Macao

Hé toi le poulet tu te crois tout permis ? Tu entres ici et tu embarques les gens ? Tu crois que c'est si simple.
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mercredi 19 septembre

Contenu

DVD - Noir

Macao

Mafia MAJ dimanche 27 mai 2012

Note accordée au livre: 4 sur 5

Grand format
Réédition

Tout public

Prix: 10 €

Chasse à l'homme exotique

En 1952, Joseph von Sternberg (rappelez-vous L'Ange bleu avec Marlene Dietrich) réalise Macao, un film noir qui débute comme un documentaire censé faire ressurgir les peurs que l'Asie, continent mystérieux par essence, aime à cultiver. Le film sort des studios de la RKO trois ans après Ça commence à Vera Cruz, de Don Siegel. On retrouve le duo masculin Robert Mitchum-William Bendix avec pour ce dernier la même issue mortelle (mais pas le même rôle, c'est déjà ça). Quant à Mitchum, il ne s'est pas passé sept minutes (il incombe de retirer les trois minutes initiales à teneur documentaire sur le port de Macao) qu'il embrasse déjà à bord d'un bateau (début également de l'intrigue du film de Don Siegel avec là aussi un passage remarqué à la douane) la très ravissante Jane Russell. Et l'on se dit que le lancer de chaussure, parfois, à du bon. Mais il nous faut bien parler de l'intrigue. Alors.... Le film pourrait s'appeler Trois Américains à Macao. Nick Cochran (Robert Mitchum), Julie Benson (Jane Russell) et Lawrence Trumble (William Bendix) débarquent en même temps à Macao. Le premier est un G.I. en fuite pour un délit mineur, la seconde est une chanteuse de cabaret sans le sou et le troisième un inspecteur de police sous couverture. Ils vont tous les trois converger vers Vincent Halloran (Brad Dexter), parrain de la pègre locale. Il va être question d'opium (évidemment), de trafic de diamants, d'alcool et de meurtre. Bien entendu, Robert Mitchum a le beau rôle dans un film dont le montage final a été confié à Nicholas Ray (vous connaissez au moins Les 55 jours de Pékin, l'hymne à la résistance héroïque des Occidentaux face à la fourberie des intrigants qui gravitaient autour de l'impératrice de Chine). Il y a de l'action (une course poursuite étonnante de jonque en jonque), de l'humour, des sentiments (avec le couplet du "viens faire un tour en barque"), de l'honneur et un retour à l'ordre. C'est enlevé, distrayant, très bien joué avec une utilisation de la lumière parfois déroutante mais prompte à révéler la face sombre de Macao. Et c'est du von Sternberg classe. Que demander de plus ?

Bande annonce en américain :


Macao : 81 min. réalisé par Joseph von Sternberg, monté par Nicholas Ray avec Robert Mitchum, Jane Russell, William Bendix, Thomas Gomez...
Bonus. Présentation de Serge Bromberg.

Citation

Voici Macao, point insignifiant sur la surface du globe, sur la Côte Méridionale de la Chine, à 50 kms de Hong-Kong. C'est une ancienne colonie portugaise assez pittoresque. C'est le carrefour de l'Orient. La population est très mélangée, principalement chinoise. Macao, appelé souvent le Monte-Carlo de l'Orient a deux visages : l'un calme et ouvert, l'autre voilé et secret. Gros trafic d'or et de diamants sur les tables de jeu ou par des voies mystérieuses. Macao est un port de salut idéal pour les fugitifs. Là, la police internationale n'a plus pouvoir.

Rédacteur: Julien Védrenne mardi 21 février 2012
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