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Horst Tappert

MAJ mardi 15 décembre 2009
© D. R.

Biographie Horst Tappert


Naissance à Eberfeld le 26 mai 1923.
Mort à Munich le 15 décembre 2008.
Son père était facteur. Protestant, il fut élevé par ses grands-parents, qui lui firent découvrir la tolérance et la liberté. Surnommé "Gandhi" à l’école, à cause de sa taille et de son allure étique, ses camarades le rouaient de coups et son instituteur n’était pas en reste - une sorte de fou furieux qui courait sur les pupitres des élèves et frappait à la volée ceux qui avaient le malheur de se trouver sur son parcours… Il en découla un vrai traumatisme d’enfant, renforcé par les corrections que sa mère lui administrait à coups de tisonnier, pour lui apprendre la vie…
Un seul ami durant ces années pénibles : Peter Weil, un garçon juif, déporté à Auschwitz. Au passage, et cela n’est pas négligeable, Horst Tappert nous apprend que dans son bourg, les petits Allemands ignoraient l’antisémitisme, sentiment manufacturé par l’ère moderne et les nazis.
Tout a vraiment commencé pour lui en 1945, au sortir de ce qu’il nomme pudiquement la "catastrophe". De la guerre, il garde le souvenir d’avoir été envoyé soldat sur le front de l’Est, pour creuser des tombes dans lesquelles on ensevelissait les soldats allemands agonisants.
Il avait 22 ans lorsqu’on lui proposa, par hasard, de devenir comédien. Les Anglais, responsables du secteur où il était, avaient décidé, eux, de l’envoyer faire l’agriculteur. Mais Horst ne se sentait pas l’âme d’un paysan. Transféré dans la zone soviétique, il y apprit à danser à l’américaine, comme son modèle de l’époque : Fred Astaire. Son seul crime remonte à cette époque : avoir dû tuer son chien qui risquait de le faire repérer par les Russes, au moment où il s’enfuyait vers l’Ouest.
Comédien, il joua les œuvres des plus grands auteurs, de Brecht à Greene, établissant solidement sa notoriété. Il perça avec Beckett (En attendant Godot), avant de rallier le Kammerspiele de Munich, enceinte sacrée du théâtre s’il en est. Dans la foulée, il prit pour femme Ursula Pistor, la fille du plus grand chanteur d’opéra allemand.
Comédien respecté, reconnu, il fit ensuite ses débuts à la radio, puis à la télévision, le seul média qui permettait alors à un comédien de vivre décemment. A la télé, il débuta dans une première série en incarnant le rôle du grand criminel anglais Reynolds (l’attaque du train postal), avec qui il finit par sympathiser quelques années plus tard. Enfin, il interpréta Douze hommes en colère, de Sidney Lumet, à ses yeux la meilleure pièce du siècle, qui le marqua tellement que toute sa vie en articula le souvenir, le poussant à s’en faire même le metteur en scène à de nombreuses reprises. Jusqu’à ce jour de mai 1973, où l’on vint le chercher pour tourner le rôle titre d’une série policière allemande : Derrick. Horst Tapper avait alors 50 ans. La série fut tournée à Munich. Elle fut la première série policière allemande tournée en couleur. Le 20 octobre 1974 fut diffusé le premier épisode de la série : "Le chemin de la forêt". Etrange titre, étrange épisode rappelant furieusement Les Chemins qui ne mènent nulle part de Martin Heidegger (Hollzweg). Elle connut une fortune étonnante à l’étranger. Il fit ses adieux à la série en 1997.
Horst Tappert est mort le 15 décembre 2008, à Munich. Il avait 85 ans. Il mourut quelques mois à peine après le créateur de Derrick : Herbert Reinecker.


Bibliographie*

Autobiographe :

* Bibliographie actuellement recensée sur le site



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