Les Gens sont méchants

On n'abat pas un prêtre comme on tue une fripouille.
Michael Curtiz - Les Anges aux figures sales
Couverture du livre coup de coeur

Coup de coeur

Stone Junction
"Œuvre culte de la contre-culture américaine... l'un de ces rares ouvrages capables de changer la vie...
... En savoir plus

Identifiez-vous

Inscription
Mot de passe perdu ?

mercredi 20 juin

Contenu

Roman - Noir

Les Gens sont méchants

Assassinat MAJ mercredi 11 mai 2011

Note accordée au livre: 4 sur 5

Grand format
Inédit

Tout public

Prix: 19 €

Voir plus d'infos sur le site livresque-du-noir.fr (nouvelle fenêtre)

Ricardo Salvador
Paris : Kyklos, novembre 2010
252 p. ; 21 x 14 cm
ISBN 978-2-918406-13-6

Un thème rétro, mais un premier roman avec une forte personnalité...

Au bout de douze ans de mariage, Lucille, l'épouse d'Hippolyte — que ses parents affublèrent d'un tel prénom pour le punir d'être né, eux qui ne voulaient pas d'enfants — est devenue une horrible mégère dotée d'un clébard encombrant... Pour Hippolyte, une seule solution : la tuer. Une solution définitive qui le mènera dans un engrenage fatal lorsque surgit le traditionnel amant. Que voulez-vous ? Les gens sont méchants...
Le thème du triangle amoureux et de l'assassinat d'un conjoint encombrant était un des grands classiques des années 1970, bien avant que le divorce ne change tout (eh oui, le roman noir suit la société...), et ce portrait d'un assassin lunaire évoquera aux vieux de la vieille le méconnu Paranoïa écrit (ou signé, diront les mauvaises langues) en son temps par Cizia Zykë lors de son quart d'heure de gloire. Un thème classique donc, jusqu'à un engrenage criminel surréaliste menant à une fin relativement prévisible, mais ce qui compte est moins le récit proprement dit que l'écriture. Parce que ce roman a une voix, une véritable personnalité à travers ce récit d'humour noir à l'état pur, tel un Noblesse oblige réécrit par le fantôme de Pierre Desproges. On serait bien en peine de trouver une inspiration directe, là où la plupart des premiers romans constituent un meurtre du père en forme d'étape obligatoire. Et si l'ombre du regretté Pierre Siniac plane sur le texte, c'est plus dans ses thématiques que dans un quelconque plagiat (il suffit de se rendre dans une librairie et de lire la première page pour s'en rendre compte). Les gens ont beau être méchants, on n'aura que du bien à dire de ce roman qui ne révolutionne rien, mais s'avère maîtrisé d'un bout à l'autre, et constitue une belle carte de visite pour son auteur. On attend la suite avec curiosité...

Citation

J'ai déjà longuement réfléchi au moyen de trucider mon épouse, parce que je la connais bien, elle ne se laissera pas enrouler comme ça dans un tapis. Même d'Orient. Elle n'est pas du genre conciliant.

Rédacteur: Thomas Bauduret dimanche 19 décembre 2010
partager : Publier dans Facebook ! | Publier dans
MySpace ! |

Pied de page