Sculptures et dépendances

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mardi 13 novembre

Contenu

Roman - Policier

Sculptures et dépendances

Corruption - Trafic MAJ lundi 13 juin 2011

Note accordée au livre: 2 sur 5

Poche
Inédit

Tout public

Prix: 9 €

Evelyne Hirrien
Jean-Claude Claeys (illustrateur de couverture)
Le Plessis Robinson : Papier libre, janvier 2011
228 p. ; 17 x 12 cm
ISBN 978-2-36161-017-3
Coll. "Polar en poche"

Commissaire Bourrel à la naphtaline

Dans "Les Cinq dernières minutes" de célèbre mémoire, les policiers profitent d'une enquête très classique pour présenter des personnages en nombre restreint mais qui ont tous des motivations évidentes et normales pour tuer ; c'est également l'occasion de côtoyer un milieu professionnel et de le décrire. Avec Sculptures et dépendances, Evelyne Hirrien nous propose un roman qui s'en inspire en accroissant les travers.
Tout commence à la Tour de la Défense quand est organisée une soiré pour célébrer la nouvelle sculpture d'un artiste plutôt volage. Cette fête se retrouve gâchée lorsque le sculpteur passe par dessus une rampe de protection et trépasse au milieu du trafic périphérique. Si la police locale effectue les premières constatations, l'affaire est très vite reprise en mains par la fameuse Police judiciaire parisienne.
Et l'intrigue de se cristalliser autour de ces deux points que sont les rancœurs et les disputes qui encadrent les artistes, les promoteurs et les marchands de la sculpture contemporaine d'une part et les relations tumultueuses, les infidélités chroniques d'un homme d'autre part. La question qui se pose alors est : de quel côté vont pencher les investigations ?
Comme Evelyne Hirrien traite rapidement son sujet, que les développements ne permettent pas foncièrement une grande analyse ou une description acide du marigot, une autre piste est ouverte, et l'histoire dévie vers la guerre des polices, les rivalités entre police locale et "grands policiers" parisiens de manière tout aussi esquissée, traitée à travers deux personnages sans grande aspérité.
Mais il est vrai que la mémoire est sélective et si l'on vante tant le commissaire Bourrel, c'est parce que l'on a oublié que ce roman y ressemble avec son intrigue un peu lente, ses personnages typés qui n'ont pas grande épaisseur, sa solution peu convaincante, et son histoire (malgré l'utilisation d'Internet et le symbole qu'est la Défense) éminemment datée.

Citation

En l'écoutant, Ménard n'eut rapidement plus aucun doute. Les faits relatés par cette femme étaient bien les mêmes que ceux qu'elle avait décrit à Jaubert. Pas d'erreur, c'était bien un crime dont elle avait été le témoin involontaire

Rédacteur: Julien Védrenne lundi 13 juin 2011
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