k-libre - auteur - Josef von Sternberg

Deux semaines, deux longues et interminables semaines que je me terre au Havre. Je mate par la fenêtre et me demande bien ce qu'il m'a pris d'accepter ce remplacement. Faut vraiment que je sois con parfois, j'en avais un autre possible du côté de Menton. Le sud, une terrasse au soleil, un bouquin entre les mains, une poignée de noix de cajou et une bonne bière bien fraîche, du genre Gouden Carolus Tripel par exemple. Mais l'idée d'inviter Élisa pour un week-end sur Étretat, envie de siffloter 'Le gentleman cambrioleur' de Dutronc dans la patrie d'Arsène Lupin au bras de la belle... On a beau être un ancien légionnaire, jouer du poing et du calibre, on peut être romantique, merde !
Stanislas Pétrosky - Un havre de paix
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Josef von Sternberg

MAJ mercredi 12 septembre 2012
© D. R.

Biographie Josef von Sternberg


Naissance à Vienne le 29 mai 1894.
Mort à Hollywood le 22 décembre 1969.
D'origine autrichienne, de son vrai nom Jonas Sternberg, Josef von Sternberg est un réalisateur à la carrière chaotique. Issu de la classe moyenne juive de Vienne, il fait des études en Autriche puis aux États-Unis avant de se lancer dans le montage cinématographique, de s'orienter vers l'assistanat de metteurs en scène puis d'être poussé vers la réalisation par l'entremise d'un acteur britannique de théâtre.
Les premiers films muets qu'il dirige à partir de 1925 ne sont pas des réussites. Il est obligé de céder la caméra à d'autres réalisateurs pour les achever. On pourrait penser qu'il abandonne très vite. Surtout qu'un de ses films, A Women of the Sea, commande de Charlie Chaplin, ne sera jamais montré.
Pourtant, avec le film policier puis noir, il va s'imposer comme l'un des maîtres du genre. C'est d'abord Les Nuits de Chicago, en 1927, avec George Bancroft en chef de pègre. Puis ce même George Bancroft devient un soutier qui empêche une prostituée de se suicider en 1928 dans Les Damnés de l'océan.
En 1930, installé en Allemagne, sa carrière prend un nouveau tournant. Il révèle au monde entier l'actrice Marlene Dietrich dans L'Ange bleu, qu'il tourne pour l'UFA. C'est le début d'une grande aventure personnelle et professionnelle qui emmène le réalisateur et l'actrice de Chine (Shanghai Express, 1931) en Espagne (La Femme et le pantin, 1935) en passant par la Russie (L'Impératrice rouge, 1934).
Par la suite, il ne réalisera que très peu. Pourtant, The Shanghai Gesture (1941) avec Gene Tierney en jeune femme qui sombre dans la déchéance est un petit bijou du film noir. Quant à son dernier film, Les Espions s'amusent (1957), c'est un honnête film de guerre qui donne la part belle à John Wayne.
Ne demeure qu'un regret, qu'il n'ait jamais achevé I, Claudius, entrepris en 1937, après avoir tourné sept films avec Marlene Dietrich et claqué la porte de Hollywood, vaste film sur l'ascension de l'empereur romain Claudius (incarné par Charles Laughton).


Bibliographie*

Réalisateur :

  • 1932 - Shanghai Express (Universal "Universal classics", septembre 2010)
  • 1941 - The Shanghai Gesture (Films Sans Frontières "Films du Siècle", février 2005)
  • 1952 - Macao (Montparnasse "RKO", septembre 2003)
  • 1957 - Jet Pilot (Universal, février 2008)

Actualité

  • 29/04 Cinéma: Michael Henry Wilson et William A. Wellman
  • 25/11 Cinéma: Le Parrain, du 35 mm et du Mexicain
  • 01/07 Cinéma: Rétrospective Marlene Dietrich
  • 04/06 Cinéma: Le film noir, Les Incorruptibles et deux coups d'État - acte II
  • 18/12 Cinéma: L'Action Christine a La Fièvre dans le sang
  • 20/11 Cinéma: Marlene, encore et toujours
  • 13/11 Cinéma: Marlene, toujours Marlene
  • 05/11 Cinéma: Marlene Dietrich et Michael Curtiz
    L'Action Christine* continue pour partie sa rétrospective consacrée à Michael Curtiz, réalisateur à jamais célèbre pour Casablanca, film hommage à la Résistance avec Ingrid Bergman et Humphrey Bogart en couple mythique. Ce serait oublier ses nombreux autre films dont Le Roman de Mildred Pierce. Mais le cinéma, fidèle à ses inclinaisons féminines propose de (re)découvrir Marlene Dietrich à travers le réalisateur Josef von Sternberg mais aussi d'autres comme Orson Weles et Fritz Lang. Aussi, ne boudons pas notre plaisir !

    Festival 1 : Marlene l'inoubliable
    "Les rééditions de Agent X 27 et de Shanghaï Express ont montré l'osmose de deux talents originaux. Marlene Dietrich y démontre qu'elle ne fut pas la créature de Sternberg, comme certains le croient, mais bien sa complice. Et sa carrière ne s'arrête pas avec lui. Elle a travaillé avec les plus grands réalisateurs : Lang, Lubitsch, Welles, Hitchcock, Wilder, et d'autres. Femme fatale, aristocrate, aventurière, fille de joie, amoureuse éperdue, sa présence fascinante illumine les films qu'elle tourna. On n'oublie pas sa silhouette longiligne de top model, sa gestuelle élégante et délurée à la fois, ses yeux immenses dont elle cachait parfois l'éclat sous ses lourdes paupières, ses sourires aguicheurs ou narquois, et par-dessus tout, sa somptueuse voix sensuelle et voilée. Voici quelques joyaux de sa longue et brillante filmographie."

