k-libre - auteur - Robert Aldrich

Un millier de nostalgiques de la grande Allemagne se réunissent le dimanche 7 novembre 1974 pour rendre hommage à la mémoire de Joaquim Peiper, ancien colonel de la Waffen SS [...] C'est dans une Maison de la culture de la banlieue de Mannheim décorée aux couleurs de l'ancien Reich allemand (noir, blanc et rouge) que la manifestation se déroule.
Michel Benoit - Les Morts mystérieuses de l'histoire
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Robert Aldrich

MAJ lundi 07 octobre 2013
© D. R.

Biographie Robert Aldrich


Naissance à Cranston le 09 août 1918.
Mort à Los Angeles le 05 décembre 1983.
Peu motivé par ses études d'économie politique, Robert Aldrich, issu pourtant d'une famille qui évolue entre finance, banque et politique (son père est éditeur de journaux), échoue à décrocher son diplôme mais se fait engager par les studios de la RKO grâce à ses relations paternelles.

Employé de bureau, il ne tarde pas à devenir second assistant réalisateur, et assiste dès 1942 Robert Stevenson, Edward Dmytryk, William Seiter, Jules Dassin et Leslie Goodwins. Il est réformé pendant la Deuxième Guerre mondiale, et est promu premier assistant réalisateur sur des courts métrages. Il quitte alors la RKO et assiste d'abord Jean Renoir sur L'Homme du sud, puis pléthore de réalisateurs renommés, qui lui fournissent une riche expérience.

Il débute derrière la caméra pour la télévision en réalisant des épisodes de séries pour NBC (The Doctor, Four Star Playhouse...) avant d'avoir l'opportunité de diriger Edward G. Robinson dans The Big Leager, un film de série B. de la MGM. Un premier pas cinématographique qui ne l'empêche pas de retourner à la télévision où il filme des épisodes de China Smith, le temps peut-être de trouver l'inspiration de Alerte à Singapour, un film remarqué par Burt Lancaster, qui joue dans ses deux prochains films, des westerns d'exception : Bronco Apache et Vera Cruz.

Après ces deux succès, il s'attaque au film noir en adaptant Mickey Spillane et son personnage de Mike Hammer dans En quatrième vitesse pour une dénonciation du maccarthysme et du péril nucléaire. Jack Palance, qu'il a déjà dirigé dans Le Grand couteau, est à l'affiche de son premier film de guerre, Attaque, qui dénonce violemment l'absurdité des conflits.

Harcelé de toutes parts, reconnu comme un sympathisant gauchiste, licencié de la Columbia, Robert Aldrich s'exile en Europe où ses films ont un succès retentissant à la fin des années 1950. Mais les films qu'il y tourne alors sont des fiascos, et Robert Aldrich retourne aux États-Unis pour tourner El Perdido, avec Kirk Douglas, et assister Sergio Leone sur Sodome et Gomorrhe. Échec sur toute la ligne. Les critiques s'interrogent.

Mais en 1962, ils provoque un duo féminin de feu - Bette Davis et Joan Crawford - dans Qu'est-il arrivé à Baby Jane ?, qui révèle tout son talent, et redore son prestige. Après un western parodique et un autre duo féminin - Olivia de Havilland et Bette Davis dans Chut... chut, chère Charlotte -, il renoue avec le film de guerre violent lorsqu'on lui demande de réaliser Les Douze salopards. Ses films satyres de Hollywood mettant en danger son studio de production, il continue à tourner des films de guerre et se penche sur le film de gangsters. Il adapte Pas d'orchidées pour miss Blandish, du romancier James Hadley Chase. Puis dans Fureur apache, il re-dirige Burt Lancaster pour un film controversé sur la violence humaine, et il se retrouve accusé de racisme.

Ses dernières années de tournage accouchent de sa collaboration avec l'acteur Burt Reynolds, qu'il dirige dans un film sportif, Plein la gueule, et un film noir, La Cité des dangers. Après quelques échecs retentissant, il tourne un western humoristique juif, Un rabbin au far-west, avant de réaliser son dernier film, sur le catch féminin, Deux filles au tapis. Un ultime succès qui le consacre au panthéon des réalisateurs de génie. Il peut alors s'éteindre deux ans plus tard d'une maladie des reins non sans s'être marié deux fois : tout d'abord avec Harriet Foster (1941-1965) avec qui il a eu quatre enfants, puis avec la top model Sybille Siegfried, peu de temps après son divorce.


Bibliographie*

Réalisateur :

Actualité

  • 25/06 Cinéma: Deux filles au tapis, d'Aldrich
  • 28/05 Cinéma: Le film noir, Les Incorruptibles et deux coups d'État
    L'Action Christine reprend ses bonnes vieilles habitudes avec un cycle "Film noir" , et quelques projections atypiques, qui méritent donc le détour comme ce Chut, chut, chère Charlotte, de Robert Aldrich avec Bette Davis, Olivia de Havilland et Joseph Cotten sur fond d'assassinat vieux de trente-cinq ans et de projet autoroutier. Mais le film de la semaine est celui de Brian De Palma, Les Incorruptibles (rappelez-vous la série avec Eliott Ness en figure légendaire de l'honnêteté et de la probité) avec Kevin Costner et Sean Connery, projeté tous les jours de la semaine. Notons que le jeudi 30 mai à 20 heures a lieu un cycle unique intitulé "Justice, vérité et mémoire" avec les films Esther et Mariana d'une rive à l'autre (62 min.), de Gonzalo Arijón et Virginia Martinez, et Histoire de femmes (31 min.), de Virginia Martinez dans le cadre du quarantième anniversaire des coups d'État en Uruguay et au Chili. Cette double projection sera en réalisation avec la Coordination "40 ans après", et suivie d'un débat en présence de Gonzalo Arijón. Vous l'aurez compris, c'est une bien belle semaine cinématographique qui s'offre à vous !

