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Phyllis Dorothy James

MAJ jeudi 27 novembre 2014
© D. R.

Biographie Phyllis Dorothy James


Naissance à Oxford le 03 août 1920.
Mort le 27 novembre 2014.
Phyllis Dorothy James est l'aînée d'une famille de trois enfants. Une éducation religieuse succède à une enfance cahotée de droite à gauche, puis elle entre à la Cambridge High School for Girls avant que son père ne mette un terme à ses études : elle a seize ans, nous sommes en 1936, et il considère qu'elle n'a guère besoin d'en savoir plus pour une fille.

Toujours grâce - à cause ? - de son père, elle entre aux impôts puis, âgée de vingt et un ans, elle épouse le docteur White dont elle aura deux filles en 1942 et 1944. Elle choisit de se consacrer à l'éducation de ses deux filles. C'est alors que son mari revient des Indes traumatisé par ce qu'il a vu de la guerre. Il n'aura de cesse jusqu'à sa mort en 1964 d'effectuer des allers-retours entre hôpitaux psychiatriques et demeure familiale. Phyllis Dorothy James est contrainte de retrouver un emploi. Ce sera dans des bureaux à l'hôpital assorti de cours du soir pour grimper dans la hiérarchie administrative.

Dans le même temps, elle se met à écrire un roman d'énigme classique, dans la lignée des Reines du crime anglaises. Inlassablement, elle consacre deux heures de sa matinée à cet effort littéraire. Le manuscrit envoyé est très vite publié, et remporte l'adhésion des lecteurs. Il s'agit de À visage couvert, premier roman du long cycle à venir dans lequel intervient Adam Dalgliesh, policier à Scotland Yard, et qui s'adonne à la poésie. De 1962 à 2009, pas moins de quatorze romans lui sont consacrées dont Un certain goût pour la mort (1985) qui, en 1988, obtient en France le Grand Prix de littérature policière.

Parallèlement, Phyllis Dorothy James entre au Ministère de l'Intérieur. De 1968 à 1979 elle travaille au sein du service de la médecine légale pour le Département judiciaire avant d'être jusqu'en 1984 magistrate en relation avec la brigade criminelle. Elle puise dans son expérience professionnelle la matière propre à alimenter son œuvre littéraire qui s'impose sur le devant de la scène mondiale.

Elle multiplie les conférences, remporte de nombreux prix dont le Silver Dagger Award. En 1990, elle est anoblie baronne par la Reine d'Angleterre. Aujourd'hui, elle est membre de la Chambre des Lords. En marge du cycle "Adam Dalgliesh", Phyllis Dorothy James a écrit deux romans avec Cordélia Gray, une jeune détective privée, à la manœuvre, et cinq autres romans - dont un de science fiction. Son dernier roman en date, La Mort s'invite à Pemberley (2011), est une suite d'Orgueil et Préjugés, le roman de Jane Austen, à qui elle entend rendre hommage.

27 novembre 2014, P. D. James s'éteint paisiblement dans sa maison d'Oxford. Elle avait quatre-vingt quatorze ans.



site : http://pd-james.fr/

Bibliographie*

Romancier :

Actualité

  • 27/11 Nécrologie: Disparition de P. D. James
  • 30/10 Société: P. D. James et le meurtre de Julia Wallace
    Le meurtre de Julia Wallace à Liverpool le 20 janvier 1931 est probablement le crime le plus mystérieux de la décennie en Angleterre. Femme de William Wallace, elle avait été retrouvée par son mari battue à mort et inerte dans son salon. Si les soupçons s'étaient rapidement dirigés vers ce dernier, il disposait d'un alibi irréfutable donné par son club d'échecs la veille du meurtre : un appel téléphonique d'un certain R. M. Qualtrough, qui l'enjoignait de se rendre au 25 Menlove Garden East. Un éloignement fort à propos permettant de commettre l'irréparable. Mais les auteurs de romans policiers sont parmi les premiers à savoir que le mari de la victime ne dispose que très rarement d'un alibi irréfutable, voire même qu'un tel alibi en soit est une preuve indirecte de la culpabilité. C'est peut-être pourquoi nombre d'écrivains et de journalistes ont écrit sur le sujet, faisant de cet horrible fait divers l'égal en notoriété des morts sauvages et cliniques perpétrées par un certain Jack l'Éventreur à Londres en 1888. La romancière P. D. James, férue du cas avait longtemps jugé que le sujet était digne d'un écrivain tel que Balzac - la substance littéraire étant propice à une grande œuvre romanesque. En 1982, elle s'était inspirée de ce fait pour écrire L'Île des morts. En décembre 2010, la romancière, à la veille de l'émission Fact and Fiction à laquelle elle devait participer, s'est repenchée sur cette sordide affaire afin de mieux cerner les différents éléments, et tenter enfin de débusquer le coupable. Depuis, elle a eu le temps de se forger une idée et, de son aveu même, "une solution au mystère lui est venue à l'esprit avec la force d'une intime conviction" : c'est bel et bien le mari le coupable, un homme qu'elle dépeint comme mis à mal par les échecs et les frustrations. D'après la romancière, dès le début, ce crime n'a été compris ni par la police, ni par le juge, ni par le jury. Il semblerait que les solutions les plus simples soient les meilleures. P. D. James n'est bien entendu pas la première à s'être penchée sur un crime qui, selon Raymond Chandler, est "sans égal dans l'histoire des romans policiers" et qui, à l'instar de ce qu'en a dit Dorothy L. Sayers, "fournit à l'écrivain de romans policiers un champ sans rivaux pour la spéculation". La romancière de quatre-vingt-treize ans n'est pas non plus la première à assurer avoir résolu un mystère. En 2002, l'écrivain américaine Patricia Cornwell affirmait que Jack l'Éventreur et le peintre Walter Sickert n'étaient qu'une seule et même personne dans son roman Jack l'Éventreur : affaire classée - Portrait d'un tueur...

    Article du Guardian relatant les faits

    Illustration de Bill Bragg : le corps de Julia Wallace était étendu à la diagonale en face de la cheminée.
    Liens : Raymond Chandler |Dorothy L. Sayers

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