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vendredi 17 août

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L'Heure des comptes

MAJ vendredi 17 août

L'Heure des comptes
© Thomas Salva

02 février 2011 - Des auteurs qui comptent...
Dans la grande famille des livres, il existe une catégorie qui n'a pas bonne presse : celle des ouvrages édités à compte d'auteur, publiés dans le cadre de contrats dits "participatifs", ou autoédités. Cela n'a pas toujours été le cas pourtant et il fut même un temps, jusqu'au début du vingtième siècle, où ces pratiques étaient, somme toute, assez banales, notamment chez les écrivains les plus élitistes qui observaient d'un œil fort dégoûté les grands tirages de l'édition populaire.
Avec la démocratisation de l'écriture et la marchandisation massive du secteur de l'édition, la question du talent de l'auteur, qui jusque-là se débattait au sein d'un cercle restreint d'initiés, s'est déplacée. Un auteur digne de revendiquer ce titre ne fut plus celui qui avait été adoubé comme tel par ses pairs, mais celui qui était parvenu à publier un ou plusieurs livres chez un éditeur pratiquant le compte d'éditeur, le seul capable de séparer le bon grain de l'ivraie.
Sauf que ces derniers, même les plus consciencieux, savent parfaitement que derrière la notion de "compte d'éditeur" il y a celle de "prise de risque". Autrement dit, la question de la valeur artistique seule d'un livre ne suffit plus à justifier sa publication ; il faut en outre que celle-ci provoque des rentrées d'argent qui, mêmes si elles ne génèrent pas de bénéfices, permettent au moins d'amortir les frais engagés.
Depuis quelques années, notamment grâce à la généralisation de l'outil informatique, le nombre des auteurs cherchant un éditeur a augmenté dans des proportions phénoménales. La grande majorité de ces prétendants au statut d'écrivain ne franchira jamais la porte des éditeurs traditionnels. Pour la plupart, pour une raison simple : ils écrivent comme des pieds ! Mais pour une part non négligeable des autres, le bien fondé de leur disgrâce est beaucoup plus difficile à cerner. Quand ils comparent leurs manuscrits à ce qui se publie chez tel micro éditeur ou dans telle respectable maison ayant pignon sur rue, c'est assez objectivement qu'ils jugent que leur création n'est pas inférieure, loin s'en faut, même, parfois.
La solution pour eux ? Passer en force et payer pour être publiés, soit en s'autoéditant, soit en acceptant de se plier aux conditions souvent très excessives, mais aussi parfois tout à fait raisonnables, des éditeurs à compte d'auteur ou à compte participatif. Seulement, s'engager dans cette voie-là signifie, à de très rares exceptions près, faire le deuil de tout espoir de reconnaissance, de diffusion, de promotion et de lectures critiques dignes de ce nom. Même si le livre est bon.
C'est pour pallier cette injustice, même si ce n'est que de façon minime, que j'ai voulu créer cette chronique dans laquelle, chaque mois, je m'appliquerai à vous présenter un ou plusieurs livres, autoédités ou publiés à comptes d'auteur certes, mais qui valent la peine que l'on prenne le temps de les lire, de les traiter comme de "vrais" livres et leurs concepteurs comme de "vrais" auteurs.
Bien, voilà : je cause, je théorise, seulement tout ceci demeure bien fumeux. Vous vous agacez derrière votre écran, je le sens. Vous voulez du concret, des titres, des noms d'auteurs, des extraits, des recensions ? D'accord.
Mais comme les chroniqueurs ont aussi le droit de pratiquer le suspense, il vous faudra attendre la prochaine fois !

Avertissement : L'objectif de cette chronique est de promouvoir le travail des auteurs présentés. Cette promotion ne limite en rien la très grande réserve que nous avons à l'égard de certaines pratiques éditoriales et commerciales de leurs éditeurs.

Chronique n°1 : Retour simple, de Stéphane Prat.
Chronique n°2 : Tr@aque sur le Web, de Didier Fossey.
Chronique n°3 : Moulin à vent, de Sylvie Callet.
Chronique n°4 : Le Monde est un bousillage, de José Noce.
Chronique n°5 : Ultime SMS à Rome, de Fabrice Romano.
Chronique n°6 : Les Enquêtes de Messire Collet : Meurtre à l'auberge du Cerf Mourant, de Jean-François Pietka.
Chronique n°7 : Le Soleil se lève à l'est, de Christian Gouy.
Chronique n°8 : Dikè ou l'archiviste, de Jérôme Bonneau.
Chronique n°9 : Machination uruguayenne, de Georges Lebourg.
Chronique n°10 : Criminal Loft, de Armelle Carbonel.
Chronique n°11 : Faits divers, poèmes policiers, de Jean-Pierre Lesieur. Chronique n°12 : Les Villes sanguinaires, de Joseph Medelin.
Chronique n°13 : Cavaliers seuls, de Frédéric Houel.
Chronique n°14 : Ad unum, de Didier Fossey.
Chronique n°15 : Cabale, parole d'honneur, de Francis Romo.
Chronique n°16 : Ta haine, ma peur, de Patricia Kim.
Chronique n°17 : Une indiscrétion, de Malvina Tedgui.
Chronique n°18 : Morsaline, de Hervé Sard.
Chronique n°19 : Le chroniqueur est en vacances...
Chronique n°20 : Nouvelles policières, de André Vallée.
Chronique n°21 : Les Cahiers du ministre, de Raoul Saint-Luc.
Chronique n°22 : Contrôle parental inclus, de Mirabelle Barane.
Chronique n°23 : Le Corbeau de Caroline, de Michel Dejolier.
Chronique n°24 : La Tribu, de Stéphanie Lepage.
Chronique n°25 : Au péril de ma vie, restez prudent, de Philippe Autrive.
Chronique n°26 : Il pleut sur Nantes, de Daniel Braud.
Chronique n°27 : L'Heure des Gueux, de Hervé Sard.
Chronique n°28 : Mobile inonnu, de Emmanuelle Petit.
Chronique n°29 : Le blues du chroniqueur.

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