foi ni loi, qui, voulant se servir de Gene Tierney, comprendra ses tourments intérieurs, que son mari pourtant spécialiste en la matière, n'avait su ni voir ni deviner. C'est ici le triomphe d'un cinéma de fascination, laquelle joue aussi bien entre les personnages qu'entre ces personnages et le spectateur. Ayant à rendre crédible, attachante, voire même touchante, une intrigue beaucoup plus tirée par les cheveux que celle de Laura, Preminger a usé en maître de tous les prestiges de sa mise en scène à la fois souple et autoritaire : mouvement d'appareils enfonçant les personnages dans le décor comme dans une eau dormante et dangereuse, subtils contrastes d'ombre et de lumière isolant parfois les visages dans une dure clarté d'aquarium. Il les a mis au service de cette exploration des gouffres intimes des personnages et, plus particulièrement, de ceux de son héroïne, qui est, comme bien souvent dans son œuvre, le pivot de l'histoire (très grande similitude des scènes d'interrogatoires de Laura et, ici, d'Ann). Personne d'autre que Gene Tierney ne pouvait livrer avec autant de sincérité et d'ambiguïté la double nature de son personnage : élégance et sérénité à l'extérieur, malaise, bouleversements, régression douloureuse et crispée vers l'enfance à l'intérieur. À côté d'elle, l'excellent José Ferrer cisèle avec talent son personnage diabolique, à la fin victime de ses diableries. Il appartient à cette catégorie, toujours perdante, des grands solitaires premingériens, experts en charme et en sortilèges, manipulateurs d'âmes et de volontés, où se recrutent quelques-uns des plus attachants personnages de l'auteur."
    Jacques Lourcelles

    Mercredi 22 août :
    Le Mystérieux docteur Korvo (Whirlpool), de Otto Preminger (14 heures, 16 heures, 18 heures, 20 heures & 22 heures).
    Jeudi 23 août :
    Le Mystérieux docteur Korvo (Whirlpool), de Otto Preminger (14 heures, 16 heures, 18 heures, 20 heures & 22 heures).
    Vendredi 24 août :
    Le Mystérieux docteur Korvo (Whirlpool), de Otto Preminger (14 heures, 16 heures, 18 heures, 20 heures & 22 heures).
    Samedi 25 août :
    Le Mystérieux docteur Korvo (Whirlpool), de Otto Preminger (14 heures, 16 heures, 18 heures, 20 heures & 22 heures).
    Dimanche 26 août :
    Le Mystérieux docteur Korvo (Whirlpool), de Otto Preminger (14 heures, 16 heures, 18 heures, 20 heures & 22 heures).
    Lundi 27 août :
    Le Mystérieux docteur Korvo (Whirlpool), de Otto Preminger (14 heures, 16 heures, 18 heures, 20 heures & 22 heures).
    Mardi 28 août :
    Le Mystérieux docteur Korvo (Whirlpool), de Otto Preminger (14 heures, 16 heures, 18 heures, 20 heures & 22 heures).

    Cinq pépites du film noir : richesse de la série B
    "Pépinière de nouveaux auteurs, terrain d'élection de cinéastes chevronnés, la Série B est indissociable de l'ère des grands studios et d'une forme de cinéma hollywoodien tristement disparu depuis une vingtaine d'années. Méprisée par les incompétents paresseux qui ne voyaient en elle que le refuge d'une bande de cinéastes sans talent, confrontés tout à la fois à des sujets sans intérêt et à des budgets de misère, la Série B était au contraire, pour ceux qui voulaient bien la fréquenter, une succession de surprises... C'est dire que, contrairement à une idée souvent répandue, un film de Série B peut être une véritable œuvre d'auteur, produite avec un soin exceptionnel, le même que celui qui présidait à la fabrication de films plus onéreux. La présence des mêmes techniciens, le fait que les scénaristes travaillaient indifféremment pour des films de Série B ou de Série A et surtout la grande modestie des cinéastes hollywoodiens - y compris les plus célèbres - créaient une perpétuelle osmose au sein du studio, entre ces deux types de films."
    Patrick Brion (extraits de la préface de Série B de Pascal Mérigeau & Stéphane Bourgoin - Édilig).

    - Le Voyage de la peur (The Hitch-Hicker), un film de Ida Lupino.
    - Je dois tuer (Suddenly), un film de Lewis Allen avec Frank Sinatra.
    - La Tigresse (Too Late For Tears), un film de Byron Askins avec Lizabeth Scott et Dan Duryea.
    - Le Balafré (Hollow Triumph), un film de Steve Sekely avec Paul Henreid et Joan Bennett.
    - Il marchait la nuit (He Walked By Night), un film de Alfred L. Werken et Anthony Mann avec Richard Basehart.

