Siècle bleu - 2. Ombres et lumières

On ne peut pas baiser sans aimer. Ne serait-ce qu'un quart de seconde. Un instant, celle qu'on pénètre, là, un instant au moins, on l'aime. La baise copain-copain, ça n'existe pas.
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Roman - Thriller

Siècle bleu - 2. Ombres et lumières

Écologique MAJ vendredi 01 juin 2012

Note accordée au livre: 3 sur 5

Grand format
Inédit

Tout public

Prix: 21 €

Jean-Pierre Goux
Paris : Hugo & Cie, mai 2012
558 p. ; 23 x 16 cm
ISBN 978-2-7556-0904-2

Bleu comme l'espoir

L'on pourra qualifier de naïf Ombres et lumières, le gros roman de Jean-Pierre Goux qui vient de sortir. En effet il raconte la lutte qu'un petit groupe d'écologistes va mener contre les gouvernements américains et chinois, contre les mafieux et les puissances financières qui se sont partagés le monde. Même s'ils sont aidés par quelques navajos armés de flèches, leur seul allié est un astronaute en train de mourir dans un caisson sur la Lune. Le roman commence dans la déconfiture pour le groupe accusé d'avoir fait exploser une bombe atomique sur le sol américain même pour finir en apothéose dans un concert techno-rave.

Le style est simple et direct, et nous allons suivre les différents protagonistes du groupe essayant, tout en fuyant les autorités, de gagner la Terre à leur cause. Ils seront profondément aidés par le blog que tient l'astronaute et qui va énoncer une sorte d'évangile des temps écologistes : le siècle bleu, le siècle où l'on comprend qu'il faut être en communion avec la nature.
Les péripéties alternent avec les passages plus théoriques où sont présentés les pires aspects de la mondialisation, la financiarisation de l'économie, la prise du pouvoir par les organisations mafieuses, pour culminer en un final messianique quasi religieux, où les complots des "méchants" s'effacent devant un Plan divin voulu depuis des siècles.

L'auteur parvient à rendre sympathiques ses personnages, à faire vivre les théories qu'il évoque, à utiliser le corps du texte pour faire passer un message humaniste. Même si le texte n'est pas un chef d'œuvre de style ou d'intrigues, le lecteur en ressort avec l'envie de croire aux forces que décrit Jean-Pierre Goux, avec l'envie de faire un bout de chemin avec des hommes de bonne volonté. Et l'on se dit que finalement la naïveté est une arme de belle facture pour sauver le monde.

Citation

La veille, Abel et elle avaient révélé au monde un mensonge d'État sans précédent, mais les pêchés des hommes avaient maintenant été lavés par la neige.

Rédacteur: Laurent Greusard mardi 20 mars 2012
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