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Claude Izner explore le Paris de la Belle Époque grâce aux enquêtes mystérieuses d’un libraire

Lundi 04 mai 2009 - Claude Izner est un nom d’auteur apparu sur les rayons des librairies en mars 2003 dans la collection "Grands Détectives" des éditions 10-18, pour deux titres : Mystère rue des Saints-Pères et La Disparue du Père-Lachaise. Sous ce pseudonyme se dissimulent deux sœurs qui œuvrent dans la littérature et sont bien connues par tous ceux qui fréquentent les rayons des livres jeunesse. Elles ont décidé de sauter le pas et de s’engager résolument vers le roman policier historique pour adultes. Très vite, leur personnage, grand amateur de livres, mais aussi de photos et de mystères passionne les lecteurs.
Depuis, bon an mal an, les deux sœurs nous régalent d’une intrigue, basée sur des faits divers étranges. Les auteurs possèdent une connaissance exceptionnelle du Paris et de sa proche banlieue, de la dernière décennie du 19e siècle. Elles distillent informations et anecdotes avec à-propos, dans des histoires à l’écriture et au style remarquables. Rencontre avec deux romancières qui, bien qu’elles s’en défendent, font œuvre d’historiennes en faisant revivre à travers leurs romans un Paris des petites gens.
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© David Delaporte/k-libre



k-libre : Vous faites exercer à Victor Legris, le héros de votre série, l’activité de libraire. Peut-on voir, dans ce choix de profession, une implication personnelle des auteurs ? Est-ce parce que vous avez une bonne connaissance de cette activité ou est-ce votre goût pour les livres qui a primé ?
Claude Izner : Si Victor Legris est libraire, c’est que Liliane et moi (ainsi que mon mari, Bernard, qui nous aide de ses précieux conseils) sommes bouquinistes sur les quais parisiens. Liliane a en fait cessé d’exercer cette activité à laquelle elle a consacré trente ans de sa vie après avoir été chef-monteuse de cinéma, et moi, je suis toujours près de la Seine, où j’officie trois à quatre après-midi par semaine, depuis bientôt trente-six ans. Le choix de cette profession nous fut à tous dicté par le goût de la liberté et par celui des livres, anciens et d’occasion.

Victor est libraire. Mais est-il passionné par son métier ? Dans chaque épisode ne s’échappe-t-il pas de la boutique dès qu’il le peut pour faire tout autre chose ?
Victor est passionné par son métier, ainsi que par la photo d’ailleurs. Ses échappées sont dictées par son goût pour le mystère et n’excèdent jamais quelques jours dans chaque enquête. On peut donc en conclure que, par rapport à un homo sapiens du début du XXIe siècle qui dispose de beaucoup de jours de congés payés (quand il a la chance d’avoir un emploi...), il "lâche" rarement son travail.

Le choix des patronymes des héros est très important. Comment et pourquoi avoir choisi ces nom et prénom pour votre héros ?
Les patronymes de nos héros sont presque toujours le fruit du hasard. Victor, lui doit son prénom au grand Hugo, pour qui nous avons une immense admiration, et son nom de famille à la réminiscence de La Case de l’oncle Tom, d’Harriet Beecher-Stowe, roman dans lequel un très vilain personnage se nommait Simon Le Gree, et avait fort impressionné Liliane quand elle était petite. Nous piochons nos patronymes dans les dictionnaires de mots usuels, les dictionnaires des communes, etc. Quant aux prénoms, ils sont amoureusement collectionnés au fil de lectures "fin-de-siècle".

