Dépêche | Martin Winckler évoque Edward D. Hoch

La pire chose quand on ne peut pas avoir d'enfant, c'est qu'on finit par voir des bébés partout. Et la pire chose quand on invente des tas d'histoires - ou, plus exactement, quand on évolue dans une bulle de mensonges aux contours perpétuellement changeants -, c'est qu'on s'enferre dans un univers virtuel toujours plus tordu, toujours moins crédible. Au bout du compte, j'ai du mal à me rappeler qui je suis vraiment.
Samantha Hayes - Les Mères
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MAJ mardi 02 juin

Martin Winckler évoque Edward D. Hoch
19/07/2012

Martin Winckler évoque Edward D. Hoch
Le 20994e numéro du Monde daté du vendredi 20 juillet propose dans sa rubrique "Été des livres" de donner la parole à un écrivain afin qu'il "évoque un trésor caché de sa bibliothèque". Le premier à la prendre n'est autre que Martin Winckler, à jamais catalogué romancier de La Maladie de Sachs. Sa maladie à lui, plutôt chronophage, est son addiction aux séries américaines (ne lui parlez pas des françaises, il les abhorre), mais là n'est pas le sujet. Avec trois-quarts de page mis à sa disposition, Martin Winckler raconte sa passion pour les nouvelles appréhendées dans les Hitchcock Magazine, qu'il piquait à sa mère. Aussi n'est-il pas surprenant que l'ouvrage qu'il déniche pour l'occasion dans sa bibliothèque est un recueil de nouvelles d'Edward D. Hoch, Les Chambres closes du Dr. Hawthorne. Qui plus est lorsqu'il avoue avoir un faible pour les meurtres impossibles (il rend d'ailleurs en une mise en abyme un hommage appuyé à Roland Lacourbe, qui fit nombre d'anthologies du genre). Ceux que l'on retrouve principalement dans ces mystérieuses chambres closes - fort éloignées des maisons du même type. D'Edward D. Hoch, Martin Winckler dit qu'il est marquant et attachant avec "son style sec et efficace, ses constructions diaboliques, son intelligence et son humour noir délectables". Il le rapproche de William Irish, autre maitre incontesté de la nouvelle noire américaine, et de James Mallahan Cain. Enfin, il s'attarde sur le personnage d'Ed Hoch, médecin de campagne (évidemment que la proximité s'imposait), protagoniste de soixante-douze enquêtes.
Évidemment, comme il n'y a rien sans rien, signalons également que Martin Winckler a fait récemment paraitre au Fleuve noir Les Invisibles.

Les Chambres closes du Dr. Hawthorne, d'Edward D. Hoch. Anthologie présentée par Roland Lacourbe. Traduit de l'américain par Danièle Grivel (Rivages, "Mystère"  n° 34 - 436 p. ; 10,65 €.).
Les Invisibles, de Martin Winckler (Fleuve noir, "Thriller" - 278 p. ; 19,77 €.).


Liens : Martin Winckler | William Irish | Roland Lacourbe | James Mallahan Cain

Par Julien Védrenne

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