À toute allure

Il y avait un peintre dans la banque quand vous êtes entrés. Je le ferai parler, et vous finirez à Sing Sing !
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Roman - Noir

À toute allure

Braquage/Cambriolage MAJ jeudi 28 mars 2013

Note accordée au livre: 4 sur 5

Poche
Inédit

Tout public

Prix: 8,5 €

Duane Swierczynski
The Wheelman - 2005
Traduit de l'anglais (États-Unis) par Sophie Aslanides
Paris : Rivages, février 2011
288 p. ; 18 x 11 cm
ISBN 978-2-7436-2195-7
Coll. "Noir", 810

Des morts comme s'il en pleuvait

Si vous y arrivez, retenez bien ce nom : Duane Swierczynski. Déjà avec The Blonde, il avait fait étalage d'une imagination éhontée alliée à un style sec, débridé et efficace. Il remet ça dans À toute allure, un roman noir ancré dans l'humour noir et dont l'action se déroule à Philadelphie.
Un banal braquage de banque qui rapporte 650.000 dollars à trois malfrats associés, qui n'ont que le temps de planquer leur magot avant de se faire appréhender par le fils d'un mafieux russe et un de ses amis. Ces derniers les tuent, jettent leurs corps dans la conduite d'une fondation d'un musée en construction. Sauf que Lennon, le conducteur, n'est pas tout à fait mort. Qu'il s'accroche et qu'il a tôt fait de retourner la situation à son avantage. Le dernier de ses assaillants meurt, un Bic savamment planté là où ça fait mal. Lennon va alors tenter de débusquer qui les a doublés et de récupérer le magot qui a entretemps disparu. Évidemment, le père mafieux russe va entrer dans la danse, tout comme une mafia italienne en perdition, la police officielle, un ex-flic pourri, des intermédiaires douteux, une sœur sur le retour, le tout pour un final à hémoglobine tel que pourrait à peine l'imaginer un Quentin Tarantino des grands jours.
Tout va très vite dans ce roman hommage à Donald Westlake - l'auteur ne s'en cache pas par l'entremise de Lennon qui, lors d'une tentative de fuite dans un immeuble encerclé par la police se retrouve dans une des nombreuses scènes imaginées par le père du cambrioleur Dortmunder ; Lennon qui va jusqu'à se faire appeler Donald Stark (de Donald Westlake et son pseudonyme Richard Stark). Mais là où chez Westlake tout finit bien, chez Swierczynski ça se transforme en sauce tomate des grands jours. Un à un, les différents protagonistes se font tuer (avec plus ou moins de douleur) pour une conclusion où la morale n'est absolument pas de mise. Un vrai moment de joie à travers la souffrance des personnages...


On en parle : 813 n°110

Citation

Ce salopard, décida Lennon, allait connaître la plus lente des morts lentes. Le genre où on commence avec une râpe à fromage et un chalumeau, et où on monte graduellement.

Rédacteur: Julien Védrenne mardi 01 février 2011
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