Le Baiser de l'orchidée - 1. Apadana

À une époque, Mas voyait régulièrement un jardinier de Satwelle, un fou de jeu de go. Le vieil homme lui-même y jouait plutôt bien ; il avait chez lui deux bols de pierres plates et polies - l'un noir, l'autre blanc - fermés par des couvercles et un plateau de jeu en bois, qui se pliait en deux grâce à une charnière.
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mercredi 23 août

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Bande dessinée - Noir

Le Baiser de l'orchidée - 1. Apadana

Tueur en série - Hard boiled MAJ lundi 18 juillet 2011

Note accordée au livre: 3 sur 5

Grand format
Inédit

Tout public

Prix: 13,95 €

Miceal O'Griafa (scénario), David Charrier (dessin)
Préface de Raule & Roger
Paris : Emmanuel Proust, avril 2011
56 p. ; illustrations en couleur ; 32 x 24 cm
ISBN 978-2-84810-326-6
Coll. "Atmosphères"

Scénario pas à court d'orchidées

Miceal O'Griafa et David Charrier viennent de faire paraitre chez Emmanuel Proust le premier volet du Baiser de l'orchidée, un diptyque policier où les influences américaines du premier se confrontent à celles plus asiatiques du second. La bande dessinée est à la fois policière, comic et noire avec des mouvements qui pourraient la classer dans le thriller.

Les deux hommes avaient déjà fait leurs gammes sur Cinq petits cochons, une adaptation d'un roman d'Agatha Christie, chez le même éditeur. Ils se retrouvent sur un scénario original conçu comme un triptyque. L'aspect touffu s'en ressent prenant le risque de perdre le lecteur. La bande dessinée part à cent à l'heure et dans beaucoup de sens. Une superhéroïne voleuse, la Shadow, très vite trahie, un griffon en or tout juste sorti de la Perse antique, un serial killer qui met ses proies - exclusivement des femmes - en scène avec un tableau mélange d'eau et d'orchidées -, et qui lui se rappelle au bon souvenir de deux amis d'enfance, orphelins comme lui, et qui ont suivi des voies différentes. L'un est devenu détective privé, l'autre inspecteur de police. Les deux ont une vision différente de la justice et des moyens d'y parvenir.

Pour rassembler toutes les pièces, il y a énormément d'heureuses coïncidences car le scénario est dense, très dense, mais les dessins, à l'image du scénario, qui prennent le risque de saturer, d'être asphyxiés par l'accumulation de textes s'acclimatent des influences des deux compères pour leur donner la beauté des œuvres métis.
De l'action, des mises en scène comme s'il en pleuvait, un dessin au diapason avec une attirance pour les regards et les jolies silhouettes féminines pour une bande dessinée inclassable car abordant énormément de genres en les décodant sciemment. Un premier volet qui attend forcément le second. Et il se murmure qu'une suite serait actuellement en construction cérébrale... Comme disaient les éditions Casterman : À suivre !

Illustration intérieure

La Shadow en pleine action, mélange de Dortmunder dans Pierre qui roule, de Donald Westlake pour l'action mais pas le professionnalisme, et d'Indiana Jones au moment de remplacer le griffon d'or par un sachet au contenu mystérieux.


Citation

- Votre Cassie ferait autant de dégâts que Cassandra et en ferait toujours si on la rebaptisait Tweety !
- Tweety ? C'est mignon...
- Non mais c'est quoi cette naïveté de croire qu'en changeant les mots, on va changer les maux ?

Rédacteur: Julien Védrenne dimanche 17 juillet 2011
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