Les Rats de Montsouris

La piste de la société secrète, digne des bons vieux romans policiers d'Agatha Christie, était partie en fumée – ces intrigues en forme de puzzle appartenaient décidément à des temps révolus - et on se retrouvait dans l'actualité la plus brûlante : le capitalisme postindustriel, la mafia de l'Est, le krach financier des années 90.
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Roman - Policier

Les Rats de Montsouris

Hard boiled MAJ dimanche 26 septembre 2010

Note accordée au livre: 5 sur 5

Poche
Réédition

Tout public

Prix: 6,5 €

Léo Malet
Olivier Balez (illustrateur de couverture)
Paris : Pocket, mars 2010
224 p. ; 18 x 11 cm
ISBN 978-2-266-20203-9

L'interné de Sainte-Anne

Castellenot, un ancien brigand condamné à mort, torturé par la Gestapo pendant la guerre, coule des jours malheureux à Sainte-Anne, où il rabâche les mêmes strophes écoutées inlassablement par sa fille. La splendide rousse est en ménage avec le juge à la retraite qui avait condamné son père. Une autre, tout aussi rousse, se balade dans les rues de Paris à moitié nue avant de passer sous un train. Un Arabe, de la bande des Rats de Montsouris joue du rasoir avec le cou de Ferrand, un compagnon d'infortune du détective de chic et de choc Nestor Burma, qui a eu le temps, lors d'un scénario ultra alambiqué, de lui proposer un plan leur permettant de gagner honnêtement des millions. Castellenot avait réalisé un casse durant lequel des perles avaient été dérobées. Elles n'ont jamais été retrouvées, et suscitent toujours autant de convoitises, de la rachitique bande des Rats de Montsouris, qui écument les Catacombes et les caves du XIVe à feu Ferrand en passant évidemment par la fille de Castellenot et son juge. Ce dernier avait d'ailleurs chargé Burma d'une bien étrange mission : coincer un maître chanteur du nom de Ferrand. C'est clairement-Ferrand, qui est à l'origine de toute cette mise en branle, et Burma va devoir démêler cet imbroglio et retrouver les perles avant tout le monde.
Léo Malet, auteur surréaliste, d'une plume à la fois populaire et poétique, malgré quelques dérives d'époque, nous délecte tout au long de ces deux cents pages, qui sont un brillant roman noir hard boiled version Faucon maltais (vous savez, le butin que tout le monde recherche, qui attire donc et la convoitise et la mort). Des bimbos, rousses et non blondes, folles sûrement beaucoup, des hommes déchus, déçus et détruits, la belle Hélène un peu trop poire, et puis cette immersion historique dans le Paris d'avant-guerre, où Montparnasse rimait avec artiste. Un très bon moment de lecture-détente dans un parc automnal...

Citation

Nous nous tirâmes. La poésie c'est très joli, mais ça ne nourrit pas son homme. Il fallait songer un peu aux affaires sérieuses.

Rédacteur: Julien Védrenne dimanche 26 septembre 2010
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