    Exclusivité : Les Incorruptibles, de Brian De Palma
    "Les Incorruptibles n'a pas pris la moindre ride et aurait même plutôt tendance à faire partie de ces films dits intemporels, qui ne vieillissent pas mais au contraire, se bonifient encore et encore à mesure que le temps passe. Comme un bon vin, en somme (seule différence, c'est que ce vin-là peut se consommer sans modération !). Si le scénario est bien sûr toujours identique à celui de la série, Brian De Palma s'en éloigne toutefois nettement, conférant à ses Incorruptibles un ton très personnel, très enlevé, très rétro. Un ton qui se rapproche finalement beaucoup de celui d'un bon vieux film noir des années 1930."

    Mercredi 29 mai :
    Les Incorruptibles (The Untouchables), de Brian De Palma (14 heures, 16 h 30, 19 heures & 21 h 30).
    Jeudi 30 mai :
    Les Incorruptibles (The Untouchables), de Brian De Palma (14 heures, 16 h 30, 19 heures & 21 h 30).
    Vendredi 31 mai :
    Les Incorruptibles (The Untouchables), de Brian De Palma (14 heures, 16 h 30, 19 heures & 21 h 30).
    Samedi 1er juin :
    Les Incorruptibles (The Untouchables), de Brian De Palma (14 heures, 16 h 30, 19 heures & 21 h 30).
    Dimanche 2 juin :
    Les Incorruptibles (The Untouchables), de Brian De Palma (14 heures, 16 h 30, 19 heures & 21 h 30).
    Lundi 3 juin :
    Les Incorruptibles (The Untouchables), de Brian De Palma (14 heures, 16 h 30, 19 heures & 21 h 30).
    Mardi 4 juin :
    Les Incorruptibles (The Untouchables), de Brian De Palma (14 heures, 16 h 30, 19 heures & 21 h 30).

    Festival : Le Film noir
    "Le film noir déborde le cadre policier. Il est l'expression d'une passion, d'une obsession, poussées à leur limite extrême, sur fond de conflits sociaux, politiques, psychologiques. C'est surtout le travail du réalisateur qui en fait un film noir. Les plus grands : Lang, Hitchcock, Ray, Dassin, Mankiewicz, Curtiz, etc., plongent le spectateur dans une ambiance intrigante ou angoissante, sachant, chacun dans son style, créer des images fortement expressives (par le cadre et l'éclairage) et une progression dramatique intense (par le rythme et la précision du montage). Du vrai et grand cinéma."

    Mercredi 29 mai :
    Le Ministère de la peur (Ministry of Fear), de Fritz Lang (14 heures, 16 heures, 18 heures, 20 heures & 22 heures).
    Jeudi 30 mai :
    Graine de violence (Blackboard Jungle), de Richard Brooks (14 heures, 16 heures & 18 heures).
    Vendredi 31 mai :
    L'Énigme du Chicago Express (The Narrow Margin), de Richard Fleischer (14 heures, 16 heures, 18 heures, 20 heures & 22 heures).
    Samedi 1er juin :
    Hantise (Gaslight), de George Cukor (14 heures, 16 h 30, 19 heures & 21 h 30).
    Dimanche 2 juin :
    Péché mortel (Leave Her to Heaven), de John M. Stahl (14 heures, 16 h 30, 19 heures & 21 h 30).
    Lundi 3 juin :
    Chut, chut, chère Charlotte (Hush, Hush, Sweet Charlotte), de Robert Aldrich (14 heures, 16 h 30, 19 heures & 21 h 30).
    Mardi 4 juinl :
    Panique à Needle Park (The Panic in Needle Park), de Jerry Schatzberg (14 heures, 16 heures & 18 heures).

    * L'Action Christine
    4, rue Christine
    75006 Paris
    Tél; : 01.43.25.85.78
    contact@actioncinemas.com
    Liens : Fritz Lang |Richard Fleischer

  • 16/04 Cinéma: Westerns et charlatanisme
  • 09/04 Cinéma: Tyrone Power est Le Charlatan à L'Action Christine
  • 02/04 Cinéma: Shane & Lancaster : acte II
  • 27/03 Cinéma: Shane & Lancaster : acte I
  • 20/03 Cinéma: Fureur apache - acte II
  • 12/03 Cinéma: Fureur apache à l'Action Christine
  • 30/01 Cinéma: Fuller, Aldrich, Siegel & Peckinpah : de la violence à la passion
  • 05/12 Cinéma: Robert Ryan & les réalisateurs européens à Hollywood
  • 28/03 Cinéma: 4 films noirs à Neuilly-Plaisance
  • 13/03 Cinéma: L'Action Christine plonge dans Le Port de la drogue
  • 21/10 Cinéma: Rétrospective Robert Aldrich
* Bibliographie actuellement recensée sur le site



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