Rhapsodie en noir

Les metteurs en scène de pièces expérimentales sont des sadiques qui essaient de contenter, avec l'argent de l'État, un public de pète-culs ou de snobs qui préféreraient mourir sur place plutôt que d'avouer qu'ils s'ennuient à deux sous de l'heure.
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vendredi 06 décembre

Contenu

Roman - Noir

Rhapsodie en noir

Historique - Tueur en série MAJ vendredi 19 novembre 2010

Note accordée au livre: 4 sur 5

Grand format
Inédit

Tout public

Prix: 20,5 €

Craig McDonald
Toros & Torsos - 2008
Traduit de l'anglais (États-Unis) par Pierre Reignier
Paris : Belfond, octobre 2010
320 p. ; 25 x 16 cm
Coll. "Noir"

Coquillages et dépecées

Comment réagir lorsque des corps de femmes sont éventrés, éviscérés et l'intérieur remplacé par des pièces mécaniques, des fleurs et différents objets qui n'ont rien à faire dans ce genre d'endroits mais dont l'ensemble rappelle curieusement certaines œuvres surréalistes ? Quand on ajoute à ces données déjà assez peu communes, l'arrivée prochaine d'un ouragan qui doit tout dévaster sur son passage et la présence d'une jolie blonde qu'il serait bon de protéger et de mettre dans son lit, on a de quoi démarrer pied au plancher une nouvelle aventure d'Hector Lassiter. Cet auteur de polars, réputé pour vivre ce qu'il écrit et écrire ce qu'il vit, n'hésite en effet jamais à mettre la main à la pâte et, si besoin, au visage de ses interlocuteurs. Il n'imagine cependant pas que l'affaire, pour sordide qu'elle soit, le tiendra sur plusieurs décennies et plusieurs continents : de Key West à Madrid et de Hollywood à Cuba. On y croise les amis d'Hector, Hemingway en tête, mais également Orson Welles et toute une série de peintres et artistes surréalistes tous plus fous les uns que les autres. Des critiques hargneux et des agents du FBI en pleine chasse aux sorcières viennent compléter le tableau de ce roman qui nous en met plein la vue.

Dans cette aventure qui précède celle de La Tête de Pancho Villa, on découvre les jeunes années d'Hector Lassiter, ses amours perdues et la cause de sa brouille avec Hemingway. Si l'on n'est pas dans le road movie qui participait à la saveur du roman précité, l'auteur nous fait voir du pays et nous livre une nouvelle fois un roman parfois drôle et toujours noir, où l'histoire joue un rôle central. Histoire, histoire de l'art, politique, écriture et gros calibres se disputent le décor de cette aventure où les personnages se croisent, s'aiment, se haïssent et, le cas échéant, s'entretuent.


On en parle : 813 n°109 |Alibis n°38 |L'Indic n°9 |La Tête en noir n°150 |Alibi n°1

Citation

Il aurait bien aimé sortir une blague homo sur Richard Halliburton ou Sidney Franklin, mais la douleur était trop intense.

Rédacteur: Gilles Marchand mardi 02 novembre 2010
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