La première enquête, Mystère rue des Saints-Pères, est motivée par la volonté de protéger Kenji son associé, que Victor considère comme son père. En effet, devenu orphelin de père très tôt, c’est l’employé japonais, embauché par son père, qui lui servira de tuteur. Était-il courant que des Japonais s’établissent ainsi en Europe occidentale à cette époque ?
Lorsque le personnage de Kenji Mori (au fait, en japonais, "mori" signifie "forêt") fut créé, nous étions déjà embarquées dans un délire romanesque où nous voulions mêler notre amour des situations improbables à notre envie de "faire vrai". Nous savions qu’à la fin du XIXe siècle, Paris était déjà une ville cosmopolite, alors pourquoi ne pas y introduire un libraire japonais ayant vécu en Angleterre ? Le japonisme était fort en vogue, depuis que Monet avait par hasard découvert les fameuses estampes.

Est-ce à partir d’un ou de plusieurs faits divers que vous construisez vos intrigues ? Comment sélectionnez-vous les faits divers que vous allez utiliser ?
Certains faits divers lus dans des journaux de l’époque (notre source de documentation favorite) nous ont inspiré des départs d’intrigues, c’est exact, mais ont subi d’énormes transformations. Nous n’avons aucune méthode de sélection, nous lisons et brusquement, nous avons le coup de foudre pour tel ou tel événement insolite. Mais très fréquemment aussi, nous inventons notre propre scénario.

Avez-vous, comme Léo Malet, le père de Nestor Burma, dans "Les Nouveaux mystères de Paris", l’intention de faire visiter aux lecteurs la quasi-totalité des quartiers que comptait Paris à l’époque ?
Nous n’avons ni l’une ni l’autre songé un seul instant au regretté Léo Malet quand nous nous sommes lancées dans ce projet. Il n’a, je crois, eu le temps que de faire visiter à ses lecteurs dix-sept des vingt arrondissements de la Capitale. Quant à nous, nous sommes beaucoup moins bien organisées, et voguons donc allègrement d’un lieu à un autre, selon l’inspiration du moment. Il arrive que nous parlions de quartiers à plusieurs reprises dans les huit premiers "Legris". Mais nous avons fini par avoir pitié de notre héros, et lui avons offert une bicyclette afin qu’il ne s’use pas les jambes à courir d’un bout à l’autre de la ville !

Avez-vous un fil conducteur pour piloter votre série ou vous laissez-vous guider pour vos envies ou vos trouvailles ?
Fil conducteur ? Nous ne connaissons pas ! Chaque livre est une nouvelle aventure, l’espoir de faire mieux, de nous surpasser, avec la difficulté d’un certain nombre de contraintes (l’époque et le lieu, bien sûr, les personnages, l’évolution de leur vie, la manière d’opérer de Victor et Joseph qui doivent doubler la police, etc.). Et puis, chaque année nous découvrons de nouveaux livres, de nouveaux faits, et nous laissons tenter par le désir de les incorporer au roman en cours.

Avez-vous une idée du moment où Victor va se mettre en retraite de la chasse aux criminels ?
Nous savons depuis que nous avons commencé cette série (en 2000) qu’elle s’arrêtera en 1900, à l’orée du XXe siècle, nous serons allées d’une exposition universelle à l’autre, et nous aurons, nous l’espérons, achevé ce cycle de nos douze "travaux d’Hercule".

Peu à peu, vous étoffez le cercle familial de votre héros. Le noyau des personnages du premier livre s’est considérément enrichi. Ne développez-vous pas également, en "fil rouge" une saga familiale ? En fonction de quels critères ou de quelles envies faites vous évoluer le microcosme de Victor ?
Oui, bien sûr, il y a une "saga" familiale, souvenir, peut-être, de celle des "Jalna" qui nous ont tant plu. Cela complique les situations, mais c’est amusant, une sorte de sitcom historique ! Nos critères sont bien vagues, les idées viennent au moment où nous écrivons, et nous-mêmes ne savons pas d’avance quel sera le destin des personnages, sinon quel ennui ! Mais pas de panique, Victor, Kenji, Tasha, Iris, Euphrosine & Cie survivront à cette infernale série de crimes, car nous les aimons, nos personnages !

