Y'a pas de sots métiers !

- En ce qui me concerne, tout son sex-appeal est dans son coffre [...] Son sex-appeal va augmenter dans dix jours. 850000 francs ! - Chéri, n'oublie pas, tu es Gaston Monescu, tu es un escroc. Je te veux en escroc, je t'aime en escroc.
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vendredi 20 juillet

Contenu

Nouvelle - Noir

Y'a pas de sots métiers !

Social MAJ mercredi 11 mai 2011

Note accordée au livre: 3 sur 5

Poche
Inédit

Tout public

Prix: 10,5 €

Voir plus d'infos sur le site livresque-du-noir.fr (nouvelle fenêtre)

Collectif
Philippe Delaoutre (nouvelle)
Pascale Fonteneau (nouvelle)
Dom Roy (nouvelle)
Jérôme Picot (nouvelle)
Michel Chevron (nouvelle)
Emmanuelle Urien (nouvelle)
Annick Demouzon (nouvelle)
Joseph Incardona (nouvelle)
Cyrille Aubry (nouvelle)
Francis Mizio (nouvelle)
Dinan : Terre de brume, novembre 2010
192 p. ; 19 x 13 cm
ISBN 978-2-84362-439-1
Coll. "Granit noir"

Il n'y a ni sots métiers, ni écrits vains

Depuis quatorze ans, La Noiraude et La Fureur du noir s'associent le temps d'un concours annuel de nouvelles qui débouche sur un recueil édité. Aujourd'hui, c'est une machine bien huilée qui propose au lecteur de découvrir cinq auteurs en herbe noire n'ayant jamais publié, et cinq autre, eux, confirmés. Et dans ce dernier opus, deux noms se dégagent. Pascale Fonteneau est une personne pour qui la nouvelle, en temps qu'art, n'a plus que très peu de secrets. La contrainte thématique, la structure, la narration, la chute, les personnages : tout est réuni à chaque fois. Avec "Marcel, policier municipal", elle n'échappe pas à la règle et s'orne d'une tonalité réjouissante pour délivrer une farce noire. Et c'est une petite mais joyeuse surprise que de constater que Dom Roy, avec son "Claque quarante", lui emboite le pas. Autant la première nommée nous propose un personnage usuel dans le monde du policier (ben oui, un policier quoi !), autant le second s'amuse - et nous amuse - avec un gardien de place de stationnement, qui dort la nuit dans son véhicule pour que le matin, un as de la finance ne tourne pas en rond à la recherche d'un endroit où garer sa voiture. La chute (et quelle chute) même banale est radicale et bienvenue - au contraire de celle d'Emmanuelle Urien, qui nous prend totalement au dépourvu dans une nouvelle finale très bien écrite, "Mauvais génie". On notera aussi avec surprise que le discours introspectif est au cœur de nombreuses nouvelles d'amateurs, et que Joseph Incardona nous régale de sa prose et de son amour des mots dans un "Boomerang" malheureusement hors sujet parce que, et il faut bien en parler, le thème cette année est : Y'a pas de sots métiers ! Et sûrement pas celui d'écrivain, comme l'ont démontré les dix plumes travailleuses !

NdR - L'anthologie comporte les nouvelles : "L'Odeur du cuir", de Cyrille Aubry ; "La Corde à 13 nœuds de Rodhodendron", de Michel Chevron ; "Le Sommetier", de Philippe Delaoutre ; "La Marguerite", d'Annick Demouzon ; "Marcel, policier municipal", de Pascale Fonteneau ; "Boomerang", de Joseph Incardona ; "Comment parvenir au dernier niveau", de Francis Mizio ; "L'Équationniste", de Jérôme Picot ; "Claque quarante", de Dom Roy & "Mauvais génie", d'Emmanuelle Urien.


On en parle : La Tête en noir n°148

Citation

Je me retiens de lui en coller une. C'est ça le monde du travail : côtoyer des gens que tu n'as pas choisi et te retenir de les trucider.

Rédacteur: Julien Védrenne lundi 06 décembre 2010
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