    Mercredi 22 août :
    La Tigresse (Too Late For Tears), de Byron Askins (14 heures, 16 heures, 18 heures, 20 heures & 22 heures).
    Jeudi 23 août :
    Le Balafré (Hollow Triumph), de Steve Sekely (14 heures, 15 h 30, 17 heures, 18 h 30, 20 heures & 21 h 30).
    Vendredi 24 août :
    Je dois tuer (Suddenly), de Lewis Allen(14 heures, 15 h 30, 17 heures, 18 h 30, 20 heures & 21 h 30).
    Samedi 25 août :
    Le Voyage de la peur (The Hitch-Hiker), de Ida Lupino (14 heures, 15 h 30, 17 heures, 18 h 30, 20 heures & 21 h 30).
    Dimanche 26 août :
    Il marchait la nuit (He Walked By Night), de Alfred L. Werken & Anthony Mann (14 heures, 15 h 30, 17 heures, 18 h 30, 20 heures & 21 h 30).
    Lundi 27 août :
    La Tigresse (Too Late For Tears), de Byron Askins (14 heures, 16 heures, 18 heures, 20 heures & 22 heures).
    Mardi 28 août :
    Le Balafré (Hollow Triumph), de Steve Sekely (14 heures, 15 h 30, 17 heures, 18 h 30, 20 heures & 21 h 30).

    * L'Action Christine
    4, rue Christine
    75006 Paris
    Tél; : 01.43.25.85.78
    contact@actioncinemas.com
    Liens : Le Voyage de la peur |Il marchait la nuit |Je dois tuer |Ida Lupino |Otto Preminger |Anthony Mann |Lewis Allen

Femme vénale

Plus connu pour ses films de science-fiction (La Guerre des mondes, La Guerre des cerveaux) et sa maitrise des effets spéciaux (il sera infructueusement nommé quatre fois aux Oscars dans les années 1940), Byron Askins réalise en 1949 La Tigresse, étonnant film noir de série B. avec une touche psychologique bien particulière.

Un couple dans une décapotable se dispute. La femme, Jane Palmer (Lizabeth Scott, éternelle garce au cinéma, surnommée "la Cendrillon à la voix enrouée" par Humphrey Bogart), ne veut pas aller à une soirée. S'ensuit un échange verbal et physique au cours duquel un appel de phares est lancé. C'est ainsi qu'immédiatement, ils croisent une voiture qui jette sur les sièges arrières une valise pleine de billets de banque. Cent mille dollars au bas mot qui vont avoir raison du couple.
Lizabeth Scott vient de donner la réplique à Dick Powell dans Pitfall (1948), d'André de Toth, déjà pour United Artists, et n'est pas loin de croiser Robert Mitchum et Robert Ryan dans Racket (1951), d'Irene Hayes. Elle interprète ici une femme qui ne recule devant rien pour s'approprier cet argent providentiellement tombé du ciel. Et ce n'est pas son malheureux mari qui l'en empêchera. Avide de luxe, elle est prête à tout : meurtre, séduction, mensonge et mise en scène. Le plan parfait et machiavélique va se retrouver avec de multiples failles. Le couple vit dans un appartement. Au même étage habite Kathy Palmer (la brune Kristina Miller, qui va faire la nique à la blonde), sœur du mari. Celle-ci va très vite suspecter Jane Palmer d'avoir assassiné son mari. Mais ce n'est pas tout. Débarque le truand à la petite semaine Danny Fuller (vous connaissez la tronche de Dan Dureya, l'un des méchants de Hollywood qui a tourné dans de nombreux westerns et films noirs sous la direction d'Howard Hawkes, Fritz Lang, Robert Siodmak, Anthony Mann... soixante films au compteur) à qui était destinée la mallette. Et puis un ancien compagnon d'armée du mari. Enfin, un inspecteur de police. Le film s'offrira un final mexicain.

Tout est étrange. Le scénario propose son lot d'incongruités dès le début. La copie en noir et blanc est somme toute de mauvaise qualité. Les sous-titres disparaissent de l'écran vers la fin. Les bonus, surtout celui d'Yves Boisset sont eux pleins de surprises (on pardonnera au réalisateur français cette croyance que le film a été tourné pour la RKO). La Tigresse conserve néanmoins ce charme désuet des films noirs efficaces, rythmés et à l'intrigue suffisamment explicite pour capter l'attention du spectateur aguerri au travers des années.

La Tigresse (99 min.) : réalisé par Byron Askins avec Lizabeth Scott, Don DeFore, Dan Duryea, Arthur Kennedy, kristine Miller, Barry Kelley...
Bonus. Présentation de Stéphane Bourgoin. Présentation de Yves Boisset.

Citation

Tu sais bien que c'est pas lui, mais cette femme et ces diamants qui me regardent comme les villas regardent Hollywood.

Rédacteur: Julien Védrenne dimanche 07 juillet 2013
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