Si Victor était célibataire lors de sa première enquête, ne lui faites-vous pas vivre une magnifique, mais tumultueuse, histoire d’amour avec Tasha ?
Ah, l’amour... Isaac Bashevis Singer a écrit que, pour lui, pas de roman sans histoire d’amour ! Pour nous aussi. Amour, mais aussi humour, nous sont indispensables, ils nous aident à supporter ce monde où, nous aussi, nous avons eu la chance de les rencontrer, l’amour et l’humour, et de vivre en leur compagnie ! Si, comme l’affirmait ce cher Alphonse Allais, "l’argent aide à supporter la pauvreté", l’amour et l’humour aident, eux, à supporter les embûches de l’existence !

En lui faisant rencontrer Tasha Kherson, une jeune peintre d’origine russe, vous faites la liaison avec le milieu de l’art. Est-ce un milieu qui vous intéresse ? Était-il aussi ou plus florissant qu’aujourd’hui ?
Si nous avons toujours aimé flâner dans les musées, et il est vrai que la peinture de la seconde moitié du XIXe siècle exerce sur nous un attrait particulier. À cette époque, on découvrait l’importance de la couleur, des jeux de lumière, des cadrages (parfois inspirés de ceux des photographies), et si déjà vendre des tableaux pouvait enrichir certains, ce n’était pas encore devenu un commerce très florissant, du moins pas pour tous les artistes. Nous avons en fait été influencées par de nombreux films, je pense à Moulin Rouge de John Huston (la vie de Lautrec), à La Vie passionnée de Vincent Van Gogh de Vicente Minelli, au ballet du même Minelli dans Un Américain à Paris, avec Gene Kelly. Encore une fois, de l’évasion et du romanesque !

Faites-vous des repérages des lieux, (ou de ce qu’il en reste) qui servent de décors à vos intrigues ? Au contraire, travaillez-vous sur plans, sur gravures et documents de l’époque faisant confiance à la fois à votre grande connaissance du quotidien de la période et à votre imagination pour combler les "lacunes" ?
Repérer les lieux – ou ce qui en reste – à Paris et en banlieue est un de nos plus grands plaisirs. Si nous ne trouvons rien parce que hélas le béton a tout recouvert (la Bièvre par exemple), eh bien nous nous rabattons sur des gravures et sur des photos, et, mais oui, sur notre imagination !

Victor prétexte, pour rencontrer un témoin, vouloir faire une série d’articles sur des métiers insolites. Ne vous substituez-vous pas à lui pour dresser une galerie de professions exceptionnelles comme les négociants en mégots, les pourvoyeurs de laboratoire... Comment les avez-vous découverts et les choisissez-vous ?
Nous ne nous substituons pas à Victor pour lui faire rencontrer des pourvoyeurs de laboratoires ou des "ramasseurs d’orphelins" (c’est-à-dire de mégots) – professions qui d’ailleurs n’avaient rien d’exceptionnel à une époque où tout ce qui était récupérable était systématiquement collecté par les petites gens, soit afin de simplement survivre, soit afin de faire subir à ces "déchets" des transformations qui permettaient de fabriquer de nouveaux objets (prenons-en de la graine !). Nous SOMMES Victor, comme nous sommes tous nos personnages, à tour de rôle ! Rien d’exceptionnel à cela, un romancier se coule avec joie dans la peau de ses créatures, de ses créations...

Le terme de bouquiniste recouvrait-il la même réalité qu’aujourd’hui ? Victor, dans sa librairie, vend aussi bien des livres neufs que des livres qu’il rachète dans des ventes aux enchères.
Les bouquinistes des quais de Seine de la fin du XIXe siècle étaient soit des revendeurs indépendants (d’objets anciens, livres, bibelots, instruments d’optique, gravures, etc.) soit des "succursales" de librairies anciennes où l’on écoulait une marchandise un peu moins noble que celle proposée en magasin.
En ce qui concerne les libraires, il y avait – et il y a encore mais de moins en moins aujourd’hui -, des librairies "anciennes et modernes" (il y en avait une encore récemment rue Saint-Sulpice) où l’on trouvait des livres anciens à côté de parutions contemporaines.

