k-libre - auteur - Josef von Sternberg

Je frissonnai et me rendis compte que, cette fois-ci, ce n'était pas la température de ma piaule la responsable. J'avais tous les poils du corps hérissés. Et l'impression désagréable d'avoir franchi une étape détestable.
Marc Charuel - Les Soldats de papier
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lundi 08 mars

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Josef von Sternberg

MAJ mercredi 12 septembre 2012
© D. R.

Biographie Josef von Sternberg


Naissance à Vienne le 29 mai 1894.
Mort à Hollywood le 22 décembre 1969.
D'origine autrichienne, de son vrai nom Jonas Sternberg, Josef von Sternberg est un réalisateur à la carrière chaotique. Issu de la classe moyenne juive de Vienne, il fait des études en Autriche puis aux États-Unis avant de se lancer dans le montage cinématographique, de s'orienter vers l'assistanat de metteurs en scène puis d'être poussé vers la réalisation par l'entremise d'un acteur britannique de théâtre.
Les premiers films muets qu'il dirige à partir de 1925 ne sont pas des réussites. Il est obligé de céder la caméra à d'autres réalisateurs pour les achever. On pourrait penser qu'il abandonne très vite. Surtout qu'un de ses films, A Women of the Sea, commande de Charlie Chaplin, ne sera jamais montré.
Pourtant, avec le film policier puis noir, il va s'imposer comme l'un des maîtres du genre. C'est d'abord Les Nuits de Chicago, en 1927, avec George Bancroft en chef de pègre. Puis ce même George Bancroft devient un soutier qui empêche une prostituée de se suicider en 1928 dans Les Damnés de l'océan.
En 1930, installé en Allemagne, sa carrière prend un nouveau tournant. Il révèle au monde entier l'actrice Marlene Dietrich dans L'Ange bleu, qu'il tourne pour l'UFA. C'est le début d'une grande aventure personnelle et professionnelle qui emmène le réalisateur et l'actrice de Chine (Shanghai Express, 1931) en Espagne (La Femme et le pantin, 1935) en passant par la Russie (L'Impératrice rouge, 1934).
Par la suite, il ne réalisera que très peu. Pourtant, The Shanghai Gesture (1941) avec Gene Tierney en jeune femme qui sombre dans la déchéance est un petit bijou du film noir. Quant à son dernier film, Les Espions s'amusent (1957), c'est un honnête film de guerre qui donne la part belle à John Wayne.
Ne demeure qu'un regret, qu'il n'ait jamais achevé I, Claudius, entrepris en 1937, après avoir tourné sept films avec Marlene Dietrich et claqué la porte de Hollywood, vaste film sur l'ascension de l'empereur romain Claudius (incarné par Charles Laughton).


Bibliographie*

Réalisateur :

  • 1932 - Shanghai Express (Universal "Universal classics", septembre 2010)
  • 1941 - The Shanghai Gesture (Films Sans Frontières "Films du Siècle", février 2005)
  • 1952 - Macao (Montparnasse "RKO", septembre 2003)
  • 1957 - Jet Pilot (Universal, février 2008)

Actualité

  • 29/04 Cinéma: Michael Henry Wilson et William A. Wellman
    L'Action Christine* célèbre à sa manière (qui est l'une des plus belles) la parution de l'ouvrage À la porte du paradis, de Michael Henry Wilson, qui revient sur cent ans de cinéma en cinquante-huit cinéastes. L'auteur sera d'ailleurs deux fois présent cette semaine pour dévoiler deux des films qui font l'objet de ce festival particulier. Mais l'événement est ce focus sur le film de William A. Wellman, Les Forçats de la gloire, tourné en 1945 en compagnie d'hommes qui peu après allaient mourir sur le front. Le film a fait l'objet d'une jolie réédition en DVD collector avec livret de quatre-vingts pages chez Wild Side il y a deux ans. Samuel Fuller pensait que c'était le seul véritable film sur la Seconde Guerre mondiale, et en la matière, le réalisateur américain, qui a été des campagnes d'Afrique, de Sicile et de Normandie (qui plus est à Omaha Beach) savait de quoi il parlait. Un film rare à l'écran, et qu'il ne faudrait manquer sous aucun prétexte. Les autres films qui entrent dans le cadre du festival À la porte du paradis, sont bien plus classiques mais autant regardables et conseillés. Aussi, si vous avez du temps de libre pour de la culture qui n'est pas dégoulinante pour deux sous, n'hésitez surtout pas !

    Exclusivité : Les Forçats de la gloire, de William A. Wellman (1945)
    "Du désert tunisien aux faubourgs de Rome, William A. Wellman nous fait vivre la longue marche du correspondant de guerre Ernie Pyle au sein d'une compagnie d'infanterie. Pour celui qui fut le chantre des aviateurs, c'est l'occasion de témoigner pour les fantassins, ces mal-aimés toujours sacrifiés. En adoptant leur point de vue, 'celui du ver de terre', il capte la véracité et la sobriété des dépêches de Pyle. Comme lui, il va à l'essentiel et prend le lyrisme à rebours : l'émotion émane du minimalisme visuel comme du laconisme verbal. La seule gloire est de survivre ; il n'est d'autre dramaturgie que celle du crève-cœur. Wellman considérait Les Forçats de la gloire comme son meilleur film, mais se refusait à le revoir car Pyle et ses G.I. avaient péri peu après le tournage. Pour Samuel Fuller, orfèvre en la matière, c'était 'le seul film adulte et authentique' produit par Hollywood pendant la Seconde Guerre mondiale."

