La Bouche qui mange ne parle pas

Le bon côté de l'ajmaline, c'est qu'il agit vite : l'arrêt cardiaque aurait lieu presque instantanément. Elle connecta la seringue au cathéter, consciente qu'elle aurait à peine le temps de cacher la seringue avant que l'alarme du scope ne se déclenche.
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dimanche 25 septembre

Contenu

Roman - Policier

La Bouche qui mange ne parle pas

Enlèvement - Corruption - Trafic MAJ mercredi 29 septembre 2010

Note accordée au livre: 3 sur 5

Grand format
Inédit

Tout public

Prix: 15 €

Janis Otsiémi
Paris : Jigal, septembre 2010
160 p. ; 19 x 12 cm
ISBN 978-2-914704-73-1
Coll. "Polar"

Actualités

  • 10/04 Édition: Parutions de la semaine - 10 avril
  • 28/09 Édition: Parutions de la semaine - 28 septembre
    Une semaine particulière de nouveautés puisque paraissent simultanément chez Jigal trois auteurs qui ont leurs habitudes d'écriture et leurs habitués de lecteurs : Jacques-Olivier Bosco, André Fortin et Maurice Gouiran délivrent en effet leurs nouveaux romans. Du côté du Cherche midi, c'est exactement la même situation avec Steve Berry et ses romans historiques à succès. Difficile en revanche de se prononcer sur le reste de la promotion hebdomadaire. Les éditions Ex æquo en grand format et Ravet-Anceau en poche proposent des auteurs dont on ne sait absolument rien ce qui ne veut donc absolument pas dire qu'il ne faut pas s'y intéresser. Sinon, Jean-Claude Zylberstein chez J propose sa "Bibliothèque policière". Mais, comme d'habitude, faites votre choix !

    Grand format :
    Vertiges mortels, de Neal Baer & Jonathan Greene (Ma, "Pôle noir")
    Le Code Jefferson, de Steve Berry (Le Cherche midi, "Thriller")
    Aimer et laisser mourir, de Jacques Olivier Bosco (Jigal, "Polar")
    Cœur de glace, de Richard Castle (City, "Thriller")
    Requiems, de Frédéric Coudron (Ex æquo, "Rouge")
    Le Clou de la saison, de John Crosby (J, "La Bibliothèque policière de Jean-Claude Zylberstein")
    Engrenages, de René Cyr (Ex æquo, "Rouge")
    Restez dans l'ombre, d'André Fortin (Jigal, "Polar")
    Opération ratio, de Norbert Garcia (Vents salés, "Pourpre")
    La Mort du scorpion, de Maurice Gouiran (Jigal, "Polar")
    Des fauves et des hommes, de Patrick Graham (Anne Carrière)
    Séquences meurtres, de Muriel Houri (Ex æquo, "Rouge")
    Opération Arès, de Kyle Mills (Grasset, "Grand format")
    Sauve-du-Mal et les tricheurs, de Dominique Muller (J, "La Bibliothèque policière de Jean-Claude Zylberstein")
    Le Poignard et le poison, de Marc Paillet (J, "La Bibliothèque policière de Jean-Claude Zylberstein")
    Pour une dent, toute la gueule, de Frédéric Paulin (Pascal Galodé ("Thriller")
    La Mort à pleines dents, de Mary Play-Parlange (Ex æquo, "Rouge")
    Ce que cache ton nom, de Clara Sánchez (Marabout)

    Poche :
    Printemps rouge à Lille, d'Estelle Brichet & Richard Brichet (Ravet-Anceau, "Polars en Nord")
    La Place du mort, de Jeffery Deaver (LGF, "Thriller")
    Meurtre dans un fauteuil, de Phyllis Dorothy James (LGF, "Policier")
    Piège normand, d'Aude Lhôtelais (Ravet-Anceau, "Polars en Nord")
    La Bouche qui mange ne parle pas, de Janis Otsiémi (Jigal, "Poche polar")
    Une affaire flamande, de Geneviève Reumaux (Ravet-Anceau, "Polars en Nord")
    Liens : Le Code Jefferson |Ce que cache ton nom |Aimer et laisser mourir |Le Clou de la saison |Steve Berry |Jacques Olivier Bosco |Frédéric Coudron |Jeffery Deaver |André Fortin |Maurice Gouiran |Janis Otsiémi |Clara Sánchez |Phyllis Dorothy James

L'anti-grammologue...

Libreville. Solo sort de tôle. Il a pris trois ans pour une mauvaise bagarre. Pour se refaire, il frappe à la porte de son cousin, Tito, qui trempe dans les pires combines de la Capitale et lui propose un job peinard : juste faire le chauffeur au volant d'une grosse bagnole volée. Solo accepte, sauf que sa rémunération est si élevée qu'il soupçonne une sacrée embrouille. De fait, l'embrouille émarge au barbare : l'enlèvement d'un gosse destiné à voguer, tripes à l'air, sur les boîtes de conserve de la Baie des Cochons, le plus sordide bidonville de la Capitale... Chair à becqueter, offerte en expiation à d'ignobles combines politicardes à l'approche des élections… Solo, un œil dans le rétroviseur, scrute le gosse mais garde le volant. Les pires crapules l'accompagnent, intermédiaires d'étranges personnages roulant dans les voitures officielles du gouvernement. C'est toute l'atrocité d'un monde où seul le fric parle qui vous claque à belle volée les deux joues ! La corruption bien sûr, mais l'abjection en plus, nimbée du mépris à l'égard des Africains de l'Ouest, monnaies d'un monde que plus rien ne peut contenir. Une ville livrée au pire. Un pays livré au pire. L'affaire, ensuite, classée. Tito exécuté, le grand ménage exécuté sans état d'âme. Mais le plus spectaculaire dans ce roman atroce, c'est la langue que déploie Janis Otsiémi. Véritable indigénisation de la langue française, elle caracole de trouvailles en richesses, inventives dans son lexique comme dans ses tournures, une langue entre deux rives, moins un jargon qu'une force de frappe qui ne gaspille jamais son français pour filer droit au but et décocher ses raclées avec une sacrée vitalité !


On en parle : Alibi n°1

Nominations :
Prix Virtuel du Polar 2010

Citation

Qui avale une noix de coco fait confiance à son anus.

Rédacteur: Joël Jégouzo vendredi 04 octobre 2013
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