Comment élaborez-vous vos intrigues ? Faites-vous un plan complet ou, à partir des éléments que vous avez sélectionnés, construisez-vous le développement au fur et à mesure ?
Nous élaborons nos intrigues comme on s’attelle à un puzzle. Nous avons une vague idée de lieux, de métiers, d’anecdotes, de personnages, et d’une trame policière. Plusieurs semaines, voire plusieurs mois, sont nécessaires à la construction d’un récit qui nous satisfasse, au terme de longues conversations ensemble, et de recherches chacune chez soi. Il arrive souvent qu’en cours de rédaction, nous inventions de nouveaux développements.

Victor partage son goût pour résoudre des énigmes avec Joseph, d’abord commis, puis associé, et beau-frère. Avec lui, vous recréez un nouveau couple d’enquêteurs. Pourquoi ne pas laisser Victor mener seul ses investigations ?
Joseph, de simple comparse, est devenu héros. Il semble que les tandems en littérature policière soient presque une fatalité : ils permettent à l’écrivain de faire progresser son intrigue grâce à des dialogues entre deux enquêteurs, plutôt que par un monologue intérieur vite lassant pour le lecteur. Nous n’en avions d’ailleurs pas conscience, jusqu’à ce qu’un confrère nous en fasse la remarque !

Vous écrivez à "quatre mains". Comment vous répartissez-vous les tâches ? Avez-vous des domaines spécifiques selon vos goûts ou est-ce une osmose sur l’intégralité du livre ?
Nous avons déjà écrit séparément, des livres fort différents, et bien plus lents à élaborer ! "Être deux", cela stimule, surtout quand il existe une très grande complicité entre les auteurs, doublée d’une complémentarité dans les talents. L’une de nous a une relative facilité pour la rédaction. L’autre est douée pour la construction de l’intrigue, et a l’esprit très critique vis-à-vis du travail obtenu. Cela dit, on peut parler d’osmose, parce que souvent, ce que l’une invente, l’autre l’a écrit de son côté (nous travaillons séparément, chacune dans son domicile, et nous voyons très régulièrement), si bien que nous sommes véritablement un seul auteur, car chacune écrit.

Vos intrigues sont enrichies par un nombre impressionnant d’informations sur l’époque, informations qui couvrent presque tous les domaines de la vie quotidienne, depuis les appareils, les matériels, les moyens d’existence. Mais vous intégrez aussi des comptines, des historiettes, des faits climatiques depuis le nombre d’orages sur Paris en une année. Comment réunissez-vous une telle documentation ?
Nous avons accumulé au fil des ans beaucoup de documentation sur une période qui nous a très tôt séduites. Nous lisons sans cesse. Nous avons derrière nous un passé de modestes cinéastes, et notre père, Maurice Korb, nous a laissé en héritage un nombre impressionnant de chansons qui hélas n’ont pas eu l’heur de trouver un public. Les orages, la mode, les historiettes, les citations, les journaux d’autrefois en sont truffés ! Il suffit d’aller en bibliothèque ou de les consulter chez nous ! D’ailleurs, chacun de nos romans se situe pendant une période assez courte, que nous délimitons (quelquefois bien avant de connaître l’intrigue) avant de nous atteler au roman de l’année. Ici, je veux faire une petite mise au point : il nous est arrivé de commettre des erreurs – minimes – et d’en subir des reproches. Nous nous en excusons d’avance. Dès que nous avons connaissance d’une de ces erreurs, nous en avertissons la maison d’édition, et s’il y a un retirage, c’est réparé ! Un énorme travail est fourni par les personnes chargées – avec dévouement – des corrections, mais "l’erreur est humaine", pour employer une autre citation.

