Elvis sur Seine

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lundi 16 juillet

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Roman - Policier

Elvis sur Seine

Musique - Disparition MAJ mercredi 11 mai 2011

Note accordée au livre: 4 sur 5

Poche
Inédit

Tout public

Prix: 9,95 €

Voir plus d'infos sur le site livresque-du-noir.fr (nouvelle fenêtre)

Stéphane Michaka
Paris : La Tengo, janvier 2011
264 p. ; 18 x 12 cm
ISBN 978-2-35461-010-4
Coll. "Polar & Rock'n roll"
Mona Cabriole

Ce qu'il faut savoir sur la série

Mona Cabriole est journaliste à Parinews à la rubrique des faits divers. Elle cumule, nous dit son éditeur, "le triple handicap de mesurer un mètre soixante-quinze, d'être sexy et intelligente". MP3 en bandoulière. Rock à fond les manettes, Lou Reed et le Velvet de préférence, Björk en enfilade Place des Vosges. N'enquête jamais officiellement sur les seuls meurtres qui l'intéressent...
La série comportera vingt romans, chacun dédié à un arrondissement de Paris et écrit par un auteur différent.

Mona Cabriole serre l'Elvis

Pour Mona Cabriole, journaliste fonceuse à Parisnews, la vie a autant de méandres que la Seine. Et c'est sans parler de sa vie sentimentale. Pour l'heure, un Coréen a été retrouvé mort par la fille du ministre de l'Intérieur. La dépêche de l'AFP l'a curieusement ressuscité. Alors Mona Cabriole pense qu'il y a jorim sous roche (le jorim pourrait être le pendant coréen de l'anguille, enfin ça me plait et ça fait exotique). Et ce ne sont pas tous les bâtons que l'on met dans les roues de son scooter qui vont la contredire. Deux Black in Men asiatiques donc adeptes des arts martiaux la pourchassent, son patron souhaite la voir s'occuper d'une rubrique jazz, soudainement Le Globe s'intéresse à elle, les flics la canardent sous la Tour Eiffel, et ne voilà-t-il pas que la silhouette d'un Elvis Presley vieilli arpente le 7e arrondissement ? Ce même Elvis qui était punaisé cinq fois version pin's sur la veste du Coréen précédemment mort ou pas ! Pour Mona Cabriole, le scoop y bout...
Avec Stéphane Michaka, la collection "Mona Cabriole" reprend vraiment du poil de la bête. Avouons-le, la trame est absurde, improbable, drôle. Mais il est le premier à vraiment coller à cet esprit que l'on pressentait. Ici, pas de paroles de musique collées ici et là, et qui représentent un quart du texte. Le texte d'ailleurs. C'est un vrai roman de deux cent cinquante pages, pas une novella. Et l'on sent que Stéphane Michaka l'a abordé avec sérieux, assimilant les contraintes, appréhendant les lieux, s'immergeant dans l'atmosphère de cet arrondissement un peu étrange en nous distillant son rock à lui. Il n'y a pas de miracle : sérieux et plaisir ne sont pas que les deux mamelles de Mona Cabriole. Ils le sont aussi de cette littérature de genre, et l'on se prend à rêver que d'autres suivront ses pas...


On en parle : La Tête en noir n°148

Citation

Six colonnes, du haut desquelles deux siècles de népotisme la contemplaient, s'élevaient à droite de Mona. Elle pouvait se prosterner, et mourir, ou faire ce qu'elle avait en tête depuis le début : s'enfoncer dans l'Hôtel comme un suppositoire.

Rédacteur: Julien Védrenne lundi 20 décembre 2010
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