Le Séminariste : L'Empereur de Pigalle

Rire, tousser ou éternuer lui étaient formellement interdits. Ce qui était fort dommage car il allait passer quelques jours chez ses parents et, qu'en leur compagnie, mieux valait être défoncé.
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dimanche 17 janvier

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Mémoires - Policier

Le Séminariste : L'Empereur de Pigalle

Gang - Superhéros - Faits divers MAJ vendredi 27 mai 2011

Note accordée au livre: 2 sur 5

Grand format
Inédit

Tout public

Prix: 19,9 €

Christian Chatillon
Préface de François Marcantoni
Les Portes du soleil, octobre 2010
374 p. ; 23 x 15 cm
ISBN 978-2-35808-044-6

Chicago toulonnais

Biographie romancée, tout en gouaille et coups de gueule, en digressions et commentaires autour de l'une des figures marquantes du Milieu français : Ange Saliceti. Un dur parmi les durs, séminariste un temps, élevé dans un bagne et pas n'importe lequel : Cayenne, où son père exerçait du bon côté des pénitences, si l'on peut dire – surveillant pénitentiaire... Mais le bagne quand même, son atmosphère lourde, ferrugineuse, sueur et sang mêlés. Cayenne et puis Chicag, à Toulon, au temps où ça existait encore : les petites frappes, le port, les rues mal famées, les putes, les macs, les filles en bordée, les matafs en goguette, toute la panoplie de la voyoucratie locale chavirant d'un rade l'autre. Teigneux, Ange Saliceti va y faire sa place. Toulon, les années d'apprentissage en quelque sorte, érigeant à l'avance, nécessairement, le mythe en construction.
Presque un mémorial au final que cette biographie, Mesrine en médaillon, les QHS pour mémoire d'une époque révolue. Ange Saliceti donc, petit Julot des bas-quartiers, gravissant tous les échelons en se tenant à la seule règle qui soit, celle de la morale des grands truands français. Révolue, on l'a dit. Peut-être d'avoir subi la concurrence des truandages immoraux qui se sont fait jour depuis, dans les milieux politiques.
Écrite dans un style énervé, revendiquant à chaque ligne la liberté de dire ce que l'on entend dire et non rapporter le monde dans son affligeante banalité, le dernier lecteur parti, on imagine Christian Chatillon racontant encore, incapable d'en finir, pour le plaisir de dire encore et toujours ce monde disparu qu'il a tant aimé.

Citation

Circulez, braves gens, l'État se gave... et vous de payer !

Rédacteur: Joël Jégouzo jeudi 31 mars 2011
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