    Mercredi 30 avril :
    Les Forçats de la gloire (The Story of G.I. Joe), de William A. Wellman (14 heures, 16 heures & 18 heures & 20 h 30 : séance présentée par Michael H. Wilson et suivie de la dédicace de son livre À la porte du paradis).
    Jeudi 1er mai :
    Les Forçats de la gloire (The Story of G.I. Joe), de William A. Wellman (14 heures, 16 heures & 18 heures & 22 heures).
    Vendredi 2 mai :
    Les Forçats de la gloire (The Story of G.I. Joe), de William A. Wellman (14 heures, 16 heures & 18 heures & 22 heures).
    Samedi 3 mai :
    Les Forçats de la gloire (The Story of G.I. Joe), de William A. Wellman (14 heures, 16 heures & 18 heures & 22 heures).
    Dimanche 4 mai :
    Les Forçats de la gloire (The Story of G.I. Joe), de William A. Wellman (14 heures, 16 heures & 18 heures & 22 heures).
    Lundi 5 mai :
    Les Forçats de la gloire (The Story of G.I. Joe), de William A. Wellman (14 heures, 16 heures & 18 heures & 22 heures).
    Mardi 6 mai :
    Les Forçats de la gloire (The Story of G.I. Joe), de William A. Wellman (14 heures, 16 heures & 18 heures & 22 heures).
    Festival : À la porte du paradis
    "Cent ans de cinéma américain en 58 cinéastes de D. W. Griffith à David Lynch, de Michael Henry Wilson.
    Pour accompagner la sortie du livre de Michael Henry Wilson, l'Action Christine vous propose un festival de films immanquables !
    'Avec À la porte du paradis, Michael Henry Wilson nous ramène à la révélation de Montag : derrière chaque œuvre, il y a un être humain. Il nous offre ainsi une fresque historique grandiose, celle qu'ont peinte les aspirations, les ambitions, les aventures de ces hommes. Parmi eux, Griffith, qui ne pouvait s'empêcher de faire de la femme le centre émotionnel de ses films... Frank Borzage, qui utilisait escaliers, échelles et sommets pour suggérer l'ascension spirituelle de ses amants sanctifiés... Anthony Mann, dont les images imposaient les paysages de l'Ouest dans leur beauté, mais aussi leur implacabilité... Robert Altman, qui explora une nouvelle approche du cinéma, le cinéma comme action painting... Le livre de Michael est un merveilleux portrait panoramique, peuplé de tous ces individus, de leurs rêves, de leur énergie créatrice, de leur geste artistique. Il en connait bien certains, ou les a connus de leur vivant, mais il les convie tous à participer à une immense conversation qui se poursuit sans fin, en images et sons, à travers les années et les décennies.' (Martin Scorcese)"

    Mercredi 30 avril :
    Haute pègres (Trouble in Paradise), de Ernst Lubitsch (14 heures, 16 heures, 18 heures, 20 heures & 22 heures).
    Jeudi 1er mai :
    L'Appât (The Naked Spur), de Anthony Mann (14 heures, 16 heures, 18 heures, 20 heures & 22 heures).
    Vendredi 2 mai :
    Vaudou (I Walked With a Zombie), de Jacques Tourneur (14 heures, 15 h 30, 17 heures, 18 h 30, 20 heures : séance présentée par Michael H. Wilson & 22 heures).
    Samedi 3 mai :
    Le Facteur sonne toujours deux fois (The Postman Always Rings Twice), de Tay Garnett (14 heures, 16 h 30, 19 heures & 21 h 30).
    Dimanche 4 mai :
    >L'Impératrice rouge (The Scarlett Empress), de Josef von Sternberg (14 heures, 16 heures, 18 heures, 20 heures & 22 heures).
    Lundi 5 mai :
    La Jolie fermière (Summer Stock), de Charles Walters (14 heures, 16 heures, 18 heures, 20 heures & 22 heures).
    Mardi 6 mai :
    L'Aurore (Sunrise), de Friedrich Wilhelm Murnau (14 heures, 16 heures, 18 heures, 20 heures & 22 heures).

    * L'Action Christine
    4, rue Christine
    75006 Paris
    Tél. : 01.43.25.85.78
    contact@actioncinemas.com
    Liens : Haute pègre |William A. Wellman |Ernst Lubitsch |Anthony Mann |Jacques Tourneur |Samuel Fuller |Martin Scorcese

  • 25/11 Cinéma: Le Parrain, du 35 mm et du Mexicain
  • 01/07 Cinéma: Rétrospective Marlene Dietrich
  • 04/06 Cinéma: Le film noir, Les Incorruptibles et deux coups d'État - acte II
  • 18/12 Cinéma: L'Action Christine a La Fièvre dans le sang
  • 20/11 Cinéma: Marlene, encore et toujours
  • 13/11 Cinéma: Marlene, toujours Marlene
  • 05/11 Cinéma: Marlene Dietrich et Michael Curtiz
  • 29/10 Cinéma: von Sternberg et Curtiz
  • 23/10 Cinéma: Marlene Dietrich et Josef von Sternberg
  • 14/08 Cinéma: Ida Lupino réalisatrice et actrice
  • 24/04 Cinéma: Marlene Dietrich et Hollywood
  • 17/04 Cinéma: von Sternberg et âge d'or hollywoodien - Acte II
  • 10/04 Cinéma: L'Impératrice rouge et l'âge d'or d'Hollywood
  • 03/04 Cinéma: Burt Lancaster et les Bad Guys
  • 30/11 Cinéma: Film noir : acte IV à l'Action Christine
  • 03/08 Cinéma: L'Action Christine remet les pieds dans le polar
  • 22/06 Cinéma: L'Action Christine porte les durs à l'écran
* Bibliographie actuellement recensée sur le site



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