Bonne nouvelle, c'est la police !

Je me force à me ressaisir. Je dois retrouver ma mère, coincer un homme de main et prendre un avion. Ni une ni deux, je retourne dans la zone de transfert et m'installe devant la salle des départs.
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samedi 16 décembre

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Essai - Policier

Bonne nouvelle, c'est la police !

Procédure - Faits divers MAJ mardi 26 juillet 2011

Note accordée au livre: 3 sur 5

Grand format
Inédit

Tout public

Prix: 19 €

Serge Reynaud
Paris : Françoise Bourin, mai 2011
280 p. ; 21 x 13 cm
ISBN 978-2-84941-237-4
Coll. "Société"

Brèves de commissariat

Des fois, dans un sentiment revanchard digne de la loi du Talion, l'on se dit que l'on aimerait bien pouvoir demander ses papiers à un policier. On imagine que l'éditeur de Serge Reynaud, d'une manière extrêmement jouissive, l'a fait à ses dépends. Normalement, Serge Reynaud a dû le prendre avec humour, surtout s'il est capable d'en faire preuve à son détriment autant qu'il en distille dans ses chroniques.

C'est une bonne idée que de recenser des petites actions, des petits faits divers, du quotidien de policiers et de CRS., des pensées parfois (comme ce CRS qui ne supporte plus d'être traité de SS depuis qu'il a vu des documents sur l'Holocauste) pour décrire des gens ordinaires, des policiers banaux.

Conçues souvent comme des nouvelles à chute, ces soixante-six textes présentent des policiers face aux citoyens, ou entre eux, que ce soit dans le cadre de la politique du chiffre mise en place par le ministère de l'Intérieur ou dans les prises de fonction d'un nouveau commandant. C'est ainsi que l'on côtoie des policiers qui lors d'un contrôle d'identité. aperçoivent les regards des passants, et décident de contrôler aussi un homme de race blanche pour ne pas qu'on les accuse de contrôle au faciès. Comme par hasard, ils tombent sur un gars recherché par les services fiscaux. Dans un autre cas, des agents de terrain s'amusent à récupérer une chatte laissée sous une voiture et qui perd ses poils, et leurs phrases vont prendre un tout autre sens lorsqu'ils vont croiser leur nouvelle commissaire.

Jouant sur la corde sensible et sur les sentiments, Serge Reynaud a un beau brin de plume et l'on souffre avec lui dans une poursuite à pied où le policier se rend compte qu'il n'a pas fait d'exercices depuis longtemps, dans la description de scènes du quotidien qui sentent toujours le vécu. La forme brève rend parfaitement crédibles et vivantes ces petites scènes pleines de malice et d'humanité. À part peut-être celles qui concernent les bizutages internes qui laissent un sentiment mitigé. Mais cette forme correspond parfaitement à ces petites tranches de vie, agréables à lire, qui nous obligent souvent à changer de perspective pour nous faire partager quelques instantanés d'un quotidien que nous ne connaissons pas, le tout servi de façon souvent bien ficelée.

Citation

Je suis un vrai gradé c'est sûr, c'est largement au-dessus d'un gardien de la paix. Et un peu en dessous d'un feu de détritus.

Rédacteur: Laurent Greusard lundi 25 juillet 2011
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