    Mercredi 7 novembre :
    La Soif du mal (Touch of Evil), de Orson Welles (14 heures, 16 h 30, 19 heures & 21 h 30).
    Jeudi 8 novembre :
    L'Impératrice rouge (The Scarlett Empress), de Josef von Sternberg (14 heures, 16 heures, 18 heures, 20 heures & 22 heures).
    Vendredi 9 novembre :
    L'Ange des maudits (Roncho Notorious), de Fritz Lang (14 heures, 16 heures, 18 heures, 20 heures & 22 heures).
    Samedi 10 novembre :
    Agent X 27 (Dishonored), de Josef von Sternberg (14 heures, 16 heures, 18 heures, 20 heures & 22 heures).
    Dimanche 11 novembre :
    Shanghaï Express (Shanghaï Express), de Josef von Sternberg (14 heures, 16 heures, 18 heures, 20 heures & 22 heures).
    Lundi 12 novembre :
    L'Ange bleu (Der Blaue Engel), de Josef von Sternberg (14 heures, 16 heures, 18 heures, 20 heures & 22 heures).
    Mardi 13 novembre :
    La Maison des 7 péchés (Seven Sinners), de Tay Garnett (14 heures, 16 heures, 18 heures, 20 heures & 22 heures).

    Festival : Michael Curtiz
    "À vingt-six ans, Michael Curtiz commença, sous le nom de Mihály Kertész, une carrière de réalisateur prolifique, devenant un des fondateurs du cinéma de son pays natal, la Hongrie. Chassé par la guerre, il travailla en Allemagne et sa renommée fut telle que la Warner l'engagea en 1926 pour tourner une super-production L'Arche de Noé. Il devint un des réalisateurs-phares de cette société où il resta vingt-huit ans, tournant plus de quatre-vingts films, avec toutes les stars du studio : Errol Flynn, Humphrey Bogart, James Cagney, Bette Davis, Joan Crawford, Olivia De Havilland, Ingrid Bergman, Claude Rains, Cary Grant, John Garfield, Lauren Bacall... Son œuvre fut jalonnée de grandes réussites, d'immenses succès publiques, de films qui sont des titres majeurs du patrimoine cinématographique mondial. Mais, sous prétexte qu'il acceptait de tourner des sujets dans tous les genres, que lui imposait la Warner, une partie de la critique refuse de le considérer comme un auteur à part entière. Pourtant, il fut plus qu'un simple artisan-réalisateur de studio. Il créa son propre style, fait de recherche formelle dans les cadrages, la lumière, d'un art du découpage, donnant un rythme dramatique irréprochable, avec des moments d'inspiration d'une grande modernité. Ayant gardé ses influences européennes, il possède un ton personnel, accentuant parfois le côté sombre, cynique, de certains sujets, comme si une fatalité pesait sur les personnages. Il magnifiait le jeu des acteurs par des mouvements de caméra audacieux, créant ainsi une dramaturgie qui dépassait les convention des genres. Il n'y a qu'à revoir Casablanca, Mildred Pierce, Captain Blood, etc, pour en être convaincu."

    Mercredi 7 novembre :
    Female (Female), de Michael Curtiz, William Dieterlé & William Wellman (14 heures, 15 h 30, 17 heures, 18 h 30, 20 heures & 21 h 30).
    Jeudi 8 novembre :
    Mandalay (Mandalay), de Michael Curtiz (14 heures, 16 heures, 18 heures, 20 heures & 22 heures).
    Vendredi 9 novembre :
    Le Vaisseau fantôme (The Sea Wolf), de Michael Curtiz (14 heures, 16 heures, 18 heures, 20 heures & 22 heures).
    Samedi 10 novembre :
    Casablanca (Casablanca), de Michael Curtiz (14 heures, 16 heures, 18 heures, 20 heures & 22 heures).
    Dimanche 11 novembre :
    Boulevard des passions (Flaming Road), de Michael Curtiz (14 heures, 16 heures, 18 heures, 20 heures & 22 heures).
    Lundi 12 novembre :
    Furie noire (Black Fury), de Michael Curtiz (14 heures, 16 heures & 18 heures).
    Mardi 13 novembre :
    Le Roman de Mildred Pierce (Mildred Pierce), de Michael Curtiz (14 heures, 16 h 30, 19 heures & 21 h 30).

    * L'Action Christine
    4, rue Christine
    75006 Paris
    Tél; : 01.43.25.85.78
    contact@actioncinemas.com
    Liens : Shanghai Express |Le Roman de Mildred Pierce |Michael Curtiz |Fritz Lang |Orson Welles |William Dieterle |William A. Wellman

  • 29/10 Cinéma: von Sternberg et Curtiz
  • 23/10 Cinéma: Marlene Dietrich et Josef von Sternberg
  • 14/08 Cinéma: Ida Lupino réalisatrice et actrice
  • 24/04 Cinéma: Marlene Dietrich et Hollywood
  • 17/04 Cinéma: von Sternberg et âge d'or hollywoodien - Acte II
  • 10/04 Cinéma: L'Impératrice rouge et l'âge d'or d'Hollywood
  • 03/04 Cinéma: Burt Lancaster et les Bad Guys
  • 30/11 Cinéma: Film noir : acte IV à l'Action Christine
  • 03/08 Cinéma: L'Action Christine remet les pieds dans le polar
  • 22/06 Cinéma: L'Action Christine porte les durs à l'écran
* Bibliographie actuellement recensée sur le site



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