À la verticale des enfers

J'ai barré son nom avec le feutre, c'était réglé. Je me sentais bien. A chaque fois, ce serait comme ça, je me sentirais bien.
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Contenu

Roman - Policier

À la verticale des enfers

Fantastique - Tueur en série MAJ jeudi 28 mars 2013

Note accordée au livre: 4 sur 5

Grand format
Inédit

Tout public

Prix: 12 €

Fabio M. Mitchelli
Plombières-les-Bains : Ex æquo, novembre 2011
126 p. ; 22 x 14 cm
ISBN 978-2-35962-208-9
Coll. "Rouge"

Sombre univers

Certains romans sont des romans noirs qui essayent de nous présenter un tueur en série ou un psychopathe de première force. D'autres se consacrent à montrer y compris sous leur face la plus noire, les travers des policiers qui à force de côtoyer l'enfer y sombrent. Mais ici avec À la verticale des enfers, Fabio M. Mitchelli, à travers une enquête étrange va encore plus loin.
Le roman s'ouvre sur le suicide de Chris Lanzmann, policier de son état suite à la mort de Clarisse, mais cette mort est-elle vraiment une fin ou notre héros est-il quelque part entre deux univers à essayer de continuer son enquête sur un mystérieux tueur en série qui reproduit un tableau de Léonard de Vinci à l'infini ? Se pose également la question de savoir si ce tueur n'est qu'un assassin lambda ou une incarnation du démon.
À la verticale des enfers, à l'instar de son titre, joue constamment de l'ambiguïté. Roman réaliste ? Thriller métaphysique ? Plongée dans le fantastique ? Simple cauchemar de quelqu'un alors qu'il saute dans le vide ?
Le final laisse entrevoir une profonde machination à plusieurs niveaux mais cette résolution n'épuise pas forcément l'ensemble des possibles. Conçu comme un cauchemar éveillé, comme un épisode angoissant de Twin peaks qui aurait sa propre unité à part, le texte concentre en quelques pages tant d'éléments qu'il laisse des zones d'ombre où le lecteur peut puiser des indices. Peut-être un troisième volet (annoncé) explicitera les choses ou les retournera pour leur donner un sens autre, mais toujours est-il que, pris à part, ce volet ressemble à une fenêtre ouverte sur l'univers d'une folie déconcertante, d'un abime lovecraftien envoutant, comme l'écriture méticuleuse, la transcription fiévreuse d'un tableau de Jerôme Bosch.

Citation

C'est à l'instant même où la conscience fantôme de Chris s'arracha de son enveloppe charnelle que le sens de la symbolique des corps suspendus lui apparut aussi pur que du cristal de roche.

Rédacteur: Laurent Greusard lundi 30 janvier 2012
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