Frères de sang

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dimanche 26 octobre

Contenu

Roman - Noir

Frères de sang

Social MAJ dimanche 12 septembre 2010

Note accordée au livre: 5 sur 5

Grand format
Inédit

Tout public

Prix: 21 €

Richard Price
Blood Brothers - 1976
Traduit de l'anglais (États-Unis) par Jacques Martinache
Paris : Presses de la Cité, août 2010
390 p. ; 21 x 14 cm
ISBN 978-2-258-08552-7

Le cauchemar américain

Les Presses de la Cité ont eu l'excellente idée d'éditer un roman inédit en France du génial Richard Price, et qui date de 1976, alors que l'auteur n'avait pas trente ans. Roman à la fois de l'émancipation et de la fatalité, Frères de sang est une chronique d'une famille ordinaire du Bronx au sein de laquelle la violence et l'amour rivalisent de proximité. Pour Stony, il est temps de choisir entre la fac et un métier. La seule université qui l'accueille a dans ses rangs une majorité de noirs alors, le blanc qu'il est ne veut pas en entendre parler. Stony se tourne vers un travail. Mais lequel ? Tommy, son père, est électricien et appartient au puissant syndicat fondé par son grand-père. Si son fils ne suit pas la même voie, c'est la honte assurée pour la famille. Mais Stony a trouvé un travail dans un hôpital auprès de jeunes enfants à qui il raconte des histoires auxquelles peut-être il croit aussi. Choisir ce travail, c'est quitter sa famille, une mère psychologiquement faible, un frère anorexique qu'il adore.

Richard Price a écrit roman noir et social par excellence dans lequel il décline les thèmes de violences urbaines qui lui sont déjà chers : racisme, adultère, vol, violence conjugale et de l'enfant, alcoolisme, déchéance... avec une étonnante froideur et un langage qui des fois dérape comme la violence qu'il décrit. On s'immerge dans un monde bancal où le moindre élément parasite instaure le chaos. Mais, comme si l'on était en présence d'une force sûre d'elle-même, ce chaos se réordonne avec une certaine logique, laissant cependant de nombreuses cicatrices, et transformant le rêve en cauchemar américain.

Citation

Si j'avais les couilles pour butter quelqu'un, je serais sûrement déjà en train de bouffer les pissenlits par la racine.

Rédacteur: Julien Védrenne samedi 11 septembre 2010
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