Vous faites de Victor un passionné de photographie. Au fil des épisodes, cependant, il s’intéresse de plus en plus à l’invention des frères Lumière, mais surtout aux fantasmagories de Georges Méliès. Était-ce le cas de nombre de Parisiens à l’époque ? Cet attrait peut-il faire évoluer la passion du héros ?
Victor aime effectivement la photo, et il est naturel que des photos animées soient pour lui une découverte grandiose. Deviendra-t-il un émule de Méliès ? Peut-être. De toute façon il ne peut que se passionner pour ce qui va devenir le septième art !

Comment êtes-vous venues au roman policier historique ? Qu’est-ce qui a motivé le choix pour ce genre littéraire ?
Nous avons toujours aimé lire des romans policiers - pas trop violents ! L’idée d’en écrire un nous est venue pendant notre "carrière" d’auteurs pour la jeunesse. Il s’agissait de L’Étrange affaire Plumet, paru chez Castor Poche (Flammarion). Puis il y eut, chez le même éditeur, Flash sur l’assassin. Ensuite, ayant pris un peu de confiance en nous, nous avons sauté le pas nous séparant des "grands" et avons eu la chance que Sang dessus dessous soit édité chez Viviane Hamy dans la collection "Chemin nocturne". C’est alors que nous avons découvert, chez 10-18, la collection "Grands détectives", et que ce que nous avions en tête depuis plus de trente ans – des récits d’aventures qui se situeraient dans le Paris "fin-de-siècle" et allieraient mystère à amour-humour et romanesque – s’est amalgamé en un tout qui est devenu Mystère rue des Saint-Pères.

Votre série vous a-t-elle amenées à redécouvrir Paris, à voir la ville sous un œil bien différent ?
Nous aimions déjà le vieux Paris, mais nous recherchions plutôt les traces de celui des années cinquante, nos années d’enfance. La série des "Legris" nous a entraînées un peu plus haut dans le passé. Paris a déjà beaucoup changé depuis que nous avons commencé cette saga, mais au cours du XIXe siècle la ville avait subi des transformations considérables. Alors, même si beaucoup de choses nous déplaisent dans ces évolutions, nous sommes philosophes, rien n’est permanent... et vive le souvenir et l’imaginaire qui sont, eux, de très belles destinations de vacances quand on ne peut s’évader à l’autre bout de la planète !

Peut-on faire un parallèle entre l’époque que vous décrivez et la nôtre en matière de crimes et de sécurité des personnes ? L’insécurité est-elle comparable, compte tenu du volume de la population ? Peut-on estimer qu’il y avait plus ou moins de crimes ?
Très sincèrement, nous n’avons pas recensé le nombre des crimes en 1890-1900 par rapport à celui d’aujourd’hui. Je pense qu’il y en avait davantage, surtout quand on sait que les époux cocufiés avaient toute licence pour supprimer leur douce moitié et son amant ! Disons que les crimes n’étaient pas les mêmes. Les rues étaient mal éclairées, les surineurs opéraient dans des quartiers où ne s’aventuraient pas les sergots. Mais quant à savoir si l’ordre règne davantage aujourd’hui... À cette époque, il n’y avait pas de métro ni de RER, les cités cernant Paris étaient de paisibles bourgades, ce qui n’empêchait pas les cambrioleurs d’exercer leurs activités.

J’imagine que fouiller ainsi dans une période aussi riche en événements, aussi bouillonnante que ce soit dans les arts, les sciences, les techniques, doit vous ouvrir nombre de pistes. Avez-vous d’autres projets de série ?
Des projets ? À la pelle ! Du courage... à voir quand nous aurons atteint 1900... en 2014 ou 2015 ! À suivre, donc...


Liens : Liliane Korb | Claude Izner | Mystère rue des Saints-Pères Propos recueillis par Serge Perraud

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