k-libre - auteur - Émile Gaboriau

Entendu par des policiers de la BRP, il ne pouvait pas nier le port d'arme. Il tenta de le justifier en déclarant qu'il se savait recherché par des individus dangereux et ne fournit aucun autre renseignement.
Joseph Fromage - Cœur perdu en Normandie
Couverture du livre coup de coeur

Coup de coeur

1994
Il est très symbolique que le troisième roman d'Adlène Meddi s'ouvre et se clôture par une scène ...
... En savoir plus

Identifiez-vous

Inscription
Mot de passe perdu ?

mercredi 14 novembre

Contenu

Émile Gaboriau

MAJ lundi 02 mai 2011

Biographie Émile Gaboriau


Naissance à Saujon-en-Saintonge le 09 novembre 1832.
Mort à Paris le 28 septembre 1873.
Son père, receveur à l'Enregistrement, est régulièrement muté et la scolarité d'Émile Gaboriau s'en ressent. Il arrête ses études à seize ans et entre, comme clerc, dans une étude de notaire. Il s'y ennuie profondément. Après le décès de sa mère, le 1er juin 1851, il quitte son emploi et se réfugie chez son grand-père maternel, lui-même notaire et ancien capitaine.
Le 22 septembre, il s'engage dans l'armée, pour sept ans. La sévérité, dans le régiment de chasseur à cheval de Vendôme, l'amène à demander à son père de lui racheter son engagement, contre la promesse de prendre un emploi. Libéré en septembre 1852, il devient clerc à Guingamp.
Mais en février 1855, il abandonne tout, se rend à Paris pour se lancer dans une carrière littéraire. Il mène alors une vie difficile sur laquelle les informations restent floues.
C'est en février 1858, qu'il débute dans les colonnes de La Vérité pour tous, avec deux pièces en vers et des chroniques en prose. Il collabore à différents journaux tels que Tintamarre, Journal à 5 centimes, Jean Diable, Progrès de Lyon... En 1862, son humour caustique et son goût pour la polémique lui inspirent Les Gens de bureau où, trente ans avant Courteline, il dépeint dans une satire mordante les fonctionnaires et l'administration.
La même année, il fait paraître sous le pseudonyme de William Alexander Duckett, Les Petites Ouvrières, un roman où il conte la vie courageuse d'une jeune employée d'atelier de couture.
Fin 1862, il entre comme secrétaire et rédacteur en chef au journal Jean Diable, fondé, entre autres, par Paul Féval. Ce journal n'aura que trente-sept numéros. Émile Gaboriau est de nouveau confronté à des ennuis financiers. Sa famille veut l'aider... sous conditions. Il refuse et se lance dans l'écriture d'un livre dont la parution, le 14 septembre 1865, dans le Pays, reste confidentielle. C'est un camarade de jeunesse qui, enthousiasmé par le roman convainc, avec moult difficultés, Moïse Millaud le patron du quotidien Le Soleil. L'Affaire Lerouge reparait le 18 avril 1866. C'est le succès. L'éditeur Dentu, neuf jours seulement après le début de la parution, achète les droits, l'éditeur Hetzel se met sur les rangs pour une édition illustrée. Mais Dentu veut garder l'exclusivité.
Millaud lui demande immédiatement un roman similaire. Gaboriau suspend l'écriture de Monsieur Lecoq, débutée au début de 1865 pour Le Crime d'Orcival. Ce roman parait dans Le Soleil et dans Le Petit Journal. L'auteur ne relâche pas son effort et donne Le Dossier 113 (Le Petit Journal, 1867), Les Esclaves de Paris (Le Petit Journal, 1867-68), puis Monsieur Lecoq (Le Petit Journal, 1868).
Il abandonne alors la veine judiciaire qui lui a apporté le succès, pour des romans plus 3balzaciens3 estimant qu'il pouvait faire mieux qu'écrire des feuilletons populaires. Il signe alors La Vie infernale (1869), puis La Clique dorée (1869-70).
Cependant, en juin 1870, une campagne de promotion annonce sept récits policiers sous le titre générique Mémoires d'un agent de la Sûreté. Seul le premier de ces récits, Le Petit Vieux des Batignolles, est publié dans Le Petit Journal du 8 au 19 juillet. C'est à cette date que la guerre contre la Prusse éclate. Émile Gaboriau, dès le 24 juillet, soit cinq jours après le début des hostilités, écrit La Revanche de 1813, un récit patriotique et guerrier qui paraît sous le titre La Route de Berlin.
En septembre, il est enrôlé dans la Garde nationale pendant le siège de Paris. Pendant cette période, malgré les dangers, il tient un journal qu'il publiera en 1871. Mais, une fois encore, c'est la ruine. Il n'est plus payé, ses économies ont fondu pour acheter le minimum et nourrir des soldats. Fatigué, il pense s'établir en Saintonge, d'où il est originaire. Pour ce faire, il lui faut de l'argent et régulariser son concubinage. Il se remet au travail, signe La Corde au cou (Le Petit Journal, 1873), une peinture de mœurs provinciales très réussie.
L'Argent des autres est son onzième et dernier roman qui parait dans L'Évènement du 10 mars au 13 juillet 1873.
L'héritage de son père lui permet de se marier. Pendant son voyage de noces, il est victime d'un grave malaise après un bain de mer à Royan. Le couple rentre à Paris et le 29 septembre, il s'effondre pendant que le médecin lui prend le pouls. Il n'a pas quarante-deux ans et son décès prive la littérature policière de quelques chefs-d'œuvre.


Bibliographie*

Romancier :

* Bibliographie actuellement recensée sur le site



publicité

Pied de page