Viandes et légumes

Il s'agit tout simplement d'un crime, mon ami ! Un crime assez bien mis en scène et révélant une assez belle conception esthétique, mais dont l'auteur est un hésitant et un maladroit. Ce qu'il y a de mieux dans cette histoire se trouve avoir une origine purement accidentelle.
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mardi 18 décembre

Contenu

Roman - Noir

Viandes et légumes

Humoristique - Corruption MAJ mardi 14 février 2012

Note accordée au livre: 3 sur 5

Grand format
Inédit

Public connaisseur

Prix: 19 €

Voir plus d'infos sur le site livresque-du-noir.fr (nouvelle fenêtre)

Guillaume Gonzales
Paris : Kyklos, novembre 2011
284 p. ; 20.5 x 14 cm
ISBN 978-2-918406-23-5

Truculent dessert

Les apparences sont parfois (souvent) trompeuses. Derrière un titre qui humerait presque un ouvrage culinaire de Jean-Pierre Coffe se cache en réalité un polar décalé et rock'n roll où les dialogues sont aussi alléchants que ceux du "cinéma de papa", celui qui a fait les beaux jours de Michel Audiard. Parce que Viandes et légumes est le nom d'un club de striptease situé à Brou, au fin fond du trou du cul de la France, et dont Galaad vient d'hériter après l'assassinat de son frère. Pour poursuivre l'activité du club, il va s'entourer de deux bras cassés sauf lorsqu'il s'agit de lever le coude. Ce qui ne sera pas un luxe puisque même dans ce trou paumé, un gars au nom improbable de Demetrius Janus se pose en concurrent féroce, prêt à tout pour faire couler sa boutique. Vient se greffer un monsieur Moulin qui souhaite récupérer une mallette que lui aurait dérobé le frère de Galaad. Le héros va subir bastonnades, enlèvement et torture lors de sa croisade personnelle pour garder Viandes et légumes ouvert, faire la lumière sur cette mystérieuse mallette et tenter de comprendre qui a bien pu zigouiller son frangin.
Guillaume Gonzales joue les maîtres queux et nous offre au menu un polar aux petits oignons. La recette est simple : des dialogues finement ciselés et légèrement débridés, un héros qui se fait régulièrement tomber sur le râble avant de compter ses abattis, des filles qui s'effeuillent et des personnages bien gratinés. L'auteur fait montre d'une sacrée gouaille qui ravira les adeptes des films comme Le Pacha ou encore Les Tontons flingueurs. Mais pour ceux qui n'accrochent pas à ce style, c'est une lecture qui risque de se montrer indigeste.

Citation

- Le type qui nous a engagés pour foutre le boxon n'a même pas payé sa clope... Faut dire qu'il était trop occupé à faire ses blagues merdiques.
- Un type de taille moyenne ? L'air prétentieux ? Une cicatrice à l'arcade ? Sans doute accompagné d'un costaud coiffé en brosse ?
- Ouais, c'est lui. Mais le pire, c'est ses blagues.

Rédacteur: Fabien Hérisson lundi 13 février 2012
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