k-libre - auteur - Catherine Missonnier

Sacré Lopes ! Raymond, de son petit nom. Curieux personnage le commissaire... Un caractère trempé à l'acide dans une bonhomie humaniste plus nietzschéenne que nature. Une sorte de légionnaire hédoniste cultivé et de papa poule faraud, capable au demeurant d'étrangler un pit-bull non castré d'une seule main, par amour.
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dimanche 16 juin

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Catherine Missonnier

MAJ mardi 16 novembre 2010
© D. R.

Biographie Catherine Missonnier


Naissance à Paris le 26 février 1941.
Les premières traces que l'on peut trouver de Catherine Missonnier qui s'appelait Lamarque à l'époque, remontent à 1949. Elle aurait été aperçue s'enfuyant, des pommes plein les poches, d'un pré qui bordait le chemin de l'école, quelque part dans le Morbihan. Mais ce témoignage est sujet à caution, le rapport de la fermière mentionnait seulement une petite fille en veste rouge et en galoches, aux nattes tressautantes.
Après ce larcin, elle a dû s'exiler car on la repère un peu plus tard sur un paquebot blanc naviguant plein sud vers Madagascar.
Là, on est certain qu'elle y a vécu trois ans puisqu'elle était inscrite comme pensionnaire au lycée Jules Ferry de Tananarive, sous le regard d'aigle de la directrice dont le bureau dominait la cour et le portail.
Les rapports suivants mentionnent beaucoup de bavardages nocturnes, dans un dortoir de trente lits il était facile de trouver une copine qui n'avait pas sommeil, et quelques renvois de trois jours pour lectures "osées". À l'époque, de nombreux livres étaient suspects. Néanmoins nous avons été intrigués par les dates de ces renvois qui coïncidaient souvent avec celles des compositions de maths. Apparemment Catherine Missonnier n'a pas essayé de fuir l'ambiance oppressante du lycée, quelques indices laissent même penser qu'elle s'y trouvait plutôt bien, vu la quantité de tartines à la crème de marron qu'elle engloutissait au goûter. Et puis en pension, contrairement à ce qu'on peut croire, on a beaucoup de temps pour soi. Alors, est-ce la lourdeur des pluies tropicales qui alanguissent le corps et débrident l'imaginaire ou les récits de jeteurs de sorts ni morts ni vivants qui font frémir la nuit dans les dortoirs, mais tout son temps libre est peu à peu passé à inventer des histoires, certaines en les racontant, d'autres en les écrivant. Nous en avons déniché les brouillons au fond d'un tiroir, ça ne vaut pas un clou et c'est bourré de fautes d'orthographe. On se demande comment elle a pu avoir envie de continuer.
D'ailleurs elle a dû s'apercevoir de ses faiblesses, car pendant les dix années qui suivent, elle n'a plus rien écrit et est revenue à Paris pour faire enfin des choses sensées, comme passer son bac, aller dans les surboums, étudier l'économie, trouver du travail. Ce qui est curieux, c'est dans les interrogatoires auxquels elle a été soumise, quand on l'a retrouvée, elle semble avoir gardé moins de souvenirs de ces dix ans que de ses trois années malgaches.
Puis, de nouveau, on perd sa trace. Quelques peones interrogés sur les plateaux andins se souviennent d'une campeuse frigorifiée, et pfuitt... elle file en Algérie. Pour fuir quoi ce coup-ci ? Elle n'a pas voulu nous l'avouer, mais ça devait être une affaire sérieuse, car pour brouiller les pistes elle a éprouvé le besoin de changer de nom et de faire trois enfants à la file. Difficile de reconnaître la chargée d'études en tailleur et porte-documents derrière la mère de famille hagarde, croulant sous les couches et les biberons. C'est sans doute à ce moment qu'elle a amorcé sa dernière mutation. Au début, ça n'était pas très visible. Elle s'est seulement remise à inventer des histoires. Pour faire tenir les enfants tranquilles un quart d'heure. Mais les enfants en ont vite réclamé plus, et pour avoir la paix, elle a dû fournir. Des témoins de cette époque pensent, qu'en fait, elle avait aussi trouvé ce prétexte pour s'occuper le moins possible du ménage et de la vaisselle.
Revenue en France, elle semble reprendre une existence à peu près normale de salariée, mais le ver est dans le fruit, et c'est l'arrivée da sa dernière fille, Laure, qui la fera définitivement basculer du côté de l'irrationnel, et abandonner la lourde tâche qu'on lui avait confiée : essayer de remettre un peu d'ordre et de propreté dans les banlieues explosives, pour se consacrer uniquement à l'invention d'histoires complètement loufoques ou rassurantes, qui n'arrivent jamais à personne dans la réalité.
Depuis elle a commis une trentaine de romans et cinq nouvelles. Heureusement, elle n'est pas rapide. On a le temps, entre chaque parution, d'avertir les lecteurs de l'inanité de ses inventions.



Présence à un festival :

2013 : Festival du polar de Villeneuve lez Avignon

2012 : Salon du polar de Noisy-le-Roi

2011 : Paris Polar

2010 : Noir sur la ville | Salon du polar de Montigny-lès-Cormeilles

2009 : Salon du polar de Montigny-lès-Cormeilles

* Bibliographie actuellement recensée sur le site



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