k-libre - auteur - Patrice Dauthie

Nid de poule, tranchées de voyous, baignoires de crocodile, tous les trous se succédaient avec autant de variété que de régularité. Parfois, c'étaient des arbres morts, principalement des cocotiers et des palmiers, que de jeunes gens culbutaient en travers du chemin pour rançonner les automobilistes.
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Patrice Dauthie

MAJ vendredi 04 janvier 2013
© D. R.

Biographie Patrice Dauthie


Naissance à Hazebrouck le 16 août 1958.
Patrice Dauthie est dans une ville au très faible pouvoir d'attractivité depuis qu'un certain juge Ceccaldi y fut muté à la hussarde en 1976. Cette même année 1976 Patrice obtient un bac à bon marché (cf. "Le Bac G" de Michel Sardou) et passe quelques concours d'entrée dans la fonction publique, ouverture habituelle des horizons bouchés (ibid.). Un premier succès lui fait prendre la destination du 15e arrondissement de Paris où il officie comme guichetier PTT, mais il revient rapidement dans le Nord, à Lille, et intègre la SNCF en tant que "lapin de corridor", ainsi que sont alors nommés les préposés à la paperasse. Il ne fera jamais rouler un seul train mais fera son trou dans la gestion des biens immobiliers de l'entreprise pachydermique. Alors qu'il atteint ses ciquante ans, le traitement parasitaire visant à éradiquer le crabe qui lui bouffe les tripes le force à rendre son tablier, après une carrière honorable principalement due à sa boulimie d'autodidacte et à ses qualités rédactionnelles. Sans remords ni regrets, l'homme alors divorcé se retire en baie de Somme et jouit sans vergogne de ses paysages opalescents. Sa fille unique est désormais autonome et travaille à Paris dans le milieu hospitalier, il n'a plus à s'en inquiéter. Et puis, non loin de là, il y a sa rivière fétiche, l'Authie, d'où il tirera, outre quelque truites bien calibrées, son pseudonyme. Pour garder le contact avec la vie en ville et faire des infidélités à sa meilleure compagne, la solitude, un TER à grande vitesse le ramène souvent vers Lille et sa complice d'écriture, Maryse Cherruel, ainsi que dans les bureaux d'une association où il offre un peu de son temps libre pour reloger de pauvres hères brisés par des accidents de la vie.

L'amour de la lecture lui est venu très tôt. Adolescent chétif peu doué pour le sport, il préférait se goinfrer dans les vestiaires ou les salles de permanence avec les univers de San Antonio, Leslie Charteris ou encore James Hadley Chase, grâce aux billets de dispense habilement arrachés à une mère qui capitulait devant ses pleurnicheries. Le cynisme éclairé d'un Pierre Desproges, la lucidité d'un Albert Camus et, côté BD, le trait sans concession d'un Jean-Marc Reiser auront ses préférences alors qu'il atteint l'âge adulte. Mais ce touche-à-tout ne négligera pas pour autant les classiques, et notamment Zola, Balzac, Maupassant...

Depuis sa retraite prématurée, Patrice a prospecté les eaux troubles de la philosophie mais ramène souvent au bout de sa ligne un bon vieux polar, à condition qu'il soit subtilement mâtiné de poésie (Vargas), de réalisme (Ferey), de terroir (Magnan), de « so british » (Robinson) de science (Thilliez) ou de politique (Stieg Larsson) sans oublier les régionaux de l'étape mais il n'en citera aucun, de peur de froisser les susceptibilités... Alors qu'il a commis quelques billets d'humeur remarqués dans la revue d'information de son association, son amie Maryse Cherruel, qui s'est déjà frottée au marigot de l'édition, lui propose de tenter un polar à quatre mains. L'aventure, qui fut menée de façon épistolaire, par envois successifs de fragments, donnera naissance aux "Châtiments d'Apophis" et sera éditée par Le Riffle dans sa collection "Riffle noir". Une bien belle surprise pour les deux complices, quand on sait le nombre de talents que recèle le monde du roman policier et la difficulté à exister dans ce milieu.

Dans ce qu'il appelle une fantaisie policière, l'ex-cadre moyen raisonnable aux costumes sombres, formaté à un verbiage synthétique et artificiel, se met à écrivasser et se lâche enfin. Conscient de ses travers... un style par trop ampoulé, voire amphigourique. Mais il se soigne et continue à gribouiller. À l'instar du crabe qui guette, tapi dans l'ombre, la récidive n'est pas loin...

Bibliographie :
2012 : Lille aux serpents


Auteurs liés : Maryse Cherruel



Présence à un festival :

2014 : Salon du polar régional de Dainville | Salon métropolitain du polar de Templemars | Théodolivres

2013 : Salon du livre policier de Lens

Bibliographie*

Romancier :

* Bibliographie actuellement recensée sur le site



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